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Rides again (The James Gang), chef d’œuvre bicéphale

Après un premier album au succès mitigé, Fox, Walsh et Peters – The James Gang- retournent sans tarder en studio en novembre 1969. C’est au Record Plant de Los Angeles, studio d’enregistrement ultra moderne et toujours sous la houlette de Bill Szymczyk, que nos compères gravent ce chef d’œuvre bicéphale, une première partie électrique et une seconde semi-acoustique.

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Bande originale de West Side Story, l’œuvre lyrique magistrale de Leonard Bernstein

L’idée de départ de West Side Story revient au chorégraphe Jerome Robbins qui souhaite faire une adaptation contemporaine de Roméo et Juliette dans les quartiers du Lower East Side de New York intitulé « East Side Story ». L’action se tiendrait au moment de la Pâque juive et catholique : les Montaigus seraient les catholiques, les Capulets, les juifs. » Mais le projet en reste là, Bernstein, Laurents et Robbins étant pris ailleurs.

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After the Gold rush (Neil Young), l’esprit de Topanga Canyon

Juin 1969, Neil Young franchit un des pas les plus importants de sa carrière. A l’initiative du président d’Atlantic, Stephen Stills lui demande de le rejoindre au sein de Crosby, Stills & Nash. Le 18 août 1969, le quatuor donne son deuxième concert au festival de Woodstock, ce qui le consacre instantanément porte-parole de ce qu’on nommera la «Woodstock Generation».



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Dusty in memphis (D. Springfield), rencontre d’une diva blanche avec la musique noire américaine

En 1968, l’avenir semble scellé. La pop est out et le rock psyché in. Les interprètes de sexe féminin ont du mal à trouver des chansons à succès. Dusty Springfield ne fait pas exception. Ses derniers tubes, que ce soit d’un côté de l’Atlantique comme de l’autre, remontent à l’été 1966. Dusty in memphisAhmet Ertegun, directeur visionnaire d’Atlantic Records, n’a pas d’idée précise sur ce qui deviendra Dusty in memphis mais comprend qu’elle est une interprète aussi douée qu’Aretha Franklin. Il veut la faire enregistrer en studio avec l’orchestre qui a fait le succès de la diva soul.

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A Love Supreme (John Coltrane), véritable hymne de louanges au Créateur

Lorsqu’en décembre 1964, le saxophoniste est entré en studio avec le pianiste McCoy Tyner, le bassiste Jimmy Garrison et le batteur Elvin Jones, il s’était sorti depuis longtemps de son addiction aux drogues. Ce quartette a alors acquis la réputation d’être l’un des ensembles les plus innovants du jazz. Chacun de ses spectacles s’apparentait à une incursion dans l’inconnu, dans l’inouï. Et il n’était pas rare que les thèmes n’occupent qu’une place accessoire : l’essentiel était de voir ce qui pouvait en sortir en improvisation. Néanmoins, pour cette session d’enregistrement, John Coltrane avait tout défini au préalable : une suite structurée de bout en bout, commençant par une invocation forte et s’achevant sur une lente prière.

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Bande originale de Midnight Cowboy (John Barry), ballade tragique de Joe Buck et Rico Rizzo

Midnight Cowboy s’ouvre sur l’image d’un écran blanc et les bruyantes cavalcades d’une chevauchée fantastique. La caméra recule et le spectateur découvre un drive-in abandonné, les vestiges d’une dernière séance rythmée par les crissements d’un manège rouillé. Joe Buck est un jeune homme naïf originaire d’une bourgade du Texas devenue trop petite pour lui. Il décide de tenter sa chance à New York en devenant gigolo pour les riches ladies esseulées de Park Avenue.

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A new perspective (Donald Byrd), pièce atypique entre jazz et gospel

A ses débuts, Donald fait son entrée dans le groupe du batteur Art Blakey et ses Jazz Messengers. Dans les années 50, il remplace Clifford Brown au sein de ce tremplin extraordinaire avec, à ses côtés, Horace Silver au piano et Lou Donaldson au saxophone. Donald Byrd
 a new perspectiveBien avant Donald Byrd a new perspective , il accompagne quelques temps le quintet de Max Roach, l’emportant peu à peu vers le courant hard bop où il croisera John Coltrane, Thelonious Monk ou Sonny Rollins.

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White album (The Beatles), une auberge espagnole où le pire côtoie le meilleur

Durant les cinq mois qu’il fallut à John, Paul, George et Ringo pour enregistrer le “Double Blanc ” leur producteur, le bon George Martin, s’arracha pratiquement ce qu’il lui restait de cheveux neigeux. Etrange affaire : pour les fans, ce disque aurait dû être le meilleur Beatles de tous les temps. Et pour cause : c’était le double. Mais voilà bien ce qui gênait George Martin : ce disque n’était qu’une série de mauvais coups, croches dans le dos et pétages de plombs.

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Song for my father (Horace Silver), une musique qui résiste à l’épreuve du temps

Avec ses grooves enivrants et ses thèmes exotiques, “Song For My Father” est devenu l’un des grands classiques de Blue Note, au même titre que “The Sidewinder” de Lee Morgan. Horace Silver en commence d’ailleurs l’enregistrement la même année, en 1963, soit presque une décennie après les fameux concerts au Birdland et au Bohemia avec Art Blakey qui les désignèrent tous deux comme les inventeurs du hard bop.

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Caetano Veloso (C. Veloso), expression éclatante et sans compromis du grand chaos tropicaliste

Dès l’ouverture en arpèges descendants d’« Irene », premier titre de Caetano Veloso, mélodie évidente et lumineuse, l’on sait qu’il va s’agir d’un disque d’espoir avant tout. Ces chansons ont été écrites en pleine agitation tropicaliste, alors que Veloso et Gil, jeunes meneurs pleins d’idéaux, rêvaient de secouer les mentalités, d’infléchir les tendances culturelles de leur pays.