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Asylum Records, véritable incarnation musicale de la « décennie du moi »

Never love alone
Asylum Records, véritable incarnation musicale de la « décennie du moi » Posted on 28 septembre 2013Leave a comment
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Le New-Yorkais David (Lawrence) Geffen est à l’origine d’Asylum Records. Cette firme discographique, véritable incarnation musicale de la « décennie du moi » (selon l’expression forgée par l’écrivain américain Tom Wolfe dans son essai The « Me » Decade and the Third Awakening, pour décrire les années 1970), allait produire certains des plus grands noms de la vague des chanteurs-auteurs-compositeurs qui suivirent l’exemple de Bob Dylan.

Après avoir appris les ficelles du métier au sein de la William Morris Agency, David Geffen et Elliot Roberts quittent cette société pour fonder leur propre entreprise. Ils proposeront ainsi leurs services de manager à des clients aussi prestigieux que Joni Mitchell, Neil Young, Jackson Browne, Linda Ronstadt, ainsi que Crosby, Stills and Nash.

Bien que quelques-unes seulement de ces stars soient originaires de Californie, et encore moins de Los Angeles, elles représentent l’urbain type : ces artistes blancs aux cheveux longs, égoïstes, composent une musique acoustique baignée par le soleil de Californie, à l’instar des tableaux du Britannique expatrié David Hockney.

David Geffen fonde Asylum en 1970 et vend son label environ deux ans plus tard à la Warner, avant de devenir président de la firme Elektra-Asylum, après la fusion avec Elektra, en 1973. Des problèmes de santé contraignent David Geffen à prendre une retraite anticipée au milieu des années 1970.

The Eagles illustrent alors à la perfection l’esprit d’Asylum. Ce groupe, qui accompagnait autrefois Linda Ronstadt, a commencé dans le country-rock avant de s’orienter vers un rock léger à la guitare et des chansons invitant à la détente mais explorant parfois des thèmes plus profonds – Hotel California (1976) donne ainsi une vision étonnamment ironique de l’hédonisme ambiant qui règne dans le Los Angeles des années 1970.

Les personnes qui sont dénigrées par la chanson qui donne son titre de l’album – enregistré, comble de l’ironie, sur la côte est des États-Unis, dans les studios Criteria de Miami – seront parfois ses plus fervents admirateurs. Asylum Records continue d’être distribué par Warner.

© Peter Silverton
 – Universalis

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