Kaya (Bob Marley & the Wailers), hymne à l’omniprésent spliff de ganja

Après Rastaman Vibration en 1976, Exodus en 1977, le Jamaïcain sort en mars 1978 ce Kaya, dont les titres sont issus des mêmes sessions qu’Exodus, effectuées lors des premiers mois de son exil londonien début 77. Considéré comme son disque le plus léger, sans doute à cause de son thème, Kaya (marijuana en argot jamaïcain). Le disque débute d’ailleurs par le “Excuse me while I light my spliff ” d’Easy Skanking, comme si Marley assumait le côté B-side de ces chansons.

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Donald Byrd Black Byrd, trompette spectrale pour dancefloors

Honni par les puristes, l’album Black Byrd marque un tournant dans la carrière du trompettiste Donald Byrd. Pilier du mouvement hard-bop dans les années soixante avec Horace Silver et Art Blakey, Donald Byrd redonne, avec cet album sorti 1973, une forme de légèreté au jazz grâce à l’entremise des frères Mizell, avec qui il a usé ses fonds de pattes d’éléphant sur les bancs de l’Université Howard à Washington, où Donny Hathaway et Roberta Flack firent aussi leurs classes.

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Prince Piano and a Microphone 1983, répétition privée brut et intimiste

Deux ans après sa mort prématurée en 2016, la caverne d’Ali Baba de Paisley Park offre un premier trésor : Prince Piano and a Microphone 1983. Enregistré à la veille du succès de Purple Rain, cette répétition privée fournit un aperçu rare et intimiste du processus créatif du prodige de Minneapolis.

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Caça a Raposa, atmosphères en clair-obscur typique du poète sonore Joao Bosco

Joao Bosco est un des musiciens les plus imaginatifs et éclectiques de la MPB. Tirant de sa guitare des sambas endiablées ou des motifs complexes de flamenco, son répertoire va de la samba au merengue, en passant par le be-bop, Jackson do Pandeiro, des standards de jazz comme Round midnight, ou Ary Barroso… Sur Caça a Raposa sorti en 1975, ce troubadour post-moderne alterne le sublime et l’ironique dans des chansons gracieuses et pleines de modulations.

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Keep On Steppin, pur ghetto funk du Fatback Band

Formation phare de New York dans la mouvance « Street Funk » et précurseurs du rap/hip-hop à la fin des 70's avec le titre « King Tim III », The Fatback Band représente la quintessence de la musique afro américaine de la première partie des 70’s. Après deux premiers albums pour le compte du label new yorkais Perception Records, Keep On Steppin, sorti en 1974, enfonce le clou avec un funk brut sur des titres tels Wicky Wacky et sa ligne de basse hypnotique.

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Headless Heroes of the Apocalypse, brûlot soul d’Eugene McDaniels

Quand sort l'album Headless Heroes Of The Apocalypse en 1971, Eugene McDaniels est un homme dont les plus grandes heures de gloire sont derrière lui. Un temps oublié, ce brûlot de soul engagée sera, une fois de plus, exhumé grâce à quelques grands noms du rap des 90's pour devenir un objet culte avec des titres comme Headless Heroes, Supermarket Blues ou Jagger the Dagger. La légende veut même que l’administration de Nixon ait appelé Atlantic Records pour se plaindre des paroles incendiaires de l'album.

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José González Veneer, retour d’un folk intemporel

Veneer, premier LP de l'auteur-compositeur suédois José González, est l’œuvre d'un artisan sonore méticuleux au talent singulier. Enregistré avec l'équipement le plus basique dans un appartement exigu de Göteborg, le disque ne présente qu'une seule voix feutrée et le jeu adroit des cordes en nylon d'une guitare acoustique. Difficile de croire que l'album est pu finir disque de platine et laissé une marque indélébile par son éclat discret et expressif.

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Brigitte Fontaine est folle ?, 1er LP hors mode et hors norme

En 1968, la comète du label Saravah prend l’esprit et la forme d’une astronaute qui ira loin: Brigitte Fontaine. Qui est-t-elle ? Une folle égarée ? Ou une folle bien lucide et tout à fait géniale qui vole à Gainsbourg son arrangeur fétiche (Jean-Claude Vannier) et à la langue française les mots qu’elle arrange en chansons au vitriol ( “Je suis in-adaptée”, “Il se passe des choses”, “Éternelle”…). Avec ce premier opus, "Brigitte Fontaine est folle ?", Fontaine s'inscrit d'emblée comme une artiste indépendante, hors mode et hors norme.

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Meshell Ndegeocello“Cookie : The Anthropological Mixtape”, disque-manifeste en forme de collage polystyle

Emblématique bassiste-auteure-compositrice et mère de la nu-soul, l'Afro-Américaine Meshell Ndegeocello est une tête chercheuse. Après trois albums où sa créativité fait mouche dans divers courants funk, rap, soul, jazz reliés par son fluide groove, la native de Berlin élevée à Washington s'émancipe encore avec Cookie : The Anthropological Mixtape sorti en 2002, un disque-manifeste en forme de collage polystyle.

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This is Marijata, diamant brut d’afro funk !

Voix possédée, rythmique au taquet, claviers en feu, incursions de cuivres millimétrées… Non, vous n'êtes pas en train d'écouter un album inédit des J.B.'s. Les Ghanéens de Marijata n'avaient toutefois pas grand-chose à leur envier. Leur premier album, sorti en 1976, est un monument africain magistral, dont les fiévreux « Break Through » ou « No Condition Is Permanent ».

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Simba (O’Donel Levy), LP envoûtant de soul jazz

Quatrième album du guitariste O’Donel Levy pour le label Groove Merchant, « Simba » réuni la crème des musiciens de studios des 70's : le légendaire batteur de studio Steve Gadd, Cecil Bridgewater au Flugelhorn, la basse de Tony Levin et les arrangements de Manny Albam. Sorti en 1973, Simba est un album brûlant de soul-jazz funky.

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A Voz O Violão, A Música De Djavan, premier opus du nordestin

Comptant parmi les musiciens les plus populaires de la MPB durant les années 80, Djavan est à l’image de sa société : cosmopolite, en constante évolution. Son 1er LP A Voz O Violao sorti en 1976, imprégné par les traditions de son Nordeste natal, est un album de samba syncopé, différent de tout ce qui se fait à l’époque. Cet album marque les débuts de Djavan et fait du Nordestin un personnage incontournable de la MPB.

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A new perspective (Donald Byrd), pièce atypique entre jazz et gospel

Pilier du mouvement hard-bop avec Horace Silver et Art Blakey, Donald Byrd a toujours expérimenté de nouvelles manières de voir le jazz. Ainsi, en 1963, il enregistre pour Blue note records une pièce atypique, A New Perspective, mélange de jazz et gospel à la limite de la musique de film, intégrant des voix et des instrumentations plus complexes. Le fameux “Cristo Redendor” marque cette envie d’aller vers de nouveaux horizons.

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Chelsea Girl (Nico), LP envoûtant aux intonations lugubres, quasi gothiques

Célèbre pour sa collaboration au Velvet Underground ainsi que pour sa liste d'amants (Jim Morrison, Iggy Pop et Brian Jones…), Nico grave en 1967 son premier album solo, le sublime Chelsea Girl. Cette cultissime galette vénéneuse met à nue une âme maladive et maléfique sublimant une poignée de perles rares composées par Jackson Browne, Lou Reed, John Cale, Tim Hardin ou Dylan. Si elle n'a pas composé elle-même les morceaux, Chelsea Girl confirme largement l'originalité et le potentiel de Nico.

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Linton Kwesi Johnson Forces Of Victory, dub poésie ultra réaliste

Activiste et artisan majeur de la scène reggae londonienne à la fin des années 1970, Linton Kwesi Johnson est un poète dub hors pair. Révélé par Forces of Victory en 1979, il va plus loin que l'habituel discours inspiré du rastafarisme. Ses références sont sociales, intellectuelles. Accompagné du producteur Dennis Bovell et le Dub Band, Johnson se livre à de formidables imprécations, à la croisée du dub, du reggae et du spoken word, comme si Gil Scott-Heron avait vécu en Jamaïque.

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Bill Withers Live at Carnegie Hall, un classique du genre

Enregistré en novembre 1972 au Carnegie Hall (New York) et publié début 1973, le double album Live at Carnegie Hall propose un instantané de la tournée donnée par l'auteur-compositeur-interprète américain Bill Withers dans le sillon de la sortie de son second classique, Still Bill. De l’incontournable Lean On Me au cultissime Ain’t No Sunshine, Withers signe avec ce recueil l'un des disques live les plus remarqués d'une décennie riche en classiques du genre.

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LKJ Bass Culture, infrabasses et politique en fusion

Un an après Forces of Victory, Linton Kwesi Johnson et Dennis Bovell enregistrent un nouveau chef-d’œuvre, Bass Culture, à haute teneur d’infrabasses et de politique en fusion. Le duo pousse encore plus loin l’épure instrumentale pour ne servir que les mots affûtés de LKJ, le poète au chapeau et aux paroles tranchées, ainsi que la guitare en fil de fer barbelé de John Kpiaye.

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Dizzy Gillespie, Swing Low Sweet Cadillac, live au Memory Lane de Los Angeles

Sortie sur le mythique label Impulse, Swing Low Swing Cadillac regroupe les sessions live enregistrées les 25 et 26 mai 1967 au Memory Lane de Los Angeles. La période est propice aux grooves saupoudrés d'influences africaines et latines. On retrouve sur cet album live la folie des concerts du maître au jeu si singulier sur des titres tels l'excellente reprise de "Mas Que Nada', ou de goûter au spleen bluesy de ‘Bye'.

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Duke Ellington & John Coltrane, in a Sentimental Mood

Duke Ellington & John Coltrane, c'est la rencontre de deux générations : Ellington, le pianiste aristocrate du jazz, et Coltrane, le jeune loup du saxophone, celui qui pourrait être largement son fils et qui est en train d’emmener la musique de son glorieux aîné vers des contrées insoupçonnées. Au programme : des standards (comme "In a Sentimental Mood"), des nouvelles compositions d'Ellington et un titre signé Coltrane ("Big Nick").

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Hejira (Joni Mitchell), la symbiose selon Mitchell et Pastorius

Après l’aventureux The Hissing of Summer Lawns, Joni Mitchell sort Hejira en 1976, encore plus abouti et magique. Composé à la guitare durant un trajet en voiture entre New York et Los Angeles, l’album évoque un voyage intérieur avec incursion dans des paysages musicaux inexplorés dans le rock et la pop. Le titre est significatif : en arabe Hejira désigne le départ de son foyer. Pour Joni Mitchell, il s’agit plutôt d’un « vol » à l’intérieur d’elle-même et de ses émotions. La tapisserie musicale fournie de The Hissing of Summer Lawns fait place à des paysages épurés et austères.

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Harlem River Drive, quand les frères Palmieri enflamment New York

En 1970, les frères Palmieri, Eddie et Charlie, prennent le contrôle de cet album cultissime en tant que leader. A leurs côtés, une escadrille de tueurs prêts à exploser : Andy Gonzales, Cornell Dupree et le batteur le plus funky du moment, Bernard "Pretty" Purdie. Les Palmieri et leurs acolytes mixent mambo cubain, salsa pure, soul music, atmosphère blues et jazz fusion de déménageur. Le cocktail d’Harlem River Drive est une saveur unique de son temps lorsque les cloisons entre nu yorican soul, jazz, rhythm'n'blues, funk et rock étaient on ne peut plus poreuses.

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B.O. de Black Caesar (James Brown), le Parrain de Harlem

Devancé dans l'exercice du scoring par Curtis Mayfield, Marvin Gaye et Isaac Hayes, James Brown finit également par s'y coller en 1973. Pour la bande son de Black Caesar, le parrain de la soul laisse les coudées franches à son tromboniste Fred Wesley qui remplace Pee "Wee" Ellis comme arrangeur des JB's. Secondé par Dave Matthews, Fred Wesley peaufine les fonds de tiroirs que le Godfather Of Soul lui a confiés pour venir à bien de cette tâche. Au passage, cette B.O. fournit à James Brown quelques-uns de ses plus beaux hits : "Down And Out In New York City", "The Boss" et "Mama Feel Good ».

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Musique classée X, du porngroove 70s à la française signé Goraguer

Part maudite de son activité dans la musique de film, Alain Goraguer contribua également à de nombreuses B.O. de films porno au moment de l’explosion du genre, dans la seconde moitié des 70s. Le musicien est resté discret sur cette partie de son travail, demeurée longtemps inconnue. Grâce à quelques passionnés, on peut enfin écouter des extraits substantiels de ces B.O. rares rassemblées sur deux compiles. Goraguer, en compagnie de quelques amis, crée sur un tempo laidback un funk moite et lascif qui, là encore, mérite le détour, avec ou sans images.

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B.O. du Mariage Collectif (JP Mirouze), free jazz et volutes psychédéliques

Le Mariage Collectif est une curiosité totale du cinéma post-hippie des années 70. Si ce film érotico-hippie de 1971 n'a, aujourd'hui, pas grand intérêt, sa bande sonore, elle, méritait bien une réédition. Dénichée dans une décharge par le D.A. du label Born Bad, cette œuvre mineure de Jean-Pierre Mirouze alias Jean-Pierre Guigon (et futur Jean-Pierre Sabar au sein du supergroupe French disco Arpadys) est, aux oreilles de tout vintage addict, une sucrerie délicieuse.

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Peter Tosh Legalize It, 1er LP solo du stepping razor

Après des années passées dans l’ombre de Bob Marley, Winston Hubert McIntosh aka Peter Tosh quitte les Wailers pour se lancer en solo. Son premier album, Legalize It, sorti en 1976 démontre qu’il sait parfaitement se débrouiller sans ses anciens camarades. La spiritualité rasta tient une place centrale dans cette œuvre, notamment matérialisée par la chanson titre prônant la légalisation de la marijuana, et tranche avec Equal Rights, plus politique, plus engagé. Cela n’enlève rien à la qualité de l’album dans lequel Tosh ose même mixer des ballades lentes avec des beats groovies.

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Workin’ Together (Ike et Tina Turner), deux enfants terribles chauffés à blanc

En 1971, Ike & Tina enregistrent l'album Workin' Together publié par Liberty Records qui va passer une dizaine de mois dans le hit-parade américain, en grimpant jusqu'à la vingt-cinquième position. Décidément rock, il contient une moitié de titres signés Ike Turner, Eki Renrut (son pseudo) et Aillene Bullock (autrement dit Tina). Le reste étant consacré à un choix de reprises impeccables dont Get Back des Beatles, Proud Mary de Creedence Clearwater Revival et Ooh Poo Pah Doo de Jessie Hill.

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B.O. de Coffy (Roy Ayers), 1ère incursion du vibraphoniste en illustration sonore

Emblématique des films de Blaxploitation, Coffy la panthère noire de Harlem, dans lequel Pam Grier incarne la sexy funky sister qui séduit les hommes, les attire dans ses filets grâce à son décolleté ravageur et à ses œillades langoureuses … infirmière le jour et justicière expéditive la nuit, elle dézingue la moitié du casting au son d’une bande originale légendaire signée Roy Ayers.

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Bush Doctor (Peter Tosh), inoubliable ode à la weed

Bush Doctor, qui signifie "sorcier" en français, est le premier des trois albums de Peter Tosh sortis sur le label des Rolling Stones. Tosh souhaitait se démarquer de Marley avec son propre groupe, construit à partir de Sly & Robbie, plutôt que de faire appel aux Wailers. Chargé de la réalisation artistique de Bush Doctor, Robbie Shakespeare concocte des arrangements puissants aux sonorités éloignées des productions jamaïcaines typiques.

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The Legendary Marvin Pontiac, l’imposture délicieuse signée John Lurie

Sorti tout droit de l'imagination de John Lurie, Marvin Pontiac est un musicien afro-juif, l'album proposant même une notice biographique retraçant la vie difficile de ce génie musical, la pochette du disque étant censée être une des rares photographies du mystérieux musicien. Avec ses complices Martin Medeski, Kenny Wollesen, Marc Ribot, Steven Bernstein, et Angélique Kidjo, le leader des Lounge Lizards recompose le temps d'un disque une imposture délicieuse.

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B.O. de la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Si le film d'animation la Planète sauvage a prit un sacré coup de vieux, la musique, elle, s'est formidablement bonifiée avec le temps !  Signée Alain Goraguer, cette bande sonore psychée n’a jamais disparu des radars et s’échange de blog en blog, tenu pour un sommet du genre psychédélique à la française et un moment inspirant pour les musiques électro.

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