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Discothèque idéale selon Bertrand Cantat

Never love alone
Discothèque idéale selon Bertrand Cantat Posted on 29 novembre 2013Leave a comment
Never love alone

Bertrand-CantatDix disques, ceux qu’emporterait sur son île déserte Bertrand Cantat. «En admettant un départ en urgence, j’essaierais d’abord d’emmener une guitare et un petit engin pour enregistrer. La voix, elle, se transporte facilement, papier, crayon, on ne sait jamais ça peut servir.» Et de conclure cette «fin du jeu cruel» par : «Dix minutes de plus et je fais une toute autre liste.»

  • Ghost Dog « B.O. du film » : Ça me donne l’occase de saluer ce que j’aime dans le hip hop en laissant tout ce que je n’aime pas et au-delà toute la filiation de la musique black qui me manquerait si je n’avais pensé subrepticement à en jeter un tout petit maillon dans mon sac.
  • Jimi Hendrix « Electric Ladyland »  : Pour cette énergie incomparable du Voodoo child, fondatrice pour moi, pour le blues, l’ouverture, l’expérience, le free, et un morceau comme «All Along The Watchtower», qui permet de saluer Dylan au passage.
  • Léo Ferré « La Mémoire et la mer » 
: Et d’autres. La poésie, la liberté, et cette langue que j’aime. Je pense à «Pépé» où il nous parle des oreilles de Gainsbourg, alors ça nous ramène aussi un peu à lui.
  • Gainsbourg « L’Homme à la tête de chou » : 
Celui-là plus «Melody Nelson», c’est ce que je préfère, mais aussi d’autres merveilles, pas besoin de s’étendre.
  • Ali Farka Touré « Niafunké » 
: Un peu d’Afrique, de lien primitif au blues, d’espace et de temps retrouvé. Magie complète, un vrai nettoyage de fond en comble. Essentiel en fait.
  • Nick Cave and The Bad Seeds « No More Shall We Part »
 : Parce que depuis le début de son parcours, il a semé des cailloux précieux. Je passe sur le côté «corbeau», je passe sur la Bible, je passe sur la grandiloquence, je ne retiens que la beauté, comme chez PJ Harvey, que je suis aussi systématiquement dans ses projets.
  • Camaron « La Leyenda del tiempo » 
: Pour le flamenco que j’ai toujours ressenti très fort, pour cette voix qui plane ailleurs, même si je n’aime pas toujours les arrangements sur certains disques.
  • Alim Qasimov et Ferganah Qasimova « Hommage à Nusrat Fateh Ali Khan »
 : Des montagnes russes émotionnelles, le chant dans tous ses états, je ne pouvais pas en décoller quand j’ai découvert le morceau «Ey Encalar», ce voyage de 14 minutes aussi plein qu’une vie.
  • Fugazi « Repeater » : Pour leur rectitude impeccable, parce que pas seulement un énième disque de rock, parce qu’issu du hardcore mais le dépassant tellement, une vraie claque !

© vibrations magazine

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