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The Dark Side Of The Moon (Pink Floyd), chef-d’œuvre floydien

Lorsque EMI publie The Dark Side Of The Moon le 24 mars 1973, d’innombrables fans du Floyd en ont déjà entendu des extraits. Peu d’entre eux se doutent que ces nouveaux titres de leur groupe fétiche se vendront à plus de 25 millions d’exemplaires et que Pink Floyd deviendra un dinosaure, un titan mondial, presque une marque déposée. A l’époque de l’enregistrement de son chef-d’œuvre Pink Floyd Dark Side Of The Moon, les Floyds sont encore un groupe underground planant qui compte toujours des rivaux comme Soft Machine et voient pointer sur leur gauche une turbulente jeune génération (Genesis. Yes).

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Light As A Feather (Chick Corea), un album à part dans la discographie du maitre

Le Return to Forever de Chick Corea incarna tellement le jazz-rock au milieu des années 1970 qu’on en oublierait presque ses débuts, plus paisibles, et surtout ses flirts avec la musique brésilienne. Nul doute que la voix suave et légèrement fausse de Flora Purim ainsi que les percussions d’Airto Moreira aient contribué à l’atmosphère envoûtante de ce disque.

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You’ve Got It Bad Girl (Quincy Jones), reprises pop, soul et jazz

En 1973, Quincy Jones vient d’enregistrer un album studio et supervisé la production d’une bande sonore « Come Back Charleston Blue » de Donny Hathaway.En 1987 parut une compilation intitulée « Strike Up The Band », quatorze titres extraits d’albums Mercury de Quincy Jones, tels « Hip Hits », ou « Quincy Jones Digests And Interprets The Wonderful Sounds That Are Henry Mancini », un LP de 1964 dans lequel il adaptait Baby Elephant Walk et le célèbre thème de The Pink Panther.

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Bonga Angola 72, bande-son de la lutte d’indépendance angolaise

« Angola 72 a été enregistré en une journée, de 8 heures à 20 heures. Le lendemain, il était mixé, et quinze jours après, il était distribué dans la clandestinité par des Cap-Verdiens de Rotterdam. En Angola, il a été censuré, les gens ne pouvaient l’écouter que les volets clos, les maisons fermées. Mais il a recueilli un immense succès. »

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Earth Wind and Fire Alive in’75, concerts d’anthologie au groove extatique

Pour devenir une formation de premier plan, il manque encore au groupe Earth, Wind & Fire un hit incontournable susceptible de transcender les frontières de la soul pour toucher tous les publics. L’occasion lui en est donnée par le biais d’un projet cinéma lorsque Maurice White est sollicité en 1975 par Hollywood pour écrire la B.O. du film That’s The way Of The World, l’histoire d’un producteur de disques (interprété par Harvey Keitel) qui cherche à pousser la carrière d’un jeune groupe inconnu contre l’avis bassement commercial de ses patrons.

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Attica Blues (Archie Shepp), vibrantes émotions black, brown and beige

Mai 1971 : dans les studios de Rudy Van Gelder, Archie Shepp enregistre son prochain album pour la firme impulse! au titre pas moins évocateur que les précédents, « Things Have Got To Change ». Septembre 1971 : une émeute éclate dans la prison d’Attica (New York), suite au décès brutal, le 21 août, de l’activiste du Black Panther Party George Jackson dans la prison de Saint Quentin.

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Sex Machine (James Brown), clef de voûte de la discographie brownienne

On ta dit : ce double album est deux choses à la fois. Pierre angulaire de l’histoire de la musique noire, clef de voûte de la discographie brownienne. Il propose un souvenir du formidable modèle dit du mâle noir urbain 70 jetant ses ordres à la cantonade :“Ne me donnez rien/ Ouvrez-moi juste la porte/ Je me servirai tout seul ”. Bien des années après, musardant sur l’infernal impact de son titre chaudière, James affirmerait : “Cette chanson, ‘…Sex Machine’, ah… J’ai mis bien des choses dedans. ” Tout est resté : blues, soul, rhythm’n’blues et le vieux mojo vaudou en prime, tout est là, un chef-d’œuvre funk qui déchire velu, pour des siècles des siècles, amen.

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Smackwater Jack (Quincy Jones), une dream team de musiciens jazz triés sur le volet

Plus encore que « Gula Matari » (1970, A&M), « Smackwater Jack » marque un tournant dans la discographie de Quincy Jones : c’est la première fois qu’il s’essaye à autant de styles en à peine 42 minutes. Jazz, blues, pop, gospel, musique de film.Quincy Jones combine tous ses savoir-faire avec une confondante facilité, au risque de tomber dans le piège du disque-catalogue, qu’il évite cependant grâce aux efforts combinés de trois producteurs : Phi Ramone, Ray Brown et Jones lui-même.

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Força bruta (Jorge Ben), ni politisé ni conformiste

En 1964, un coup d’Etat instaure une dictature militaire au Brésil. Face à la censure, à l’exil forcé, aux emprisonnements, la musique brésilienne se polarise : d’un côté les musiciens engagés tels que Caetano Veloso, Chico Buarque ou Gilberto Gil ; et de l’autre la musique commerciale et naïve de la  » Jovem Guarda « , du ié-ié-ié, représentée par Roberto Carlos, Erasmo Carlos et Wanderléa.

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Uprising (Bob Marley), second volet d’un triptyque inachevé

Second volet d’un triptyque qu’il ne pourra jamais achever, Uprising est encore plus sombre et plus sobre que Survival. Marley décide de délaisser définitivement les cuivres pour décupler l’impact du socle basse-batterie. Il poursuit ses fusions funk (« Pimper’s Paradise ») et disco (« Could You Be Loved ») en sublimant le jeu de guitare de l’Américain Al Anderson (sur « Zion Train » par exemple).

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Two Sevens Clash (Culture), pilier du reggae roots

Une pièce maîtresse du reggae roots, un album qui a su capturer l’essence même d’un peuple et d’une spiritualité, voici ce qu’est Two Sevens Clash. Profondément rasta et jamaïcain, Joseph Hill, le leader charismatique du trio vocal, offre une synthèse parfaite de ce que le reggae roots a pu être à son âge d’or : des textes gorgés de foi rasta et de militantisme panafricain mêlés à des compositions reggae riches de sonorités en provenance directe d’Afrique et du folklore des Caraïbes.

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Transformer (Lou Reed), le meilleur album de David Bowie ?

Après quatre albums officiels du Velvet Underground, Lou Reed, exsangue, fauché et humilié par les échecs systématiques, finit en 1970 par laisser le groupe à la dérive, qui sortira même sans lui un ultime album, Squeeze, en 1973. Battu, abattu, il songe à tout abandonner, pour reprendre l’entreprise paternelle de comptabilité. Pour gagner de l’argent de poche et financer des régimes alimentaires qu’il a décidé d’opposer à son hygiène de vie chaotique, il ramasse les poubelles sur les plages de Long Island, gère de la paperasserie pour son père.

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Donny Hathaway, génie de la Chicago Soul

Musicien surdoué, compositeur et arrangeur brillant, chanteur d’exception, Donny Hathaway a donné naissance à un formidable héritage musical en trois années d’activité intensive couronnées par une série de hits en solo, mais aussi en duo avec Roberta Flack. Cet artiste torturé qui, à l’instar d’autres légendes soul comme Otis Redding, Sam Cooke ou Marvin Gaye, eu une carrière fulgurante écourtée par une fin tragique.

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Clube da Esquina (Milton Nascimento & Lô Borges), un songwriting coloriste et mystique

C’est l’histoire d’un groupe d’amis qui rentre dans l’Histoire par le truchement d’un double album Clube da Esquina rempli de futurs classiques.Les chansons de Clube da Esquina, écrites par le duo Borges/Nascimento – représenté par deux gamins des rues sur la pochette – sont mises en son par une équipe dont presque chaque membre deviendra un musicien recherché.Ces mineiros (habitants du Minas Gerais, région située à l’ouest de Rio) prennent ici le risque de concevoir leur songwriting sous un angle coloriste et mystique, à l’image de leur aîné Edu Lobo.

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Killing Me Softly (Roberta Flack), l’aboutissement d’une longue histoire mêlée de légende urbaine

Succès retentissant de l’année 1973, Roberta Flack Killing me Softly With His Song est l’aboutissement d’une longue histoire se mêlant à une légende urbaine. La première interprète de cette chanson, la chanteuse Lori Lieberman, a toujours prétendu s’être inspirée du titre Empty Chairs de Don McLean, entendu lors d’un concert au club Troubadour de Los Angeles. Roberta Flack aurait ensuite demandé au parolier Norman Gimbel de lui confectionner des paroles qui évoqueraient cette prestation qui l’avait beaucoup marquée. L’anecdote est jolie mais la réalité est moins glamour.