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LA. Woman (The Doors), le chant du cygne de Jim Morrison

Ni le nom du studio ni le titre de la chanson ne sont du meilleur augure. Durant les premiers jours d’octobre 1970, une équipe de musiciens est réunie à Sunset Sound Recorders afin d’y terminer l’enregistrement d’une composition de Nick « The Greek » Gravenites, Buried Alive in the Blues… Seule manque la chanteuse., d’ordinaire ponctuelle. Les heures passent, le producteur s’alarme, un road manager est dépêché au Landmark Motor Hotel, niché au pied des collines d’Hollywood. Sur le parking, un cabriolet Porsche peint aux couleurs du psychédélisme.

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Exile on main street (The Rolling Stones), une jungle marécageuse de riffs

Habitées par le blues et la soul, les chansons de ce double album célèbrent avec une ferveur lascive les joies de l’âme.Si Sticky Fingers était l’album à la braguette magique, les Stones d’Exile on Main Street semblent en pleine panne des sens – la langue, ils la tirent encore, mais d’épuisement. Le refrain de la chanson d’ouverture, Rocks Off, donne d’ailleurs la clé de ce qui, en mai 1972, sonne comme un album de reprises mal fagotées : “Je n’arrive plus à jouir que lorsque je rêve”, se lamente Jagger.Exile on Main Street offre effectivement une recension des pollutions nocturnes et rêves humides des Stones provoqués par les musiques afro-américaines.

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Beggars Banquet (Rolling Stones), le diable en affection

Quand on y repense, s’il n’y avait pas eu l’intensité de l’exercice folk-blues et le plaisir procuré par ce chant malicieux retrouvant ses vieux accents de plagiaire, on aurait pu aisément rigoler du côté peu crédible des paroles de No Expectations. “Once I was a rich man/Now I’m so poor” : difficile de s’imaginer celui qui les interprète en pauvre bougre ruiné.

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Rides again (The James Gang), chef d’œuvre bicéphale

Après un premier album au succès mitigé, Fox, Walsh et Peters – The James Gang- retournent sans tarder en studio en novembre 1969. C’est au Record Plant de Los Angeles, studio d’enregistrement ultra moderne et toujours sous la houlette de Bill Szymczyk, que nos compères gravent ce chef d’œuvre bicéphale, une première partie électrique et une seconde semi-acoustique.

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Sticky Fingers (The Rolling Stones), l’album des deux Mick

À bien des égards, Sticky Fingers marque un nouveau départ pour le groupe : c’est le premier album à paraître sur son propre label, Rolling Stones Records, et le premier enregistré avec Mick Taylor qui vient de rejoindre le groupe. Outre son jeu de guitare, il est l’artisan avec Jagger de nombreuses chansons. C’est un peu « l’album des deux Mick ».

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Led Zeppelin whole lotta love, la foudre en rondelles de vinyle

En 1969, un commando d’Anglais fait rendre les armes à la raison, baillonne les inhibitions des kids de l’Amérique profonde. Puis de la planète teenage.En proclamant la primauté des sens, l’urgence absolue de la jouissance et le droit sacré à l’exultation des corps, Led Zeppelin Whole Lotta Love libère une génération de tout souci d’autocensure. Car, pour les gamins aux oreilles desquels l’Elvis de That’s All Right Mama fait figure d’ancêtre et le (I Can’t Get No) Satisfaction des Stones de golden oldie, la giclée de groove électrique sur laquelle débute le deuxième album de Led Zeppelin ouvre d’inouïes perspectives de plaisir.