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The Payback (James Brown), chant de colère, de revanche et chant du cygne

De bien tristes circonstances rappellent James Brown au travail. Au lendemain de la mort accidentelle de son fils en voiture, il se jette à corps perdu pendant tout l’été 73 dans la conception de ce qui doit théoriquement encore être la musique d’un film, Hell Up In Harlem. Curieusement les producteurs n’en voudront pas. « pas assez funky ». De façon caractéristique, ce jugement imbécile motivera Brown, qui sortira l’album sous le nom de The Payback.

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Earth Wind and Fire Alive in’75, concerts d’anthologie au groove extatique

Pour devenir une formation de premier plan, il manque encore au groupe Earth, Wind & Fire un hit incontournable susceptible de transcender les frontières de la soul pour toucher tous les publics. L’occasion lui en est donnée par le biais d’un projet cinéma lorsque Maurice White est sollicité en 1975 par Hollywood pour écrire la B.O. du film That’s The way Of The World, l’histoire d’un producteur de disques (interprété par Harvey Keitel) qui cherche à pousser la carrière d’un jeune groupe inconnu contre l’avis bassement commercial de ses patrons.

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Sex Machine (James Brown), clef de voûte de la discographie brownienne

On ta dit : ce double album est deux choses à la fois. Pierre angulaire de l’histoire de la musique noire, clef de voûte de la discographie brownienne. Il propose un souvenir du formidable modèle dit du mâle noir urbain 70 jetant ses ordres à la cantonade :“Ne me donnez rien/ Ouvrez-moi juste la porte/ Je me servirai tout seul ”. Bien des années après, musardant sur l’infernal impact de son titre chaudière, James affirmerait : “Cette chanson, ‘…Sex Machine’, ah… J’ai mis bien des choses dedans.

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B.O. de Across 110th street (Bobby Womack/J.J. Johnson), sommet de blaxploitation

Across 110th Street, signé en 1972 par Barry Shear. Un policier sombre et violent à l’image d’Anthony Quinn, mais aussi un manifeste politique pour le droit des minorités, porté par une bande-son signée par le tromboniste JJ Johnson, vétéran du bop alors installé à Los Angeles. Des instrumentaux classieux, et un classique imparable, le thème titre de Bobby Womack and Peace, de la soul dopée aux cordes sensibles

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Bande originale de Shaft (Isaac Hayes), instrumentaux introspectifs et tueries funky

« Il est cool, c’est un coriace. C’est un privé non, une bombe sexuelle qui les tombe toutes. Il ne reçoit d’ordre de personne’, noir ou blanc, mais il est prêt à risquer sa peau pour un pote. Lui, c’est Shaft. Pigé ! » Le titre principal d’lsaac Hayes présente parfaitement le héros/rebelle/emblème afro-américain interprété par Richard Roundtree et vedette de l’énorme succès réalisé par Gordon Parks, Les Nuits rouges de Harlem sortit dans la foulée de Sweet Sweetback’s Baaclasssss Song.

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Curtis (Curtis Mayfield), premier LP solo du maestro

Les activités de Mayfield pendant les années 60 ne se limitent pas à son travail au sein des Impressions. Lorsqu’il n’est pas en tournée à travers les Etats-Unis, il trouve le temps d’écrire pour d’autres représentants de la soul de Chicago dont Major Lance, Walter Jackson, Gène Chandler, Billy Butler et surtout son frère Jerry.

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Life on planet groove (Maceo Parker), un live 2% Jazz, 98% Funky Stuff !

En 1976, les JB’s quittent le navire en pleine gloire. Ils rejoignent George Clinton, réputé pour ses extravagances vestimentaires et musicales. Sept années durant, Maceo Parker joue les invités de marque sur les albums de Parliament et Funkadelic. Il prête également son talent au Bootsy’s Rubber Band, fondé par Bootsy Collins, l’ancien bassiste de James Brown.