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Air, duo français emmené par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin

Never love alone
Air, duo français emmené par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin Posted on 21 octobre 2019Leave a comment
Never love alone

Duo français originaire de Versailles emmené par Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin – ayant fait leurs premières armes dans un groupe nommé orange à la fin des eighties –, Air a publié son premier album, Moon Safari, en 1998.

L’histoire de Air débute dans les années 1980 au lycée Jules-Ferry de Versailles, où étudient Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin. Aidés d’Alex Gopher et de Xavier Jamaux, ils forment Orange, « highschool band » éphémère qui ne laissera aucune trace discographique de son existence (ce qui ne l’empêchera pas de devenir célèbre, tant ses membres, via leur carrière respective, ont depuis connu une influence sur la scène pop française (Phoenix), voire internationale (Alpha Waves Blisters)).

Le bac en poche, Nicolas Godin entreprend des études d’architecture et se voit obligé de délaisser un peu la musique. Pourtant, en 1995, alors qu’il travaille sur le premier album de Teri Moïse, Marc Tessier du Cros, un ami d’enfance qui travaille chez Source (un sous-label de Virgin music), le pousse à composer. Il écrit un titre instrumental en hommage à Le Corbusier, Modulor, qu’il présente, sous le pseudonyme de Air, au label Source.

Air - Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin
Air – Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin

Le morceau est retenu pour la compilation Source Lab de cette même année et connaît un certain succès (le morceau sortira aussi sur le label anglais Mo’Wax). De son côté, Jean-Benoît Dunckel étudie les mathématiques (la légende veut qu’il en soit même devenu professeur), mais n’abandonne pas la musique, il joue alors dans un groupe Le Dynamo, tout en étant pianiste de bar dans le Quartier latin.

Suite au relatif succès de Modulor, Nicolas, qui ne veut pas continuer seul, propose à Jean-Benoît de se joindre à lui. Les deux complices s’attaquent à la réalisation de quelques morceaux qui sortiront en singles (ces morceaux sont d’ailleurs, par la suite, regroupés dans le EP Premiers symptômes en 1997) : on y retrouve quelques classiques, tels que Casanova 70 ou J’ai dormi sous l’eau, qui préfigurent ce que sera le son de Air à ses débuts (influences pop années 1960, ambiances cinématographiques, obsession pour le Moog, accords évoluant autour de la même note de basse).

Air - Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin
Air – Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin

À l’époque, le groupe se fait connaître en multipliant les remixes, notamment pour Neneh Cherry, Depeche Mode et Ollano (groupe de Marc Collin où on retrouve également Helena Noguerra et Xavier Jamaux). Le nom Air est un acronyme pour Amour, Imagination, Rêve3.

À l’aube du nouveau millénaire, la jeune réalisatrice Sofia Coppola fait ainsi appel au binôme pour composer la bande originale de son premier long-métrage, The Virgin Suicides.

D’une noirceur confondante et d’une intensité vertigineuse, le fruit de cette collaboration atterrit dans les bacs en 2000, et annonce leur chef d’œuvre de 2001, un deuxième album en forme de manifeste baptisé 10 000Hz Legend.  

Air Moon Safari
Air – Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin

Délaissant le temps de ces onze morceaux leurs accointances easy-listening au profit d’une face plus sombre imprégnée de psychédélisme moderne, les deux Français essuient un (relatif) échec commercial. Ils sont toutefois réquisitionnés la même année par le chorégraphe Angelin Preljocaj, qui leur demande d’illustrer son ballet Near Life Experience.

Après la parenthèse City Reading: Tre Storie Western, où Godin et Dunckel mettent en musique des textes de l’écrivain italien Alessandro Baricco, ils reviennent en 2004 avec Talkie Walkie, un troisième essai résolument plus pop et immédiat que son prédécesseur.

Le 17 février 2005, le ministre Renaud Donnedieu De Vabres les décore de l’insigne de Chevaliers dans l’Ordre des Arts et des Lettres. En 2006, ils composent les morceaux du deuxième album de Charlotte Gainsbourg et Jean-Benoît Dunckel s’offre une escapade en solitaire sous le nom de Darkel. Il retrouve son compagnon de route en 2007 pour Pocket Symphony, un quatrième Lp en forme de retour aux sources.

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