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Sly Stone, un gouffre dans l’histoire de la musique noire

D’un point de vue historique, la contribution de Sly Stone à l’évolution de la musique est multiple : outre l’affirmation d’une conscience sociale aiguë que l’on a pu retrouver par la suite dans le meilleur du hip-hop, le funk lui doit sa popularisation, sur un pied d’égalité avec James Brown ; c’est également lui qui a introduit le principe de la création collective dans l’univers black, ouvrant la voie à Parliament/Funkadelic et aux Isley Brothers, jusqu’à influencer les expérimentations du Miles Davis des années électriques.

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Led Zeppelin whole lotta love, la foudre en rondelles de vinyle

En 1969, un commando d’Anglais fait rendre les armes à la raison, baillonne les inhibitions des kids de l’Amérique profonde. Puis de la planète teenage.En proclamant la primauté des sens, l’urgence absolue de la jouissance et le droit sacré à l’exultation des corps, Led Zeppelin Whole Lotta Love libère une génération de tout souci d’autocensure. Car, pour les gamins aux oreilles desquels l’Elvis de That’s All Right Mama fait figure d’ancêtre et le (I Can’t Get No) Satisfaction des Stones de golden oldie, la giclée de groove électrique sur laquelle débute le deuxième album de Led Zeppelin ouvre d’inouïes perspectives de plaisir.

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Murder ballads (Nick Cave & the Bad Seeds), la bagatelle de soixante-cinq victimes

En activité depuis l’orée des années 1980 avec The Birthday Party puis les Bad Seeds, Nick Cave était à la recherche d’un second souffle une douzaine d’années plus tard; sa poésie noire et son rock tranchant gagnent en popularité avec l’album «Let Love In» (1994), sur lequel il n’a pas réussi à caser le titre O’Malley’s Bar, chanson fleuve de près de quinze minutes retraçant le meurtre de sang-froid de tous les clients du bar en question.

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Handsworth Revolution (Steel Pulse), Reggae fusion made in Birmingham

En 1977, c’est depuis Birmingham, la capitale des Midlands, que vient la meilleure réponse de la communauté jamaïquaine aux punks londoniens. Son nom : Steel Pulse, une pulsation d’acier mise au service des riddims les mieux aiguisés. Même rage au ventre, même envie d’en découdre avec le National Front, ces enfants d’immigrés inventent une autre façon de jammer, plus rauque, plus fonk, pas moins reggae.

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Il était une fois dans l’Ouest (Ennio Morricone), hommage vibrant à l’Ouest américain sauvage idéalisé

Pour son quatrième western spaghetti, Leone s’est de nouveau adjoint les services d’Ennio Morricone qui livre sans aucun doute l’une de ses plus belles partitions pour un western italien, un genre dans lequel le compositeur a bâtit toute sa réputation tout au long des années 60/70. Dans C’era una volta il West, Morricone rend un poignant hommage à l’Ouest américain sublimé à travers la caméra de Sergio Leone, musique et image ne faisant qu’un dans une symbiose parfaite.

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Rosemary’s baby (Krzysztof Komeda), pinacle de la collaboration Polanski Komeda

Tout le monde connaît Krzysztof Komeda…sans le savoir. Oui, tout le monde a vu Rosemary’s baby, ou presque. Mais peux connaissent l’auteur de l’intrigante musique du film de Polanski, la berceuse du générique susurrée par une sensuelle voix féminine, n’était autre que le taciturne et charismatique Komeda, Polonais d’origine, venu à Hollywood à la demande de son grand ami et déjà star Roman Polanski.

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Workin’ Together (Ike et Tina Turner), deux enfants terribles chauffés à blanc

En 1971, Ike & Tina proposent l’album «Workin’ Together» publié par Liberty qui va passer une dizaine de mois dans le hit-parade américain, en grimpant jusqu’à la vingt-cinquième position. Décidément rock, il contient une moitié de titres signés Ike Turner, Eki Renrut (son pseudo) et Aillene Bullock (autrement dit Tina). Le reste étant consacré à un choix de reprises impeccables dont Get Back des Beatles, Proud Mary de Creedence Clearwater Revival et Ooh Poo Pah Doo de Jessie Hill.

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Dummy (Portishead), ou la naissance du trip hop

Août 1994. La première fois que l’on entend la voix de Beth Gibbons. Dummy. On pressent, avec la pochette, que le cœur est écorché. À l’écoute il s’épanche, en poésie, en intimité dépouillée. Cette année-là, Portishead était né, Bristol devint Bristol, l’endroit du monde à jamais marqué par le courant trip hop.

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B.O. de Il était une fois en Amérique, un des scores les plus ambitieux d’Ennio Morricone

Au sommet de son art symphonique, Ennio Morricone compose la BO la plus mélancolique de l’histoire du cinéma, sublime de lyrisme et d’émotion retenue, et offre à la rêverie de Leone sur le temps perdu (Once upon a Time in America), l’amour impossible (Deborah’s Theme) et la trahison une atmosphère musicale et une poignée de thèmes magnifiques, tous écrits douze ans avant le premier jour de tournage !

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Ennio Morricone, créateur de formes et passeur d’atmosphères

Ennio Morricone n’est pas seulement le plus célèbre et adulé compositeur de musiques de films. Son importance dans le paysage cinématographique et musical mondial (sa carrière américaine est loin d’être négligeable) ne se limite pas non plus à son immense contribution, qualitative et quantitative, dans le domaine de la bande originale. Ennio Morricone symbolise à lui seul la vitalité passionnante du cinéma italien des années 1960-1970, véritable passeur entre le divertissement et la poésie, le commerce et la politique, l’industrie et l’art.

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Moon Safari (Air), la bande originale d’un film à imaginer

Comme le Homework de Daft Punk, le premier Air fait partie de ces albums dont les vidéos promotionnelles prolongent l’histoire et soulignent délicatement l’état d’esprit. Si les clips tirés des singles de Moon Safari sont d’indispensables compléments visuels aux morceaux du duo français, c’est parce qu’ils sont signés par le réalisateur et graphiste américain Mike Mills, également responsable de toutes les pochettes d’Air première époque, mais aussi du film sur la première tournée internationale du groupe, Eating, Sleeping, Waiting and Playing.

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Introducing Rubén González, ou l’histoire d’une résurrection

Longtemps , le pianiste cubain Ruben Gonzalez fut l’un des trésors cachés de la musique cubaine. A l’instar de Compay Segundo et d’Ibrahim Ferrer, le monde l’a découvert à travers l’album collectif Buena Vista Social Club et sa version en images signée Wim Wenders. Malgré une arthrite sournoise qui le diminuait, il créait d’immenses enchantements dès qu’il se mettait au piano.

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Ier LP de Betty Davis, cocktail de funk hirsute mal embouché

Coupe afro de rigueur, cuissardes en argent, minishort et sourire ravageur, Betty Davis rayonne comme un soleil d’ébène sur la pochette de son premier album homonyme. Aidée par la section rythmique de la Family Stone, ainsi que par une poignée de musiciens confirmés, membres de Santana, Tower Of Power ou des Pointer Sisters, elle enregistre Betty Davis, qui paraît en 1973.