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Perfect Angel (Minnie Riperton), deuxième EP de la soul woman dotée d’une voix aux quatre octaves

Deuxième EP de la soul woman Minnie Riperton, Perfect Angel sort en 1974. Album de platine la même année, auréolé du sublime 45-tours Lovin’ You, “Perfect Angel” est supervisé par un certain Stevie Wonder qui, non content d’endosser les habits de multi-instrumentiste et de producteur, offre deux chansons mémorables, Take A Little Trip et Perfect Angel, à celle qui venait de contribuer à son récent “Fulfillingness’ First Finale”.

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Vu de l’extérieur (Serge Gainsbourg), album de transition

Sorti en 1973, Vu de l’extérieur est à tous égards un album de transition. La vie est transitoire, Gainsbourg le sait, lui qui, quelques jours après l’enregistrement, a une crise cardiaque. Esthétiquement, cet album l’est tout autant coincé entre L’Histoire de Melody Nelson et Rock Around the Bunker, il semble hésiter entre sexe et sentiment, humour grinçant et désabusement.

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Windows of the Mind (Billy Brooks), classique Jazz Funk seventies

De son vrai nom Julius E. Brooks, Billy Brooks est avant tout un musicien de Jazz, mais “Windows of the Mind”, unique album solo du trompettiste, flirte avec le funk. Produit par Ray Charles et interprété par des musiciens cultes (Larry Gales, Clarence Johnston, Herman Riley, Jef Lee, Calvin Keys), cet LP s’est imposé comme l’un des grands classiques Jazz Funk du début des années 70.

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Joao Gilberto (Joao Gilberto), impressionniste jusqu’à l’évaporation

Comme souvent chez Joao Gilberto, l’innovation ne vient pas du répertoire mais de l’interprétation. Après tout, Miles Davis ne disait-il pas de lui qu’il pouvait “bien sonner même en lisant l’annuaire » ? Sur cet opus, Joao Gilberto prolonge et radicalise sa démarche, celle de l’épure de la samba, allant vers encore plus d’introspection, donnant à sa musique une dimension presque méditative.

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Afreaka (Demon Fuzz), étrange décoction de funk progressif made in UK !

D’abord connu sous le patronyme de Blue Rivers and the Maroons, Demon Fuzz ou les « enfants du diable » livre en 1970 un LP intitulé Afreaka ! comme un cri multiculturel rappelant la richesse de leurs influences Funk, Soul, Afrobeat, Jazz, Rock Psychédélique, Blues, etc. La combinaison est subtile, inédite, surprenante. Comme Cymande, autre groupe de funk britannique tout aussi culte, Demon Fuzz possédait bien des qualités pour percer. L’histoire en voudra autrement.

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African Rhythms 1970-1982 (Oneness of Juju), chaînon manquant entre Pharoah Sanders et Kool and the gang

Oneness of Juju est une comète qui a traversé le ciel des années 70, et qui n’a jamais cessé sa course depuis. Le groupe, rebaptisé Plunky and Oneness en 1988 continue d’exister sous la houlette de l’un de ses fondateurs, le saxophoniste James Plunky Branch. African Rhythms 1970-1982 retrace le parcours de ce groupe explosif, à travers ce concentré de morceaux dansants où l’afro-jazz se mêle au funk, au blues, à la soul et aux polyrythmies de la batucada brésilienne.

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Gone Clear (Manu Dibango), kingston escale with Sly & Robbie

Gone Clear, premier des deux albums reggae du légendaire saxophoniste camerounais Manu Dibango est enregistré avec Sly & Robbie, quelle drôle d’idée pour le pape de l’afro-jazz d’aller fricoter avec des musiciens jamaïcains qui à l’époque n’avaient pas 30 ans et se moquaient comme d’une guigne de la musique africaine, lui préférant la soul et le funk de Philly Sound…

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Sticky Fingers (The Rolling Stones), l’album des deux Mick

À bien des égards, Sticky Fingers marque un nouveau départ pour le groupe : c’est le premier album à paraître sur son propre label, Rolling Stones Records, et le premier enregistré avec Mick Taylor qui vient de rejoindre le groupe. Outre son jeu de guitare, il est l’artisan avec Jagger de nombreuses chansons. C’est un peu « l’album des deux Mick ».

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Turn This Mutha Out (Idris Muhammad), extase disco pour dance-floor averti

Idris Muhammad représente un cas à part dans l’histoire de la musique noire. Peu connu des amateurs de jazz jusqu’à sa collaboration avec Ahmad Jamal, il a mené une double carrière tant dans le jazz que dans la musique populaire. Sorti en 1977, “Turn This Mutha Out”, est une de ces pépites oubliées des glorieuses 70’s totalement décomplexées et taillées pour la danse, ne négligant pas pour autant le geste musicien à commencer par la friandise discoïde qui ouvre l’album, Could Heaven Ever Be Like This.

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Acabou Chorare (Os Novos Baianos), une fraîcheur et un enthousiasme contagieux

Au départ, les Novos Baianos se posent dans la droite lignée des tropicalistes, alors en exil : guitares bourdonnantes, psychédélisme enjoué et orchestral. Jusqu’à ce qu’un visiteur pour le moins étonnant vienne frapper à la porte de leur communauté hippie dans la Zona Sul de Rio. Son nom: Joao Gilberto, co-inventeur de la bossa nova et légende nationale.

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Greetings from Asbury Park, N.J. (Bruce Springsteen), premier album solo du Boss

Après avoir quitté Steel Mill, son groupe de hard rock, le jeune Springsteen entame l’écriture de son premier album solo. Les textes, tirés de ses expériences personnelles, marquent un changement radical dans son écriture. Emmené par « Blinded By The Light » et « Spirit in the Night » et leurs arrangements résolument jazz, Greetings est à mi-chemin entre un folk Dylanesque et l’exubérance rock de Van Morrison.

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Mother Earth’s Plantasia (Mort Garson), totem pour tout fan de synthé Moog

En 1976, Mort Garson, pionnier de la musique électronique à qui la chaîne CBS a commandé une bande-son pour la retransmission de la mission Apollo 11, sort Mother Earth’s Plantasia, sous-titré « warm earth music for plants… and the people who love them ». Trente minutes d’instrumentaux mélancoliques au Moog en hommage au bégonia ou à la violette africaine, pas si éloignées des flâneries électroniques d’un François de Roubaix époque Chapi Chapo.

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Arthur Verocai (Arthur Verocai), quand le Hip-Hop exhume un géant endormi

Si la musique d’Arthur Verocai n’avait pas été samplé par des rappeurs et autre crate-diggers tels Ludacris ou Snoop Dogg, son unique disque serait peut-être resté ce « géant endormi ». Savant mélange de jazz, funk, rock, bossa nova et de discrètes touches psychédéliques, l’unique album solo d’Arthur Verocai défie à la fois les conventions musicales de l’époque et la censure.

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Music of my Mind (Stevie Wonder), album révolutionnairement synthétique

Fruit d’une session marathon en compagnie des pionniers de la musique synthétique Malcom Cecil et Bob Margouleff, la paire de techniciens va concevoir avec Stevie Wonder près de deux cents départs de morceaux durant une période de douze mois. La crème de ces maquettes deviendra Music Of My Mind, un album révolutionnaire sorti en 1972, neuf chansons qui témoignent d’une autonomie mais aussi d’une époustouflante phase créative.

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Bande sonore du parrain (Nino Rota), un recyclage magistral !

Si Nino Rota est l’auteur de quatre symphonies, onze opéras, neuf concertos, il est surtout connu pour avoir écrit quelque 170 bandes sonores pour le cinéma. Le septième art reste l’essentiel de son répertoire notamment celui de Fellini. Pour le Parrain de Francis Ford Coppola, Nino Rota signe une de ses œuvres les plus magistrales, entre opéra et complainte folklorique sicilienne.

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The Payback (James Brown), chant de colère, de revanche et chant du cygne

De bien tristes circonstances rappellent James Brown au travail. Au lendemain de la mort accidentelle de son fils en voiture, il se jette à corps perdu pendant tout l’été 73 dans la conception de ce qui doit théoriquement encore être la musique d’un film, Hell Up In Harlem. Curieusement les producteurs n’en voudront pas. « pas assez funky ». De façon caractéristique, ce jugement imbécile motivera Brown, qui sortira l’album sous le nom de The Payback.

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Requiem for an Almost Lady (Lee Hazlewood), la country devient baroque

Lee Hazlewood est un de ces hors-la-loi de la norme et du classement. Si pour le quidam, le nom du moustachu évoque vaguement quelque chose c’est souvent exclusivement le tandem qu’il forma avec Nancy Sinatra. Hazlewwod est pourtant bien plus que ça. Un compositeur, chanteur, musicien, arrangeur, patron de label (LHI) et producteur brassant des influences multiples.

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Rashida (Jon Lucien), une tempête tropicale…tranquille

Doté d’une voix de baryton riche et expressive, ses chansons sont des récits poétiques empreins d’espoir, d’harmonie et de spiritualité. Des paraboles d’un amour perdu, d’un amour retrouvé et de relations pleines de promesses. Avec un style qui n’appartient qu’à lui, il mêle R&B, pop, soft jazz à des rythmes caribéens et brésiliens. Une tempête tropicale tranquille.

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Ghetto: Misfortune’s Wealth (24 Carat Black), opéra conceptuel soul devenu culte

Adopté au début des années 90 par la scène groove britannique et plus tard samplé par Digable Planets et Jay-Z, Ghetto : Misfortune’s Wealth est le premier et unique LP du collectif 24 Carat Black. L’album concept du producteur et compositeur Dale Warren, sorti à l’automne 1973, a même mis au défi son public cible de l’adopter. Message déprimant pour la classe moyenne noire émergente et trop capiteux

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Fulfillingness First Finale (Stevie Wonder), album de transition

Album de transition entre le sommet créatif  d’Innervisions et le monumental Songs In The Key Of Life, Fulfillingness’ First Finale est le fruit de compositions ébauchées depuis son indépendance artistique lors des sessions de « Music of My Mind », enrichi de deux nouveautés, le message politique You Haven’t Done Nothin adressé au président Richard Nixon et le funky Boogie On Reggae Woman, censé inciter les Américains à tourner leurs oreilles en direction de la Jamaïque.

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Mélodie en soul-sol Paris 70’s, du rare groove made in France

L’histoire de mélodie en soul-sol débute dans l’atmosphère voluptueuse du paris des années 70. Ce premier album, mélodie en soul-sol paris 70’s lève le voile sur une collection riche et précieuse d’enregistrements inédits soul, jazz, funk français. Des titres totalement inconnus tels que « Saramina » ou encore ” Blacknight », des lignes de basses assassines, du Fender Rhodes, des arrangements de cordes surréalistes, de la guitare wah-wah, des ensembles de cuivres efficaces réalisant ainsi la fusion parfaite entre musique populaire et jazz.

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Construção (Chico Buarque), l’antépénultième syllabe du vers

Chico Buarque sort Construção en 1971, album qui marque une nouvelle évolution de son style. Selon lui, si son album n°4 est son album de maturité en tant qu’homme, Construção marque sa maturité en tant qu’artiste. A bien des égards, le disque reste nourri à la musique brésilienne, toute la musique brésilienne mais rien que la musique brésilienne.

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Have You Heard Jim Croce Live, recueil de classiques de l’auteur-compositeur-interprète américain

Have You Heard Jim Croce Live est un recueil de classiques de l’auteur-compositeur-interprète américain Jim Croce, sorti en 2006, plus de trente ans après sa mort. Complément du DVD du même nom sortie en 2003, ces 13 représentations télévisées, tirées d’émissions comme The Old Grey Whistle Test et Underground, sont d’une rares qualités et figurent parmi ses meilleurs performances scéniques.