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Dave Pike Set Masterpieces, du free jazz à la world music

Longtemps partenaire du flûtiste Herbie Mann, Dave Pike a également joué avec Bill Evans, Paul Bley, Kenny Clarke. Issu du bebop, il explore différentes voies du jazz, se liant aussi bien avec la musique latine qu’avec l’avant-garde. Son album, The Doors of Perception, enregistré en 1966, retrace en musique les expériences décrites par Aldous Huxley dans son livre éponyme. Conservé sur les étagères d’Atlantic pendant plusieurs années avant de sortir sur le label Vortex, ce disque précipite le départ pour l’Europe du vibraphoniste. Il signe alors chez MPS et poursuit en Europe une carrière très ouverte, du free jazz à la world music.

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Bob Dylan Highway 61 revisited, surréaliste et débordant d’énergie blues brute

Il faut remonter à la première du Sacre du printemps de Stravinsky, qui avait provoqué une émeute en 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, pour trouver le genre de controverse qui a explosé lorsque Bob Dylan a branché sa guitare le 25 juillet 1965 au Festival de Newport. Mais les huées des puristes de la folk devaient disparaître parmi les acclamations qui se sont élevées lorsque Dylan sorti Highway 61 revisited, un mois plus tard.

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Blonde On Blonde (Bob Dylan), le son sauvage du mercure

A  l’automne 1965, Dylan, dont les disques se vendent alors comme des petits pains (au mois de mai, il a classé pas moins de trois albums – Bringing It all Back Home, The Freewheelin’ et The Times They Are A-Changin’ – dans le Top 10), se met à composer les premiers morceaux de ce qui plus tard constituera Blonde on Blonde.

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Jane Birkin & Serge Gainsbourg, je t’aime moi non plus, 69 année érotique…

Depuis 1958, date de sortie de son premier disque, Serge Gainsbourg va et vient entre ses fantasmes. Il érotise au passage la saison 69 d’un coup de rein pénétrant avec ce dixième album. Jane Birkin Serge Gainsbourg s’ouvre sur Je t’aime… et s’en prend, au premier chef, à toutes sortes de bestiaires façon zoo de Vincennes : Orang-Outan, Le canari est sur le balcon.

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Led Zeppelin whole lotta love, la foudre en rondelles de vinyle

En 1969, un commando d’Anglais fait rendre les armes à la raison, baillonne les inhibitions des kids de l’Amérique profonde. Puis de la planète teenage.En proclamant la primauté des sens, l’urgence absolue de la jouissance et le droit sacré à l’exultation des corps, Led Zeppelin Whole Lotta Love libère une génération de tout souci d’autocensure. Car, pour les gamins aux oreilles desquels l’Elvis de That’s All Right Mama fait figure d’ancêtre et le (I Can’t Get No) Satisfaction des Stones de golden oldie, la giclée de groove électrique sur laquelle débute le deuxième album de Led Zeppelin ouvre d’inouïes perspectives de plaisir.

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Il était une fois dans l’Ouest (Ennio Morricone), hommage vibrant à l’Ouest américain sauvage idéalisé

Pour son quatrième western spaghetti, Leone s’est de nouveau adjoint les services d’Ennio Morricone qui livre sans aucun doute l’une de ses plus belles partitions pour un western italien, un genre dans lequel le compositeur a bâtit toute sa réputation tout au long des années 60/70. Dans C’era una volta il West, Morricone rend un poignant hommage à l’Ouest américain sublimé à travers la caméra de Sergio Leone, musique et image ne faisant qu’un dans une symbiose parfaite.

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Rosemary’s baby (Krzysztof Komeda), pinacle de la collaboration Polanski Komeda

Tout le monde connaît Krzysztof Komeda…sans le savoir. Oui, tout le monde a vu Rosemary’s baby, ou presque. Mais peux connaissent l’auteur de l’intrigante musique du film de Polanski, la berceuse du générique susurrée par une sensuelle voix féminine, n’était autre que le taciturne et charismatique Komeda, Polonais d’origine, venu à Hollywood à la demande de son grand ami et déjà star Roman Polanski.

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Black & Proud, la bande-son du Mouvement des droits civiques afro-américains

Au virage des années soixante, les musiciens afro-américains se mettent au diapason de la contestation. Du jazz à la soul, du funk au futur rap, ils promettent des lendemains qui détonnent. État des lieux de la bande-son du Mouvement des droits civiques.

I have a dream. » Nul n’a oublié le discours de Martin Luther King sur les marches du Lincoln Memorial de Washington D.C. Le pasteur n’était pas le seul à rêver en cette année 1963. Un autre Afro-américain montrait à sa manière la voie à suivre : le trompettiste Dizzy Gillespie signait un retentissant album intitulé Dizzy For President!

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A new perspective (Donald Byrd), pièce atypique entre jazz et gospel

A ses débuts, Donald fait son entrée dans le groupe du batteur Art Blakey et ses Jazz Messengers. Dans les années 50, il remplace Clifford Brown au sein de ce tremplin extraordinaire avec, à ses côtés, Horace Silver au piano et Lou Donaldson au saxophone. Donald Byrd
 a new perspectiveBien avant Donald Byrd a new perspective , il accompagne quelques temps le quintet de Max Roach, l’emportant peu à peu vers le courant hard bop où il croisera John Coltrane, Thelonious Monk ou Sonny Rollins.

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Caetano Veloso (C. Veloso), expression éclatante du grand chaos tropicaliste

Dès l’ouverture en arpèges descendants d’« Irene », premier titre de Caetano Veloso, mélodie évidente et lumineuse, l’on sait qu’il va s’agir d’un disque d’espoir avant tout. Ces chansons ont été écrites en pleine agitation tropicaliste, alors que Veloso et Gil, jeunes meneurs pleins d’idéaux, rêvaient de secouer les mentalités, d’infléchir les tendances culturelles de leur pays.

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Five Leaves Left (Nick Drake), folk progressif aux atmosphères sombres et mystérieuses

Malgré sa réticence pathologique à se produire en public, c’est durant l’une de ses prestations à Cambridge que Nick Drake est repéré par un membre des Fairport Convention : Ashley Hutchings qui le dirige logiquement vers son producteur Joe Boyd. Référent de la scène folk-rock britannique à l’époque, Joe Boyd produit alors Fairport Convention mais aussi l’Incredible String Band.

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Revolver (The Beatles), en avance d’un temps sur le reste du monde

En 1966, les Beatles, déjà au sommet de leur créativité et popularité, publient ‘Revolver’, leur septième album. Et révolutionnent le rock, tout simplement. The Beatles Revolver. Annus mirabilis, 1966 ? Pour les Beatles, en tout cas, l’année où tout bascule, à la fois intimement et artistiquement ; l’année où, par leur entremise – et celle de Bob Dylan ou des Beach Boys –, le rock entre pour de bon dans l’âge adulte. La fin d’une époque aussi, marquée par l’innocence, la joie toute simple de mordre à pleines dents dans le succès.

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Electric Ladyland (The Jimi Hendrix Experience), ou la croisière d’un Capitaine Nemo psychédélique

Au cours de l’année 1967, l’Experience mené par Hendrix a donné pas moins de 255 concerts en Europe et aux Etats-Unis et enregistré deux albums. Are You Experienced et Axis: Bold As Love. Or, 1968 s’annonce sous les mêmes auspices. Pour tenir le coup, le groupe a recours à une multitude de drogues. Au point que le batteur Mitch Mitchell se promène en permanence avec une mallette compartimentée dans laquelle on trouve des amphétamines, des somnifères et du speed. Pris dans cette spirale, Jimi disjoncte.

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Tropicalia ou Panis et Circencis, étendard flamboyant du mouvement tropicaliste

En 1968, l’album Tropicalia est l’étendard flamboyant du mouvement tropicaliste, qui prône en musique une révolution culturelle et sociale au Brésil.

En 1968, la révolution est mondiale. Pas seulement chez les petits-bourgeois du Quartier latin, pas seulement parce que les Beatles la chantent ou que les Tchécoslovaques, un bref instant, s’offrent l’espoir d’un nouveau Printemps.

A des milliers de kilomètres de là, dans quelques-uns de ces pays qu’on dit du Tiers Monde, politique et musique bouillonnent aussi, et les oreilles s’ouvrent avidement à ce qui se passe en Angleterre et sur la côte Ouest des Etats-Unis. C’est le cas au Brésil, qui a bien besoin de nouveauté.

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Dusty Springfield, une diva complexe… et complexée

Mary Isobel Catherine Bernadette O’Brien, Londonienne, est née de parents irlandais en 1939, décédée du cancer en 1999. En tant que membre des Lana Sisters, elle enregistre quelques singles et même quatre 78 tours à partir de 1958 puis devient Dusty Springfield en 1960, enregistrant avec son frère Dion O’Brien rebaptisé Tom Springfield.

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Bonnie and Clyde (Serge Gainsbourg/Brigitte Bardot), une ode à la modernité pop

Quand l’été de l’amour frappe à la porte de Serge Gainsbourg, compte tenu du fait que le gars se réveille rarement avant 3 h de l’après-midi, nous présumerons que nous sommes dans les alentours de 17 h 30. Nous sommes, par ailleurs, le vendredi 2 juin 1967, jour de la Sainte-Blandine, une jeune fille jadis dévorée par les lions, comme le sieur Gainsbourg l’avait été par des bergers allemands pour les besoins d’un péplum de série B, sorti une demi-douzaine d’années plus tôt.