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Exotic Suite Of The Americas (Perez Prado), suite logique du chef-d’œuvre exotica latin

Never love alone
Exotic Suite Of The Americas (Perez Prado), suite logique du chef-d’œuvre exotica latin Posted on 1 février 2019Leave a comment
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Exotic Suite Of The Americas – Enregistré en 1962 au Webster Hall, New York City – RCA victor
De Woodoo Suite à Exotic Suite Of The Americas se sont écoulées sept années et de nombreux albums qui ont été l’occasion pour Perez Prado surnommé le roi du mambo ou le « Glenn Miller de Mexico », d’asseoir son hégémonie dans le monde de la musique afro-cubaine en général et du mambo en particulier.

Mais au début des années soixante, ce dernier est en perte de vitesse, supplanté par le cha cha cha, plus lent et le rock’n’roll plus sauvage. Conscient de ce déclin, Perez Prado incorpore peu à peu ces nouveaux tempos qui plaisent tant aux adolescents. D’abord dans Rockambo, en 1961, puis dans The Twist Goes Latin l’année d’après. La même année, Perez Prado change ses plans et publie Exotic Suite Of The Americas, suite logique de son chef-d’œuvre exotica latin, Voodoo Suite sorti en 1955.

Présenté comme un long poème symphonique pour orchestre afro-cubain, Exotica Suite révèle la part sombre et mélancolique du personnage, dont le thème principal, « Theme Of  Two Worlds » revient trois fois.

Il montre également la capacité de Perez Prado à installer des ambiances romantiques en empruntant autant à la tradition orchestrale américaine et ses nappes de violons qu’aux compositeurs de musique de films, Henry Mancini et John Barry en tête.

Exotic Suite Of The Americas
Exotic Suite Of The Americas

Mais Perez Prado n’oublie pas ses origines latines avec un « Uamanna Africano », sa section de cuivres éruptifs, ses grognements qui sont sa marque de fabrique et ses trois minutes déroutantes de solo de percussions ininterrompues.

La face B du LP révèle un tout autre visage plus joyeux et ensoleillé et se compose de reprises façon exotique de standards|>opu- laires ainsi que de deux compositions de Perez Prado, « Midnight In Jamaica » et « Jaqueline & Caroline ».

Mélange de rythmes afro-cubains et de jazz swing, cette face B, totalement indépendante de son poème symphonique, renoue avec ce qui a fait son succès dans les années cinquante: un Perez Prado motivant ses troupes avec ses hurlements si caractéristiques, une section cuivre omniprésente, dynamique et massive et un tempo rapide pour rappeler que les rythmes latins et le jazz sont avant tout des styles de musiques dont le but est de faire ramener les foules vers la piste de danse.

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