Posted in VILLE

Londres & Reggae (UK)

Never love alone
Londres & Reggae (UK) Posted on 27 septembre 2012Leave a comment
Never love alone

skinheadsLa présence d’une importante communauté jamaïcaine sur le sol anglais a naturellement permis au reggae de s’y implanter. Bien avant que Chris Blackwell ne signe Bob Marley & The Wailers sur son label Island, la musique issue de l’île est présente dans les quartiers où se côtoient population issue des Caraïbes et classe prolétaire britannique.

Les hit-parades anglais ont ainsi déjà consacré les Jamaïcains jimmy Cliff et Oesmond Dekker ou le Guyannais Eddy Grant. C’est dans les quartiers de Brixton et Kentish Town que naît le « skinhead reggae » à la fin des années 1960. Ce courant est le fruit du rapprochement entre les mods anglais et les rudies (jeunes durs jamaïcains). Une culture émerge, qui voit les artistes issus de l’immigration caraïbéenne tels Laurel Atken, Derrick Morgan, The Cimarons ou The Pioneers jouer à l’endroit d’une jeunesse blanche défavorisée.

L’avènement du punk coïncide avec l’expansion d’une scène ska ou « 2 Tone » dont les principaux artisans sont les groupes Madness, The Specials ou The Selecter. Alors que des émeutes raciales déchirent l’Angleterre et que l’extrême droite britannique est à son sommet, l’esthétique noir et blanc du mouvement ska anglais exprime la solidarité de ses artistes envers les communautés immigrées. 2 Tone records demeure le label symbolique de cette période. À la mort de Bob Marley, le 11 mai 1981, l’Angleterre possède déjà une solide scène reggae. Le groupe métis UB40 en impose une vision pop, tandis que Culture Club ou Simply Red l’utilisent afin de se hisser au sommet des charts.

Riche d’un nombre considérable de sound Systems tel celui de jah Shaka, de producteurs reconnus comme Dennis Boveli ou Mad Professor, Londres abrite également une foisonnante scène anglo-jamaïcaine constituée notamment d’Aswad, Steel Pulse ou Misty In Roots. La capitale est aussi la place forte de la « dub poetry », poésie parlée et militante dont Linton Kwesi Johnson est la figure emblématique.

Au milieu des années 1990, le Royaume replonge à la source du reggae jamaïcain à travers le remarquable travail de réédition opéré par les labels Soul Jazz Records et Pressure Sound à Londres, ou Blood & Fire à Manchester.

Never love alone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.