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Nashville (Tennessee – USA)

Never love alone
Nashville (Tennessee – USA) Posted on 20 février 2015Leave a comment
Never love alone

Capitale de l’Etat du Tennessee, Nashville est indissociable de la diffusion planétaire de la musique country. Elle a donné son nom à un son, le « Nashville Sound », élaboré dans les années 60 dans des studios par des musiciens et producteurs comme Chet Atkins. Elle demeure le plus grand centre d’enregistrement aux Etats-Unis.

La capitale du Tennessee, bâtie le long de la rivière Cumberland, est située à quelques heures des montagnes Appalaches, où est apparue la musique country. Nashville a commencé à être associé à ce genre en plein développement dès les années 20 quand la station de radio WSM, cherchant à s’attacher un public populaire, ouvrit son antenne à des musiciens de la région.

Ce programme donna naissance au fameux « Grand Ole Opry », qui perdure encore aujourd’hui à Opryland, sorte de parc d’attractions qui n’a qu’un lointain rapport avec l’authenticité des débuts. Dans les années 40, la ville prit un tournant commercial, et de nombreuses maisons d’édition, des agences de management et des studios d’enregistrement commencèrent à s’installer dans un quartier périphérique comme aujourd’hui sous le nom de Music Row, et qui regroupe la plus grande concentration de professionnels de la musique au monde, entassés sur 16th et 17th Avenues (célébrées dans bien des chansons).

Dans les années 50 la ville possédait des installations remarquables, et certains studios, comme le fameux « B » de RCA ont vu défiler les plus grands interprètes de l’époque, Elvis Presley en tête. Dans les années 60, Chet Atkins et quelques autres producteurs et musiciens comme les frères Bradley posèrent les bases du Nashville Sound, une relecture édulcorée de la musique country, qui permit à la ville de développer son industrie, mais porta en revanche un coup presque fatal au déploiement artistique de la cité. Toujours provocateur, Bob Dylan, choisit cette période controversée pour venir enregistrer deux de ses albums les plus célèbres dans la ville, relançant ainsi un intérêt pour « Music City » qui ne s’est plus démenti depuis.

Nashville est aujourd’hui encore la plaque tournante de business country, mais la ville a également vu se développer depuis le milieu des années 80 un secteur d’activités axé sur la télévision et le cinéma, qui pourrait en faire un concurrent sérieux de New York ou de Los Angeles en ce domaine. Beaucoup d’artistes et de producteurs, lassés par les problèmes des mégalopoles, viennent en masse s’installer dans ce qui était encore, il y a quelques années, une paisible bourgade à peine dérangée par les éclats arrosés de quelques stars en mal de publicité.

Aujourd’hui, la démographie galopante de la ville, sa criminalité en voie d’expansion, ses embouteillages croissants et la perte de plus en plus évidente de son identité sudiste risquent de poser rapidement à ses nouveaux habitants les problèmes auxquels ils avaient cru échapper. Nashville reste néanmoins une cité fière de son patrimoine musical, comme en témoigne l’intérêt récent de ses citoyens pour des vestiges historiques de la grande époque.

Le fameux Ryman Auditorium, qui abrité le « Grand Ole Opry » pendant des décennies, et faillit faire les frais de la réorganisation du centre-ville, a finalement échappé aux bulldozers et a été restauré. Le Tootsie’s Orchid Loge, guinguette voisine qui a vu défiler toutes les grandes figures de la musique, connaît un regain d’intérêt, et les équipes de télévision en quête d’authenticité s’y succèdent. Les immeubles de brique de Broadway, qui ont également échappé de peu à la démolition, abritent aussi leur lot de dieux mythiques, comme Grunhn’s Guitar, le plus grand magasin de guitares au monde, ou le fameux Ernest Tubb’s Record Shop.

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