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Discothèque idéale selon Stacey Kent

Never love alone
Discothèque idéale selon Stacey Kent Posted on 9 mars 2014Leave a comment
Never love alone

Stacey Kent M…Nouvellement signée par le label Blue Note, Stacey Kent publie Breakfast On The Morning Train, un recueil de thèmes entre pop et jazz, entre bossa et reprises de chansons françaises (Gainsbourg, Pierre Barouh). Secondée par son mari et producteur Jim Tomlinson, l’ex-étudiante en langue à Paris, très à l’aise en français, poursuit son chemin depuis la parution de « Close Your Eyes », son premier enregistrement en 1997.

La chanteuse a séduit un large public avec son goût pour la romance, les mélodies mélancoliques, un style cinématographique qui trouve son origine dans son amour pour le jazz, Carole King, Julie Andrews ou Fred Astaire et les beaux textes (ici ceux de l’écrivain japonais Kazuo Ishiguro)

  • Nancy Wilson “Nancy Wilson & Cannonball Adderley” : C’est un album qui dégage une joie immense. On ressent l’osmose entre les musiciens et le résultat est très contagieux.
  • Joni Mitchell “Blue” : J’ai grandi avec ce disque qui a eu un grand impact sur moi lorsque j’étais adolescente. Blue est ancré dans mon cœur. Joni est une poétesse. Elle a une manière unique de construire ses textes, de vous laisser entrer dans son intimité, de vous dire ses sentiments, d’être vulnérable et pudique à la fois. Blue : c’est comme un voyage qui se vit dans la continuité.
  • Nick Drake “Pink Moon” : Il fait partie des gens qui vous consolent lorsqu’ils évoquent la tristesse : vous avez l’impression de partager leurs sentiments, de les avoir ressenti. Je ne sais pas grand-chose de lui, si ce n’est qu’il donne l’impression d’un être jeune et très sensible, dans sa voix comme dans son jeu de guitare.
  • Bill Evans “Sunday at the Village Vanguard” : Son style est tellement expressif. Il n’a pas besoin de mot pour vous toucher au plus profond de votre être. C’est si précis, si raffiné. Chaque fois que je l’entends, je suis étourdie par cette capacité à faire passer autant de choses en jouant.
  • Paul Simon “Paul Simon” : Il est difficile de choisir un enregistrement dans sa discographie. Lui aussi alterne douceur et spleen. Je dois être attirée par cette dimension chez les artistes : savoir être poignant, attraper au fond des êtres, l’essence des sentiments.
  • Joao Gilberto “Amoroso” : J’adore la musique brésilienne. Il affine depuis quarante ans les mêmes morceaux, les polie patiemment. Il y a tellement de façons différentes d’être musicien. C’est un perfectionniste. Certains peuvent se demander : « Mais pourquoi consacrer sa vie à retravailler indéfiniment la même œuvre ? ». Simplement parce qu’il n’ éprouve pas le besoin de s’éparpiller. On ressent son intégrité, le côté viscéral et authentique de sa démarche.
  • Fiona Apple “Extraordinary Machine” : Elle est tellement originale, différente. Je me sens bien lorsque je l’écoute. Sa musique est réjouissante. On sait que c’est elle, tout entière dans ses chansons, personne d’autre.
  • Ella Fitzgerald “Ella & Duke At The Cote d’Azur” : Le premier album que j’ai acheté. Mes sœurs écoutaient Crosby Stills Nash & Young. Je savais qui étaient Ella et Duke, mais sans plus. J’adorais la couverture : ils se regardent et se sourient, elle porte une longue robe. Je n’avais aucune idée de ce qu’était cette musique, si elle était écrite, improvisée. Mais j’aimais ce qui s’en dégageait : cette exubérance, cette vie. Il y avait les chorus incroyables de Paul Gonsalves sur « Diminuendo In Blue ». Ce fut mon introduction au jazz. Ensuite il y eut Django Reinhardt, …

© vibrations magazine

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