Dave Pike Set Masterpieces, du free jazz à la world music

Longtemps partenaire du flûtiste Herbie Mann, Dave Pike a également joué avec Bill Evans, Paul Bley, Kenny Clarke. Issu du bebop, il explore différentes voies du jazz, se liant aussi bien avec la musique latine qu'avec l'avant-garde. Son album, The Doors of Perception, enregistré en 1966, retrace en musique les expériences décrites par Aldous Huxley dans son livre éponyme. Conservé sur les étagères d'Atlantic pendant plusieurs années avant de sortir sur le label Vortex, ce disque précipite le départ pour l'Europe du vibraphoniste.

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Buena Vista Social Club, une histoire de hasard et de résurrection

Les plus belles histoires doivent parfois tout au hasard. Sans la défaillance des services postaux du Mali, l’aventure du Buena Vista Social Club n’aurait jamais eu lieu. Laissons à Nick Gold, producteur du projet et patron du vénérable label World Circuit, le soin de nous narrer sa singulière genèse.

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B.O. de Peau d’âne (Michel Legrand), fascinant passeport pour l’imaginaire

En 1994, Play-Time éditait pour la première fois la bande originale de Peau d’âne dans son intégralité. L'album rencontra un vif succès, notamment auprès d'une génération dont le film avait marqué l'enfance et qui, avec lui, avait rencontré l'univers de Jacques Demy.

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Led Zeppelin IV, riffs chromés, batteries nucléaires et hurlements de prima donna

C’est à l’automne 1971 que la nouvelle déclenche une énorme joie dans les bureaux des disques Atlantic : le quatrième album de Led Zeppelin, groupe mammouth, sortira bien avant Noël, en dépit d’un mixage long et périlleux. Mais, douche froide, lors d’une conférence de presse, l’immense Peter Grant, gargantuesque manager, lâche sa bombe : ses poulains exigent — fait sans précédent — une pochette sans nom, sans titre, sans numéro de catalogue, ni référence.

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Fun House (The Stooges), 36 minutes d’orgasme électrique #$& !!!

Deuxième album des Stooges, “Fun House” porte à son paroxysme le rock’n’roll des pionniers (Gene Vincent et Vince Taylor) tout en utilisant la technologie de l’époque (murs d’amplis, wah-wah), jetant une accolade au free-jazz et se fracassant dans la réalité d’une époque post-hippie que Iggy et ses Stooges, visionnaires, envisagent comme atroce, mais lubrique. En résumé, “Fun House” pourrait bien être tout ce que le rock’n’roll avait jamais promis, des costumes moirés d’Elvis à la montée des gangs de Detroit, 36 minutes d’orgasme électrique.

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Standards (Keith Jarrett, Gary Peacock, Jack Dejohnette), trio d’une liberté insensée

1977 et la sortie chez ECM de l’album Tales Of Another de Gary Peacock est l’acte de naissance du trio Keith Jarrett/Gary Peacock/Jack Dejohnette. Le trio se « forme » six ans plus tard à l’initiative de Keith Jarrett, et jusqu’en 2015, il va s’appliquer à épuiser les potentialités apparemment illimitées de leur travail collectif, inventant une musique d’une liberté insensée et d’une exigence totale.

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Time out (Dave Brubeck Quartet), l’obsession du temps et de la démesures

Time out, titre mythique du Dave Brubeck Quartet sorti en 1959, inaugurait une série de 5 albums au travers desquels, le compositeur Brubeck allait s'amuser avec le temps (Time), superposant des mesures à 5/4 et 3/4 par exemple, expérimentations sur le temps qui s'avéreront payantes car novatrices.

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Comme à la radio (Brigitte Fontaine), éblouissant météore sonore

En 1969, quand Brigitte Fontaine commence à concevoir Comme à la radio, elle n'est plus vraiment une jouvencelle. Agée de 30 ans, elle se fraie depuis le début des années 1960 une double voie de chanteuse et comédienne dans la jungle de la scène parisienne.

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Motown Records, la great black music selon Berry Gordy Jr

Jackson 5, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Smokey Robinson ou les Supremes. Ce ne sont que quelques-uns des représentants d’un son qui a séduit toute la planète. La famille Motown et son maître à penser Berry Gordy Jr, compositeur, producteur et surtout homme d’affaires. Pas le genre à se contenter de quelques tantièmes, prélevés sur les droits d’auteur. Dans les années 60, il bâtira un véritable empire.

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Impulse records, « the new wave in jazz » pour devise !

L'histoire d'Impulse records est avant tout affaire de fortes personnalités. C'est Creed Taylor, l'ancien responsable de la direction artistique de Bethlehem Records qui, en octobre 1960, est parvenu à convaincre les responsables d'ABC-Paramount Records, de lancer une nouvelle collection de disques de jazz.

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Bob Dylan Highway 61 revisited, surréaliste et débordant d’énergie blues brute

Il faut remonter à la première du Sacre du printemps de Stravinsky, qui avait provoqué une émeute en 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, pour trouver le genre de controverse qui a explosé lorsque Bob Dylan a branché sa guitare le 25 juillet 1965 au Festival de Newport. Mais les huées des puristes de la folk devaient disparaître parmi les acclamations qui se sont élevées lorsque Dylan sorti Highway 61 revisited, un mois plus tard.

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The Pretty Things, un rayonnement souterrain mais essentiel

La plupart du temps, lorsqu'on évoque les groupes anglais des années 60, on commence par les mods : Kinks, Who, Small Faces... Les Beatles sont définitivement inclassables et pour les rockers, on se limite généralement aux Rolling Stones. C'est négliger l'importance de the Pretty Things, groupe méconnu, mais qui a ouvert quelques brèches avant tout le monde.

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Them Changes (Buddy Miles), chef d’œuvre du batteur

Cofondateur du Band of Gypsys avec Jimi Hendrix, Buddy Miles a largement contribué au mouvement rock psychédélique des 60's et 70's. Son style unique mêlant funk, soul, jazz et rock a servi d'inspiration et d'influence à ses contemporains et aux générations suivantes. En témoigne son troisième album solo Them Changes.

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Discothèque idéale selon Abd Al Malik

Explosion des genres. Jazz, chansons à textes ou rap US se côtoient dans la discothèque idéale d'Abd Al Malik : Jacques Brel "les marquises", pour moi, c'est un vrai modèle artistique, une incroyable force d'écriture et d'interprétation sur fond d'une musicalité fine et subtile conçue ...

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Histoire de Melody Nelson (Serge Gainsbourg), poèmes symphoniques de l’âge pop

Après le succès de je t’aime moi non plus, Serge Gainsbourg l'avoue : il est temps de passer aux choses sérieuses. Et les choses sérieuses, c'est un concept-album comme la pop en délivre alors, de Sgt. Pepper's (Beatles) à la Mort d'Orion (Gérard Manset) en passant par le double album Amour Anarchie de Léo Ferré. Les choses sérieuses, c'est de s'imposer à part entière comme interprète, de ne plus se disperser dans les œuvres de commande.

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B.O. de Taxi driver (Bernard Herrmann), dernière œuvre du maitre

Au début des années 1970, Herrmann est persuadé que sa carrière cinématographique est terminée, quand le succès de sa musique du film de Brian de Palma "Sisters" en 1973, redonne à son oeuvre un nouveau souffle. Les propositions de film affluent avec, entre autres, celle de Martin Scorsese pour Taxi Driver.

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Betty Davis, explosive et torride diva funk

La quête de Betty Davis était celle d'un Funk-rock vindicatif et abrasif, empreint d'une fureur maîtrisée. Son comportement outrancier à connotation sexuelle sur scène, et des paroles parfois délurées et torrides lui attire les foudres d’une frange de la communauté noire. Elle lui reproche ouvertement de ne pas donner une bonne image des afro-américains. Une certaine image de l'Amérique puritaine. Qu’importe, Betty persiste et signe. Entre Funk lourd, Heavy-rock mid-tempo, souvent surchargé d’érotisme déviant, elle n’offre pas d’autre choix que la soumission.

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Blonde On Blonde (Bob Dylan), le son sauvage du mercure

A  l'automne 1965, Dylan, dont les disques se vendent alors comme des petits pains (au mois de mai, il a classé pas moins de trois albums - Bringing It all Back Home, The Freewheelin' et The Times They Are A-Changin' - dans le Top 10), se met à composer les premiers morceaux de ce qui plus tard constituera Blonde on Blonde.

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Moondog, clochard céleste et Viking de la Sixième Avenue

Dans une vie, il y a trois expériences fondatrices: la première gorgée de bière, la première gorgée de chair et la première gorgée de Moondog. De Stravinsky à Stephan Eicher, de Benny Goodman à John Zom, de Charlie Parker à Frank Zappa, de Philip Glass à Elvis Costello, tous ceux qui ont goûté une fois à la musique de ce vagabond solitaire n’en sont pas sortis indemnes.

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Bert Jansch, songwriter et guitariste adulé par ses pairs

Bert Jansch est un de ces musiciens dont l'influence a largement dépassé le succès. Sa légende s'est nourrie des hommages de ses pairs : Gary Lucas, Donovan, Nick Drake, Paul Simon. Bob Dylan le tenait pour un « génie » ; d'après Neil Young, il était le « Hendrix de la guitare acoustique ».

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New danger (Mos def), anti-commercial, imprévisible, inclassable

Mos Def est l’un des rappeurs les plus doués de sa génération, et ce deuxième album en tous sens personnel embras(s)e aussi bien les clichés hip hop que les riffs hard rock façon Living Colour, le blues fébrile (Shuggie Otis en invité) et la soul music lézardée (Marvin Gaye samplé/déchiré).

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La Leçon de piano musique signée Michael Nyman

C’est en 1993 au festival de Cannes que le monde découvre la cinéaste néo-zélandaise Jane Campion grâce à son nouveau film multi-récompensé la Leçon de piano (The Piano). Par la même occasion, le compositeur de musique de film Michael Nyman, accède également à la notoriété puisqu’il a produit, arrangé et composé l’intégralité de la leçon de piano musique sur laquelle le thème principal du film, décliné sous toutes ses formes, est d'une efficacité exemplaire.

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Miles Davis In a Silent Way, tout droit vers le futur

En 1968, Miles Davis tombe sous le charme de la fée électricité. Envoûté par les révolutions psychédéliques et funky de Jimi Hendrix et autre Sly Stone, le trompettiste fait sa mue et, au passage, celle du jazz. Avec In a Silent Way, entouré par une pléiade de musiciens exceptionnels, Miles Davis intègre pour la première fois des éléments de rock et s’éloigne à jamais du jazz pur. Un ovni sidérant.

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Bande originale de Vertigo (Bernard Herrmann), véritable osmose musicalo-scénaristique

En 1958, cela fait déjà plusieurs années que Bernard Herrmann travaille aux côtés d’Alfred Hitchcock et, s’il a déjà été amené à composer plusieurs bandes sonores pour le « maître du suspense », ce n’est qu’avec la bande originale de Vertigo (Sueurs froides) que les deux hommes vont atteindre une véritable osmose musicalo-scénaristique.

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Parachute (The Pretty Things), épitaphe du rock psychédélique anglais

The Pretty Things, ou l’histoire de rendez-vous manqués… Au moment où sort cet album, cinq ans après leurs débuts discographiques « The Pretty Things », un premier album composé de reprises de Rhythm’n’Blues américain, le groupe de Phil May et de Dick Taylor a déjà connu de nombreuses péripéties.

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Head Hunters d’Herbie Hancock, hymnes jazz-funk par excellence

Après la magistrale trilogie de jazz électronique et expérimental ("mwandishi", "crossing" et "sextant"), Herbie Hancock, fort des écoutes prolongées des albums de Sly and The Family Stone, décide de changer d'orientation musicale. Moins expérimentale, plus funk, plus accessible.

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Handsworth Revolution (Steel Pulse), Reggae fusion made in Birmingham

En 1977, c'est depuis Birmingham, la capitale des Midlands, que vient la meilleure réponse de la communauté jamaïquaine aux punks londoniens. Son nom : Steel Pulse, une pulsation d'acier mise au service des riddims les mieux aiguisés. Même rage au ventre, même envie d'en découdre avec le National Front, ces enfants d'immigrés inventent une autre façon de jammer, plus rauque, plus fonk, pas moins reggae.

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Innervisions (Stevie Wonder), des titres unis par la brume d’une foi attristée

En mai 1973, Stevie Wonder organise en douce, sur un parking de New York, un rendez-vous avec des policiers de la ville. Il souhaite glisser, dans une chanson, Living for the city, qu'il arrange comme un film, les dialogues réalistes d'une arrestation brutale. Le chanteur tient dur comme fer à des voix authentiques. Le moindre détail l'obsède, son inspiration est aiguisée comme une lame.

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Night beat (Sam Cooke), l’album le plus intimiste du soul man

Sam Cooke vient d'obtenir un nouveau contrat chez RCA qui lui permet d’entrevoir sa carrière d’une façon plus audacieuse en ayant le contrôle total de ses enregistrements. C’est ainsi qu’en décembre 1963 sort l’album Sam Cooke Night Beat. L’œuvre surprend par son traitement instrumental, minimaliste, Cooke ayant décidé de mettre pour la première fois sa voix en avant. Le résultat est d'une efficacité frappante.

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