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La Soul music, black is beautiful

Never love alone
La Soul music, black is beautiful Posted on 19 janvier 2019Leave a comment
Never love alone

A la fin des années 50, la population noire américaine relève la tête. La négritude commence à être vécue avec fierté et le slogan de la fin des années 60 “Black is beautiful” est déjà présent dans bien des esprits. C’est le début de la “Soul Music”…

Du coté jazz, ce mouvement de reconnaissance des noirs et de leurs origines se manifeste par le “hard bop”. Du coté RnB, c’est le début de la “Soul Music”(musique de l’âme). Elle est considérée comme un retour du RnB aux racines. Le terme apparait pour la première fois dans deux albums de Ray Charles :”Soul” en 1958 et “Soul Meeting” en 1961 mais on attribue parfois sa naissance au titre “I got a Woman” de ce dernier (1954) (Rappelons qu’à la même époque, Ornette Colleman intitule ses disques “Free Jazz” et “This is our music”).

On retrouve dans la Soul music l’émotion sacrée mêlée à des thèmes profanes, souvent à forte connotation sexuelle. On y retrouve le cri du blues et les racines du negro spiritual. Elle est une réaction face à la récupération du Rock’n Roll par les blancs. Musicalement parlant, au départ, la différence ce fait surtout sentir au niveau du chant. Les chanteurs y utilisent davantage les techniques du gospel.

Soul music
Soul music

Ray Charles, qui cite les “Pilgrim travelers” comme influence principale, incarne parfaitement le courant. Parmi les pionniers du genre, on retrouve également Solomon Burke (les titres “Cry to me” de 1960 ou encore “Just out of reach” et”Down it on the valley” sont considérés comme des classiques du genre) et Sam Cooke. A partir de là, il est impossible de parler de Soul Music sans évoquer les deux principaux labels de l’époque : Stax et la Motown.

La première est de Memphis, la deuxième de Détroit. La liste des artistes à succès qui passeront par leurs studios est interminable et témoigne de l’importance qu’ils ont eu dans le courant et de l’influence qu’ils auront par la suite dans la musique, tous styles confondus.

Soul music
Soul music

Citons entre autres, pour Stax : Eddie Floyd, Johnnie Taylor, Otis Redding, Wilson Pickett, Sam and Dave, Isaac Hayes, Rufus Thomas, The Bar‐Kays… Et pour Motown : The Temptations, Diana Ross, The Jackson Five, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The commodores, The Four Tops…

Les deux maisons de disque ont été créées approximativement en même temps, 1958 pour Stax et 59 pour Motown. Chacune possède leur groupe “maison” accompagnant la quasi totalité de leurs artistes, et qui ont inévitablement contribué à leur “son”.

Chez Stax, le groupe s’appelle “Booker T and The MG’s”, il est composé de deux musiciens noirs : Booker T. Jones (pianiste et organiste) et Al Jackson (batteur) et deux musiciens blancs : Steve Crooper (guitare) et Donald “Duck”Dunn (bassiste) (les futurs blues brothers). La mixité du groupe témoigne de la politique d’intégration raciale de Stax, inédite à l’époque dans le sud des états unis. La musique de Stax est souvent désignée sous le nom de “Southern Soul” ou”Deep Soul”, issue du blues et du gospel mais aussi de la musique country. Leur son est aussi appelé “Memphis Sound”.

Soul music
Soul music

A la Motown, le groupe de studio s’appelle “The Funk Brothers”. D’après le documentaire de Paul Justman “Standing in the shadows of Motown” qui leur est dédié, “les funks brothers ont joué sur plus de hits n°1 que les Beatles, Elvis, les Rolling Stones et les Beach Boys réunis”. Les membres du groupe changeront à plusieurs reprises, mais contrairement à Stax, il est composé principalement de musiciens noirs.

Les enregistrements d’Aretha Franklin de 1967 tels que “I never loved a man”, “Respect”, et “Do right woman, do right woman” sont considérés comme l’apogée de la Soul et font partie de ses plus gros succès commerciaux. A partir de 1968, le mouvement se fissure et certains musiciens commencent à y intégrer de nouvelles choses.

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