Things Fall Apart (The Roots), assistance à musique black en danger

Formé par Black Thought et Questlove à Philadelphie, The Roots fait figure d'exception depuis sa création en 1987. Préférant l'instrumentalisation live à l'utilisation de samples et autres drum box pour mieux coller à ses inspirations jazzy, le groupe n'a pas toujours su trouver sa place dans le milieu du hip-hop. Le collectif atteint la consécration en 1999 avec The Roots Things Fall Apart, quatrième album qui prendra la tête des charts et deviendra son seul LP certifié platine.

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Medeski Martin and Wood, incontournable Combustication Remix

En une décennie d'activité dans la sphère jazz depuis le mémorable Notes From The Underground, le trio Medeski Martin and Wood a ouvert des brèches en direction du funk, du hip-hop ou de l'electro. En 1998 sort l'imposant Combustication suivi d'un album Remix en collaboration avec quelques pointures electro (DJ Logic, Dan the Automator, Illy B, Yuka Honda) un rappeur (Guru) et Bill Laswell.

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Jacques Loussier, variations sur les Gnossiennes d’Erik Satie

Formé à la musique classique au Conservatoire de Paris, fan de jazz, accompagnateur dans les années 50 et 60 de quelques cadors de la chanson française (Sauvage, Ferré, Aznavour, …), Jacques Loussier n’a eu de cesse de faire se croiser les genres, faire swinguer à la sauce jazz le répertoire de Bach, Beethoven. Dans les années 90, le label américain Telarc Jazz lui propose de poursuivre le chantier de ses improvisations jazz sur du classique. Sur son opus consacré à Erik Satie, Loussier reprend ce qui constitue la référence pour le public, à savoir les Gnossiennes et les Gymnopédies.

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Mbo Loza (D’Gary), entre folklore bara et blues de l’océan Indien

Quand il ne garde pas les zébus de son frère à Madagascar, D’Gary joue de la guitare. Magnifiquement. Son album Mbo loza sorti en 1997 en a fait le chef de file d’une tradition qui n’existait pas encore : celle d’un blues de l’océan Indien où la véhémence des propos n’altère jamais la luminosité harmonique.

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Jazzmatazz vol. I + Guru, une fusion inédite entre rap et jazz

Sorti en 1993, le 1er projet solo du leader des légendaires gangstarr, 'Jazzmatazz Vol.1' annonce une série d'albums concept qui vont impacter durablement le Hip-Hop et le crédibiliser auprès des plus sceptiques. En faisant appel à de grands noms du jazz tels que Donald Byrd, Roy Ayers ou encore Lonnie Liston Smith et Brandford Marsalis, Guru rend un hommage appuyé au jazz et démontre l'importance du rap à une époque ou ce dernier est encore regardé de haut.

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Talking Timbuktu (Ali Farka Touré, Ry Cooder), à la confluence des blues

Talking Timbuktu, paru en 1994, marque la rencontre au sommet avec le guitariste américain Ry Cooder. Chef-d’œuvre d’épure acoustique et d’arpèges cristallins, Talking Timbuktu illustre à merveille la beauté apaisée de sa région d’origine, entre fleuve et désert, tradition et modernité.

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Mo Better blues, bande son jazz pré-coltranien du Spike Lee joint

La bande sonore de Mo Better Blues est écrite et interprétée par Branford Marsalis et Terence Blanchard. Leur style ? Néo-classique, solide, pré-coltranien, dans le genre des Jazz Messengers de la fin des années cinquante. Retour à leurs sources, sous la houlette de Bill Lee, le père de Spike, qui est crédité comme auteur d'une partie de la musique originale.

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American Recordings (Johnny Cash), le retour en grâce du Man in Black

Dans les années 90, Johnny Cash est devenu un symbole, une légende, une icône, quelque chose comme la conscience de la chanson populaire américaine. Il a, au fil des années, incarné l’individualisme des pionniers, le romantisme du rebelle, et la rédemption après l’épreuve (en l’occurrence, sa dépendance aux drogues). Le problème reste que plus personne ne s’intéresse alors à ses nouveaux enregistrements.

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Sol Negro (Virginia Rodrigues), transcende la distinction entre érudit et populaire

La Bahianaise Virginia Rodrigues, cantatrice plantureuse, noire et fille de marchande des rues, a renvoyé la musique populaire brésilienne au catéchisme. Découverte à Bahia lors d'une audition publique du Théâtre Olodum, elle enregistre à 33 ans, son premier album Sol Negro, savant mariage du populaire et de la sophistication lyrique.

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Buena Vista Social Club, une histoire de hasard et de résurrection

Les plus belles histoires doivent parfois tout au hasard. Sans la défaillance des services postaux du Mali, l’aventure du Buena Vista Social Club n’aurait jamais eu lieu. Laissons à Nick Gold, producteur du projet et patron du vénérable label World Circuit, le soin de nous narrer sa singulière genèse.

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La Leçon de piano musique signée Michael Nyman

C’est en 1993 au festival de Cannes que le monde découvre la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion grâce à son nouveau film multi-récompensé la Leçon de piano (The Piano). Par la même occasion, le compositeur de musique de film Michael Nyman, accède également à la notoriété puisqu’il a produit, arrangé et composé l’intégralité de la leçon de piano musique sur laquelle le thème principal du film, décliné sous toutes ses formes, est d'une efficacité exemplaire.

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Murder ballads (Nick Cave & the Bad Seeds), la bagatelle de soixante-cinq victimes

En activité depuis l'orée des années 1980 avec The Birthday Party puis les Bad Seeds, Nick Cave était à la recherche d'un second souffle une douzaine d'années plus tard; sa poésie noire et son rock tranchant gagnent en popularité avec l'album «Let Love In» (1994), sur lequel il n'a pas réussi à caser le titre O'Malley's Bar, chanson fleuve de près de quinze minutes retraçant le meurtre de sang-froid de tous les clients du bar en question.

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Dummy (Portishead), ou la naissance du trip hop

Août 1994. La première fois que l’on entend la voix de Beth Gibbons. Dummy. On pressent, avec la pochette, que le cœur est écorché. À l’écoute il s’épanche, en poésie, en intimité dépouillée. Cette année-là, Portishead était né, Bristol devint Bristol, l’endroit du monde à jamais marqué par le courant trip hop.

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Introducing Rubén González, l’histoire d’une résurrection

Longtemps , le pianiste cubain Ruben Gonzalez fut l'un des trésors cachés de la musique cubaine. A l'instar de Compay Segundo et d'Ibrahim Ferrer, le monde l'a découvert à travers l'album collectif Buena Vista Social Club et sa version en images signée Wim Wenders. Malgré une arthrite sournoise qui le diminuait, il créait d'immenses enchantements dès qu'il se mettait au piano.

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Grace (Jeff Buckley), culte d’un premier et unique album studio

En septembre 1994 sortait Grace, le premier et unique album publié de son vivant, par Jeff Buckley. Entre ses premières expériences peu concluantes au sein de groupuscules punks et les doutes, les fausses pistes et le goût inachevé d’un second album posthume, Jeff Buckley a fait naître l’œuvre de sa carrière, unique à plus d’un titre. Jusqu’à l’âge de 25 ans, Jeff Buckley est quasiment muet, du moins en tant que chanteur. C’est avant tout un musicien, un guitariste.

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Pop Pop (Rickie Lee Jones), cerise amère sur gâteau sans crème ni édulcorants

Sur Pop Pop comme sur ses précédents albums, Rickie Lee Jones évoque dans ses chansons personnages et expériences rencontrés au fil d'une existence mouvementée. Sa voix très expressive, mi-chantée mi-parlée, et sa musique, pleine d'allusions au jazz des années 40 et au cabaret, l'ont souvent fait comparer à Tom Waits.

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Buckshot LeFonque, un classique de la M.A.A.P.

Projet éphémère au nom farfelu, Buckshot LeFonque représente l’escapade hip-hop d’un grand musicien de jazz au coeur des années 90. Derrière ce pseudonyme, Branford Marsalis, saxophoniste de renom. Formé auprès d’Art Blakey, Marsalis aura joué avec tous les grands noms du jazz, de Lionel Hampton à Herbie Hancock en passant par Miles Davis.

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Pump Up The Volume, bande originale culte de rock indé débraillé 90s

Tout le monde se souvient du disque qui l'a fait passer du côté obscur. Pour certain, c'est la B.O. de Pump Up The Volume - un film sorti en toute discrétion en août 1990, l'histoire de Mark Hunter (Christian Slater), un lycéen timide de la banlieue de Phoenix, Arizona, qui se lâche, la nuit tombée, sur les ondes d'une radio pirate installée dans sa chambre.

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Rage Against The Machine, Killing In The Name $%F#& !!!

L’origine des deux têtes pensantes de Rage Against The Machine représente l’essence même de la formation. Zack De La Rocha est un chicano pur-jus baigné durant son adolescence par le punk et les balbutiements du hip-hop. Tom Morello, d’origine kenyane par son père, a été bercé par les Clash et est titulaire d’une thèse obtenue dans la prestigieuse université d’Harvard, sur l’apartheid en Afrique du Sud.

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Nevermind (Nirvana), impose le son et l’esprit du grunge à la planète rock

En 1991 "Nevermind" inondait la planète de ses riffs inoubliables, propulsant nirvana au firmament. Une trajectoire incroyable, défiant les basiques du business : un groupe indé du fin fond de l'état de washington, totalement inconnu du grand public quelques mois auparavant, imposait le son et l'esprit du grunge à la planète rock.

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B.O. de Ghost Dog (RZA), score décalé et philosophie orientale

Sur le toit d’un immeuble du New jersey, Ghost Dog vit solitaire au milieu de ses chers pigeons voyageurs. Il perfectionne sa culture de samouraï et sort seulement pour exercer son métier, tueur... Jarmusch se lance cette fois dans le film noir avec plusieurs références claires à Melville et à son Samouraï. Pour le producteur de hip hop RZA, leader du groupe Wu-Tang Clan, c'est l'occasion de signer un score décalé et de mettre en pratique ses obsessions pour les arts martiaux et la philosophie orientale.

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Prose Combat (MC Solaar), oscillation élégante entre commentaire social et tranches de vie

Signé chez Polydor sur la foi de trois démos enregistrées avec le DJ Jimmy Jay dans le sous-sol d'un labo de chimie à Noisy-le-Sec, Solaar est le pur produit de la culture rap telle qu'elle s'exprime au début des années 90 : le leader d'une bande de potes, le Posse 501, qui bricole ses musiques et ses lyrics sans se soucier d'argent, de gloire ou de disques d'or.

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Oedipus Schmoedipus (Barry Adamson), de la soul cinématographique

Quand « Oedipus Schmoedipus » sort en 1996, cela fait déjà dix ans que Barry Adamson vole de ses propres ailes. De Moss Side story (1989) à Soul Murder (1992), ses premiers albums sont une suite de bandes originales pour films imaginaires, toutes inspirées d’une passion intime pour la véritable musique de film.

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Paul’s Boutique (Beastie Boys), disque bric-à-brac entre rap et réminiscences jazzy

Si les Beastie Boys n’avaient sorti qu’un seul album, leur premier, «License To ill» (1986), ils seraient sans doute passés à la postérité comme de vilains garnements blancs agités du bulbe capables de glapir un rap tendance punk super efficace, vendu à millions grâce à son refrain crétin « You got to fight for your right to paaaaarty...

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Daft punk Homework , le groove synthétique

En cette fin d'années 1990, la France s'emballe. Un an avant qu'elle devienne championne du monde de foot, un groupe français réussit à atteindre une classe mondiale : Daft Punk, avec«Homework», un album qui marqua son époque et qui symbolisa le succès phénoménal de la french touch dans les discothèques européennes et au-delà. Ce renouveau dans le son électro-rock va permettre de jeter des ponts entre fans hardcore de disco-boule-à-facettes et amateurs de pop simple, élégante et dérangeante.

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Below The Bassline (Ernest Ranglin), l’album solo du Django Jamaïcain !

Ernest Ranglin est le Django des Caraïbes. Comme le maitre manouche, il évolue en improvisation permanente, jamais gêné par les contraintes techniques. Son style est un délice de musicalité, ses notes gambadent sur le groove, le parent d’une douce légèreté. Un rien d'innocence éclaire les interventions de ce vétéran, longtemps le meilleur secret de son fie, avant de découvrir le monde sur le tard.

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