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Four way street (Crosby Stills Nash and Young), live au couronnement posthume

Disque d’or immédiat comme les deux précédents albums et numéro 1 des ventes en Amérique durant l’été 1971, ce double live est un couronnement posthume à son arrivée dans les bacs.Tourmentés et paranoïaques, Crosby Stills Nash and Young, les quatre héros de la culture hippie n’ont pas supporté la seule promiscuité d’une tournée l’année passée. À guichets fermés. Et l’album, enregistré au Fillmore East de New York, puis à Chicago et à Los Angeles, est achevé sous la houlette de Bill Halverson accompagné des seuls Crosby et Nash. Stephen Stills leur reprochera longtemps de s’être accommodés de bandes sur lesquelles il n’était pas à son summum.

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Roy Ayers, King Of The Vibes et don d’ubiquity

Le vibraphoniste Roy Ayers a joué avec Herbie Mann, Fela Kuti et Lionel Hampton. Son groupe Ubiquity fut l’un des premiers à fusionner jazz, funk et soul music. Les lames de son vibraphone n’ont jamais de vague à l’âme.Avant de s’installer à New York et de promener ses mailloches dans tous les sillons de la Grande Musique Noire, Roy Ayers a fait ses classes à Los Angeles. En s’inscrivant d’abord, en 1958, au Los Angeles City College pour y étudier sérieusement la théorie musicale.

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Expansions (Lonnie Liston Smith and The Cosmic Echoes), fusion nimbée de spiritualité

Arrivé à NYC en 1963, Lonnie Liston Smith joue du Free Jazz avec différentes formations locales jusqu’en 1971, date à laquelle il découvre un instrument alors presque inconnu du grand public, le Fender Rhodes. Le mythique clavier crée en 1965 par Harold Rhodes, sera découvert par Lonnie presque par accident alors qu’il enregistre en studio. Très prolifique entre 1973 et 1985, il enregistre 14 albums dont « Expansions » accompagné de The Cosmic Echoes le groupe qu’il a créé avec son frère Donald Smith.

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Blue Note Records, un legs esthétique et musical incontestable !

Né de la passion commune de deux amis, Alfred Lion et Francis Wolff, Blue Note Records est devenu le label de jazz le plus prestigieux du XXe siècle. Son slogan, « The Finest in Jazz Since 1939 », a marqué l’histoire du courant musical, en s’affichant sur les pochettes de Louis Armstrong, Art Blakey, Miles Davis, Ornette Coleman, Chick Corea, en passant par John Coltrane et Herbie Hancock.

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Songs of Leonard Cohen (Leonard Cohen), premier LP du songwritter

Pas de Summer of Love pour Leonard Cohen. Son premier album Songs of Leonard Cohen est sorti juste avant Noël 1967, c’est le plus beau des cadeaux, mais c’est celui, empoisonné, d’un homme qui ne croit pas au Père Noël. Ni à l’amour éternel. Ni à la mode de l’époque – sur la photo de pochette, il ressemble plus à un mélange de John Cassavetes et François Fillon jeune qu’à un mec cool.

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Studios Sound City, Mecque du rock alternatif

Peu d’endroits dans le monde ont vu une telle créativité déferler entre ses murs en l’espace de quarante ans. Sound City, c’était un peu la Motown du rock alternatif, la caution d’un grain Rock particulier, nécessaire pour garantir l’authenticité du propos.Difficile également d’évoquer les studios Sound City sans ceux qui en ont fait leur terrain de jeu idéal pour devenir des maîtres en la matière, à savoir les grands producteurs d’outre-Atlantique tels que Rick Rubin, Joe Barresi , Brett Gurewitz, Greg Fidleman ou des artistes développant leurs talents en production comme Trent Reznor ou James Maynard Keenan.

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Breezin (George Benson), un jazz instrumental funky et léché

Si Warner eut fort à faire pour arracher Benson à Creed Taylor (alors producteur chez CTI), elle n’eut pas à regretter les 400 000 dollars déboursés pour le signer en août 1975.Avant d’être débauché par la major, George Benson est guitariste de session pour CTI depuis déjà quelques années. Ses enregistrements pour le label vont marquer l’apogée du guitariste.

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B.O. de « l’affaire Thomas Crown » (Michel Legrand), presque un film musical

« J’arrivais en Amérique dans le but de vivre de nouvelles aventures après dix ans de cinéma français avec la Nouvelle vague ». Quatorze ans après ses débuts de compositeur pour l’image avec les Amants du Tage (1954) d’Henri Verneuil, Michel Legrand, encore auréolé du formidable succès des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, se donne le challenge de l’Amérique.

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Gil Scott Heron, parrain du rap et du spoken words

Considéré par beaucoup comme le parrain du rap et du spoken words à travers les premières adaptations musicales de ses poèmes, Gil Scott Heron a évolué en suivant l’influence de ses mentors (John Coltrane, Billie Holiday…) vers une fusion Jazz/Blues/Funk tout en conservant une verve poétique et politique souvent en avance sur ses pairs.Gil Scott Heron se bat contre tout ce qui mine les siens, célébrant la libération des peuples dans des chansons en forme de prières pétries d’humanité et d’humilité.

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Elephant (The White Stripes), un blues-punk féroce

Enregistré à Londres, le quatrième album des White Stripes reste à ce jour leur réussite absolue. Le concept d’un simple duo, guitar’n’drums, réussissant à imposer son boucan sonique à quatre millions d’acheteurs dans le monde n’était pas évident. Efficace, le disque est porté par un remarquable single, “Seven Nation Army”.