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Joseph Hill, leader de Culture et incarnation du militantisme rasta

Le leader de Culture était avant tout un militant, bien décidé à reprendre son identité aux griffes de Babylone et sa spiritualité aux paroisses chrétiennes des colons anglais. « Je n’ai pas honte de déballer mes locks, même dans une église / Je n’ai pas honte de montrer mes locks, je suis un descendant africain », chante-t-il sur l’imparable « I’m Not Ashamed » en 1976.

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Two Sevens Clash (Culture), pilier du reggae roots

Une pièce maîtresse du reggae roots, un album qui a su capturer l’essence même d’un peuple et d’une spiritualité, voici ce qu’est Two Sevens Clash. Profondément rasta et jamaïcain, Joseph Hill, le leader charismatique du trio vocal, offre une synthèse parfaite de ce que le reggae roots a pu être à son âge d’or : des textes gorgés de foi rasta et de militantisme panafricain mêlés à des compositions reggae riches de sonorités en provenance directe d’Afrique et du folklore des Caraïbes.

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Aux armes et caetera (Serge Gainsbourg), phrasé “talk over” et rythmiques reggae

À l’époque où Serge Gainsbourg décide d’enregistrer aux armes et caetera, sa cote d’amour navigue à marée basse, ses derniers disques – Rock Around the Bunker, L’homme à tête de chou – étant autant d’échecs commerciaux. Seule sa maison de disques Philips semble encore croire en lui en tant qu’interprète. L’année d’aux armes et caetera, en 1979, Serge Gainsbourg écoute du reggae et aime vraiment cette musique : “C’était mon époque reggae, j’en avais marre de Londres, je suis parti après la mort des Sex Pistols… je me suis cassé et j’ai pris les musicos de Tosh et la femme de Marley. J’ai fait deux 33T avec eux, le premier à Kingston et le second à Nassau.

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Bob Marley Exodus , l’album de l’exil forcé à Londres

Premier album studio de Bob Marley & the Wailers enregistré hors de la Jamaïque, Exodus est d’abord le disque de l’exil forcé. Le 3 décembre 1976, six hommes armés tirent sur Bob Marley et sa femme Rita à leur domicile de Kingston. Les causes sont nébuleuses.Le couple décide de s’exiler à Londres, où Bob Marley va peaufiner les chansons de Bob Marley Exodus, pour la plupart écrites avant son départ. Les journaux découvrent sa présence à Londres par hasard lorsqu’il est arrêté pour possession de cannabis. Traînant dans Babylone, Marley entend les Clash pour la première fois.

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Gone Clear (Manu Dibango), kingston escale accompagnié de Sly & Robbie

Gone Clear, premier des deux albums reggae du légendaire saxophoniste camerounais Manu Dibango est enregistré avec Sly & Robbie, quelle drôle d’idée pour le pape de l’afro-jazz d’aller fricoter avec des musiciens jamaïcains qui à l’époque n’avaient pas 30 ans et se moquaient comme d’une guigne de la musique africaine, lui préférant la soul et le funk de Philly Sound…

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Funky Kingston (Toots & the Maytals), moins roots par sa connivence avec la soul

L’explosion a lieu en 1972 avec la bande originale du film The Harder They Come. Jimmy Cliff y est starisé mais les Maytals voient figurer deux de leurs titres dans la sélection. Comme beaucoup d’autres, les Maytals passent du label Trojan de Duke Reid au label Island de Chris Blackwell.

 Rebaptisés Toots and the Maytals, en raison du charisme et de la position de soliste de Toots, ils sortent en 1973 le sublime Funky Kingston.

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Island records, symbole de l’explosion reggae worldwide

Figure indissociable du label, Chris Blackwell grandit à la Jamaïque mais fait ses études en Angleterre. De retour dans son île natale, il fonde Island Records en 1959 avec une mise de fonds de 1000 livres sterling. A ses début, Island Records axe ses efforts de production sur les racines de la musique jamaïcaine que sont le ska, le rocksteady et le reggae.

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Kingston (Jamaïque)

Fruit des étapes successives qui jalonnent la musique populaire jamaïcaine (mento, ska, rocksteady), le reggae apparaît à Kingston à la fin des années 1960. Si des vestiges du colonialisme sont…

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Reggae, musique populaire jamaïcaine

Fruit des étapes successives qui jalonnent la musique populaire jamaïcaine (mento, ska, rocksteady), le reggae apparaît à Kingston à la fin des années 1960. Si des vestiges du colonialisme sont toujours présents (parcs, élégantes bâtisses anglaises, etc.), la ville compte plusieurs ghettos dont le plus célèbre est Trenchtown. Le quotidien de la cité est notoirement violent. La musique y est omniprésente.