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Eli And The Thirteenth Confession (Laura Nyro), mélodies vagabondes et ensoleillées

En 1968, alors qu’elle est invitée au festival de Monterey pour son deuxième concert, elle se fait huer et jeter de scène. On imagine bien le public hippie s’insurger contre la poésie de ses textes qui introduisent parfois des figures de l’Ancien Testament, comme dans Eli’s Comin, où l’amant apparaît sous la forme d’un ange.La même année, Laura Nyro enregistre son deuxième album intitulé « Eli And The Thirteenth Confession ». Elle n’a alors que 21 ans. Dans une certaine mesure cette maturité précoce reflète toute la richesse de sa personnalité, pleine, complexe dans son rapport à la musique, en éternelle remise en question.

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Killing Me Softly (Roberta Flack), l’aboutissement d’une longue histoire mêlée de légende urbaine

Succès retentissant de l’année 1973, Roberta Flack Killing me Softly With His Song est l’aboutissement d’une longue histoire se mêlant à une légende urbaine. La première interprète de cette chanson, la chanteuse Lori Lieberman, a toujours prétendu s’être inspirée du titre Empty Chairs de Don McLean, entendu lors d’un concert au club Troubadour de Los Angeles. Roberta Flack aurait ensuite demandé au parolier Norman Gimbel de lui confectionner des paroles qui évoqueraient cette prestation qui l’avait beaucoup marquée. L’anecdote est jolie mais la réalité est moins glamour.

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Lou Bond (Lou Bond), premier et unique LP du soulman

Après avoir sorti des limbes l’inoubliable Rodriguez, les limiers du label Light in the Attic mettaient la main sur un autre trésor, l’unique album de ce Lou Bond inconnu au bataillon, et dont la découverte fut presque autant violente.Originaire de Memphis, Ronald Edward Lewis tenta d’abord sa chance vers le nord, mettant le cap sur Chicago tandis qu’il adoptait le sobriquet Lou Bond.

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Cold fact (Sixto Rodriguez), premier LP du sugar man

Cold Fact, produit en 1969 et sorti l’année d’après sur un tout nouveau label subsidiaire de Buddah Records, Sussex, fut un des plus obscurs bides et l’un des disques les plus rares de la période. Même pas rare, en fait, puisque personne ne le cherchait, ne figurant sur aucune «liste» de collector.

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What’s Going On (Marvin Gaye), chef-d’œuvre de soul sophistiquée et engagée

À partir de 1967, Marvin Gaye, le crooner à la voix d’or de la Motown, se sent de plus en plus étouffé par le carcan créatif du label de Berry Gordy. Dévasté par la disparition, en mars 1970, de Tammi Terrell, sa partenaire de Ain’t No Mountain High Enough, il annonce son retrait de la scène et des studios. En plus d’être la cible du fisc pour dettes impayées, Marvin Gaye est également secoué par les confidences de son frère Frankie, qui vient d’achever une mission de trois ans au Vietnam. Après s’être rêvé en Sinatra noir, Marvin Gaye cherche désormais le moyen de canaliser sa frustration artistique. Il trouvera son salut sous la forme d’une protest song écrite en réaction aux brutalités policières commises lors des émeutes de Berkeley par Renaldo « Obie » Benson, un membre des Four Tops.

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B.O. de Trouble man (Marvin Gaye), blaxploitation contribution du prince de la soul

Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur : la Bande originale de Trouble man.Nous sommes en 1972 et alors que Marvin Gaye refuse de monter sur scène afin de défendre son What’s Going On, apeuré par la simple idée de devoir repartir en tournée, il pense un temps poser ses valises à Hollywood et y faire carrière.