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Daft punk

Never love alone
Daft punk Posted on 24 décembre 2014Leave a comment
Never love alone

daft punkPhénomène culturel et commercial de la fin des années 90, le duo Daft Punk a décomplexé le milieu techno français face à son maître britannique. Sa musique s’est enrichie d’un univers visuel fort inspiré des mangas japonais.

Guy-Manuel de Homem Christo (né le 8 août 1974) et Thomas Bangalter (né le 1er janvier 1975) se rencontrent sur les bancs du lycée Carnot à Paris en 1987.

Sous le nom de Darling, ils réussissent en 1992 à placer un titre sur une compile du label Duophonic (du groupe Stereolab), mais sont déprimés lorsqu’un journaliste anglais décrit leur imitation des Beach Boys comme du «punk crétin», en VO daft punk.

C’est désormais sous ce nom providentiel qu’ils vont travailler. Ils ont l’intelligence de viser d’emblée le marché underground international : c’est sur le label écossais Soma qu’ils se font remarquer en 1994 avec The New Wave, puis décrochent le tube en 1996 avec l’irrésistible Da Funk qui cartonne durant des mois dans le circuit indé avant d’être récupéré par Virgin. Le succès du titre doit d’ailleurs beaucoup à la participation de George Clinton et Paul Oakenfold.

Le single suivant, Around the world, moins énergique mais efficace, mêle les influences les plus hétéroclites (Kool and the Gang, Zapp, Buggles) dans un seul morceau. C’est du bricolage pour les clubs, flambant neuf et pourtant extrêmement rétro. Le hit (avec ses squelettes dansants mis en scène cette fois par Michel Gondry, qu’ils avaient rencontré quand il était batteur du groupe Oui-Oui) sera un succès retentissant, malgré des paroles minimalistes (around the world, répété 144 fois).

Avec son mélange détonant de guitares punk et de tempo disco (Bangalter est à la fois fan des Ramones et le fils de celui qui composa les hits navrants mais massifs d’Ottawan et des Gibson Brothers), l’album «Homework» qui paraît au début du printemps 1997 va faire l’effet d’une petite bombe.

Difficile pourtant de convaincre un musicien ou un mélomane, hier comme aujourd’hui, de l’intérêt de ce disque répétitif, mécanique, bruitiste et sans grande substance. Le tour de force des Daft punk c’est finalement d’avoir su réconcilier le public rock et celui de la house désincarnée.

Homework fait le lien entre des styles club établis et l’éclectisme bourgeonnant du big beat. Il prouve à de nombreux adeptes du clubbing que la dance music ne saurait se réduire aux pilules d’ecstasy et aux claviers préenregistrés.

Comme l’explique les deux jeunes garçons alors âgés de 20 ans à la sortie de l’album, «Tous les adolescents cherchent une forme de musique vivante, la plus énergique possible, et le rock’n’roll n’incarne plus cela. La dance music est bien plus jeune et moderne. »

Le concept marketing est parfait, du logo style patch brodé à l’absence de visage, le duo apparaissant uniquement coiffé de casques intégraux. Soit la parfaite synthèse de Kraftwerk et de films comme Rollerball ou Orange mécanique.

En 2000, ils rencontrent Leiji Mastumoto, créateur du dessin animé « Albator », avec lequel ils créeront le film d’animation « Interstella 555 » (2003), reprenant en intégralité leur deuxième album, « Discovery », sorti deux ans plus tôt et écoulé à trois millions de copies. En 2005, leur troisième album, « Human After All », prend un virage plus électro et sombre que les précédents.

Never love alone

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