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Bande originale de Vertigo (Bernard Herrmann), véritable osmose musicalo-scénaristique

En 1958, cela fait déjà plusieurs années que Bernard Herrmann travaille aux côtés d’Alfred Hitchcock et, s’il a déjà été amené à composer plusieurs bandes sonores pour le « maître du suspense », ce n’est qu’avec la bande originale de Vertigo (Sueurs froides) que les deux hommes vont atteindre une véritable osmose musicalo-scénaristique.

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Head Hunters d’Herbie Hancock, hymnes jazz-funk par excellence

Après la magistrale trilogie de jazz électronique et expérimental (« mwandishi », « crossing » et « sextant »), Herbie Hancock, fort des écoutes prolongées des albums de Sly and The Family Stone, décide de changer d’orientation musicale. Moins expérimentale, plus funk, plus accessible.Entre-temps, Herbie Hancock s’est établit en Californie et s’est convertit au bouddhisme. « J’avais renoncé au désir de devenir une légende et d’écrire le grand chef-d’œuvre américain. Je me sentais satisfait de parvenir simplement à créer une musique qui rende les gens heureux. »

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Handsworth Revolution (Steel Pulse), Reggae fusion made in Birmingham

En 1977, c’est depuis Birmingham, la capitale des Midlands, que vient la meilleure réponse de la communauté jamaïquaine aux punks londoniens. Son nom : Steel Pulse, une pulsation d’acier mise au service des riddims les mieux aiguisés. Même rage au ventre, même envie d’en découdre avec le National Front, ces enfants d’immigrés inventent une autre façon de jammer, plus rauque, plus fonk, pas moins reggae.

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Innervisions (Stevie Wonder), des titres unis par la brume d’une foi attristée

En mai 1973, Stevie Wonder organise en douce, sur un parking de New York, un rendez-vous avec des policiers de la ville. Il souhaite glisser, dans une chanson, Living for the city, qu’il arrange comme un film, les dialogues réalistes d’une arrestation brutale. Le chanteur tient dur comme fer à des voix authentiques. Le moindre détail l’obsède, son inspiration est aiguisée comme une lame. Il fête ses 23 ans et s’immerge dans l’enregistrement d’Innervisions («Visions intérieures»), son seizième album déjà, dont il fera l’œuvre parfaite.

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Rosemary’s baby (Krzysztof Komeda), pinacle de la collaboration Polanski Komeda

Tout le monde connaît Krzysztof Komeda…sans le savoir. Oui, tout le monde a vu Rosemary’s baby, ou presque. Mais peux connaissent l’auteur de l’intrigante musique du film de Polanski, la berceuse du générique susurrée par une sensuelle voix féminine, n’était autre que le taciturne et charismatique Komeda, Polonais d’origine, venu à Hollywood à la demande de son grand ami et déjà star Roman Polanski.

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Rides again (The James Gang), chef d’œuvre bicéphale

Après un premier album au succès mitigé, Fox, Walsh et Peters – The James Gang- retournent sans tarder en studio en novembre 1969. C’est au Record Plant de Los Angeles, studio d’enregistrement ultra moderne et toujours sous la houlette de Bill Szymczyk, que nos compères gravent ce chef d’œuvre bicéphale, une première partie électrique et une seconde semi-acoustique.

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Bande originale de West Side Story, l’œuvre lyrique magistrale de Leonard Bernstein

L’idée de départ de West Side Story revient au chorégraphe Jerome Robbins qui souhaite faire une adaptation contemporaine de Roméo et Juliette dans les quartiers du Lower East Side de New York intitulé « East Side Story ». L’action se tiendrait au moment de la Pâque juive et catholique : les Montaigus seraient les catholiques, les Capulets, les juifs. » Mais le projet en reste là, Bernstein, Laurents et Robbins étant pris ailleurs.

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B.O. de Il était une fois en Amérique, un des scores les plus ambitieux d’Ennio Morricone

Au sommet de son art symphonique, Ennio Morricone compose la BO la plus mélancolique de l’histoire du cinéma, sublime de lyrisme et d’émotion retenue, et offre à la rêverie de Leone sur le temps perdu (Once upon a Time in America), l’amour impossible (Deborah’s Theme) et la trahison une atmosphère musicale et une poignée de thèmes magnifiques, tous écrits douze ans avant le premier jour de tournage !

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Introducing Rubén González, ou l’histoire d’une résurrection

Longtemps , le pianiste cubain Ruben Gonzalez fut l’un des trésors cachés de la musique cubaine. A l’instar de Compay Segundo et d’Ibrahim Ferrer, le monde l’a découvert à travers l’album collectif Buena Vista Social Club et sa version en images signée Wim Wenders. Malgré une arthrite sournoise qui le diminuait, il créait d’immenses enchantements dès qu’il se mettait au piano.

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Black & Proud, la bande-son du Mouvement des droits civiques afro-américains

Au virage des années soixante, les musiciens afro-américains se mettent au diapason de la contestation. Du jazz à la soul, du funk au futur rap, ils promettent des lendemains qui détonnent. État des lieux de la bande-son du Mouvement des droits civiques.

I have a dream. » Nul n’a oublié le discours de Martin Luther King sur les marches du Lincoln Memorial de Washington D.C. Le pasteur n’était pas le seul à rêver en cette année 1963. Un autre Afro-américain montrait à sa manière la voie à suivre : le trompettiste Dizzy Gillespie signait un retentissant album intitulé Dizzy For President!

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Bande originale The Blues brothers, croisade soul contre déferlante disco

La bande originale du film The Blues brothers est avant tout le symbole d’une croisade, celle menée par le duo comique révélé par l’émission télé Saturday Night live pour défendre la soul, la seule, la vraie, contre les outrages commis par la tragique déferlante disco.Ce qui avait commencé comme une chouette idée de sketch, pour les frères Joliet Jake et Elwood Blues (John Belushi et Dan Aykroyd), se transforme rapidement en phénomène populaire.

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Mellow Yellow (Donovan), fumer des peaux de banane permet de planer

Dylan est révélé par Blowin’ In The Wind en 1963, Donovan cartonne avec le single Catch The Wind en 1965. Dylan écrit des chansons anti-guerre, Donovan reprend The Universal Soldier. Bref, m’sieur, il fait rien qu’à copier ! En réalité, Donovan est surtout sensible à l’influence de la scène folk, très vivace au milieu des années 60.

Il signe à l’époque des chansons qui, bien que inférieures à celles de Dylan, montre déjà un réel talent de songwriter. On songe à Colors, Hey Gip (Dig The Slowness), Jersey Thursday ou le jazzy Sunny Goodge Street. Cette dernière annonce d’ailleurs le virage que va prendre le chanteur écossais, qui en a sa claque qu’on lui rabâche les oreilles avec cette histoire de Dylan anglais…

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But beautiful (Bill Evans, Stan Getz), l’unique Live des monstres sacrés post-bebop

Bill Evans et Stan Getz, deux des improvisateurs les plus lyriques du jazz post-bebop, n’ont presque jamais enregistré ensemble. Leur seule collaboration en studio, pour Verve en 1964, a été si infructueuse, du moins dans leur esprit, qu’ils ont contractuellement demandé à leur maison de disque de ne pas sortir l’album (Il a quand même été publié en 1973 sous le nom de « Stan Getz & Bill Evans »). En 1974, soit dix ans plus tard, ils se produisent à nouveau ensemble lors de concerts aux Pays-Bas et en Belgique. Le résultat, cette fois-ci, est bien meilleurs. Le seul autre enregistrement du duo dresse un portrait fascinant de deux jazzmen extraordinaire à l’œuvre. Mais comme l’album Verve, il est parfois teinté de frictions.