Posted in ALBUM

Abbey Road (The Beatles), l’ultime opus des Fabs four

Sur la pochette, pas de titre ni de nom de groupe. Kosh, le directeur artistique qui a orchestré ce visuel légendaire, a justifié son choix lors d’une interview pour la BBC en 2009, à l’occasion du quarantième anniversaire de la sortie The Beatles Abbey Road : “Je leur ai assuré qu’on n’avait pas besoin d’écrire le nom du groupe sur la pochette. Ils étaient le groupe le plus célèbre du monde, après tout.

Posted in ALBUM

Transformer (Lou Reed), le meilleur album de David Bowie ?

Après quatre albums officiels du Velvet Underground, Lou Reed, exsangue, fauché et humilié par les échecs systématiques, finit en 1970 par laisser le groupe à la dérive, qui sortira même sans lui un ultime album, Squeeze, en 1973. Battu, abattu, il songe à tout abandonner, pour reprendre l’entreprise paternelle de comptabilité. Pour gagner de l’argent de poche et financer des régimes alimentaires qu’il a décidé d’opposer à son hygiène de vie chaotique, il ramasse les poubelles sur les plages de Long Island, gère de la paperasserie pour son père.

Posted in ALBUM

White album (The Beatles), une auberge espagnole où le pire côtoie le meilleur

Durant les cinq mois qu’il fallut à John, Paul, George et Ringo pour enregistrer le “Double Blanc ” leur producteur, le bon George Martin, s’arracha pratiquement ce qu’il lui restait de cheveux neigeux. Etrange affaire : pour les fans, ce disque aurait dû être le meilleur Beatles de tous les temps. Et pour cause : c’était le double. Mais voilà bien ce qui gênait George Martin : ce disque n’était qu’une série de mauvais coups, croches dans le dos et pétages de plombs.

Posted in ALBUM

Wish You Were Here, Pink Floyd convoque les fantômes de son passé

En décembre 1973, la crise au sein du groupe couve depuis déjà un an. Le groupe a repris en traînant les pieds le chemin d’Abbey Road pour travailler sur un projet d’album en friche depuis deux ans et intitulé Household Objects.Avant d’enregistrer Pink Floyd Wish You Were Here, le groupe est totalement paralysé par l’enjeu de devoir donner une suite à The Dark Side of the Moon. Pink Floyd tente une manœuvre de diversion en se lançant dans cette entreprise hasardeuse d’un disque uniquement réalisé à partir d’objets usuels comme du ruban adhésif, des allumettes, des verres à pied ou des outils.

Posted in ALBUM

Berlin (Lou Reed), grand cabaret de la solution finale

En 1973, la bête noire de Lou Reed n’était pas tant Lester Bangs, rock-critic débauché qui le poursuivait de ses délires affectifs, qu’un certain Alice Cooper. Occupant bruyamment le créneau de la décadence défriché par le Velvet Underground, arrivé sur le tard, produit par l’ennemi absolu Frank Zappa, Alice Cooper a le culot de s’offrir un succès mondial massif émaillé de 45 tours qui explosent dans les juke-boxes.

Posted in ALBUM

Murder ballads (Nick Cave & the Bad Seeds)

En activité depuis l’orée des années 1980 avec The Birthday Party puis les Bad Seeds, Nick Cave était à la recherche d’un second souffle une douzaine d’années plus tard; sa poésie noire et son rock tranchant gagnent en popularité avec l’album «Let Love In» (1994), sur lequel il n’a pas réussi à caser le titre O’Malley’s Bar, chanson fleuve de près de quinze minutes retraçant le meurtre de sang-froid de tous les clients du bar en question.