Jaco Pastorius, 1er LP solo et onde de choc jazz rock 70’s

Jusqu'en 1970, la basse est souvent considérée comme un instrument secondaire, d'accompagnement. La plupart des bassistes de jazz jouent sur des contrebasses. Jaco Pastorius, lui, joue sur une basse électrique sans frettes. Il en joue vite et fort, à la manière d'un soliste. Avec ce premier album homonyme sorti en 1976, celui qui s'enduit les doigts de graisse de poulet avant de monter sur scène, va donner ses lettres de noblesse à la basse jazz.

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Prelude (Eumir Deodato), sommet d’une odyssée jazz-funk chez CTI

Figure emblématique du pop-funk des 70's, le nom d'Eumir Deodato reste indéfectiblement associé à sa reprise d'Also Spracht Zarathoustra, de Richard Strauss issu de son premier LP pour le label CTI. Enregistré à New York en trois jours en Septembre 1972, la formule, simple, tient dans la réinterprétation, entre autres, d'airs du répertoire classique à la sauce moderne (piano électrique Fender Rhodes, pédale wah wah). Le disque doit beaucoup aux prodigieux rythmes syncopés du guitariste John Tropea comme à ses soli qui louchent du côté du meilleur du jazz rock.

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From a Whisper to a Scream (Esther Phillips), 1er LP sur le label jazz-funk CTI

Choriste du Johnny Otis Band, puis membre d’Atlantic Records et Roulette, Esther Phillips rejoint le label jazz-funk Kudu (CTI) de Creed Taylor en 1971. Pour son 1er LP pour CTI « From a Whisper to a Scream », enregistré en décembre 1971, Esther s'adjoint les services de Pee Wee Ellis, Hank crawford, Dave Liebman, Richard Tee, Eric Sale, Bernard "Pretty" Purdle et Airto Moreira. Ses albums solo enregistrés pour le label constitueront le pinacle d’une riche carrière vocale entre soul, funk, jazz.

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Light As A Feather (Chick Corea), combo de progressive samba

Le Return to Forever de Chick Corea incarna tellement le jazz-rock au milieu des années 1970 qu'on en oublierait presque ses débuts, plus paisibles, et surtout ses flirts avec la musique brésilienne. Enregistré en octobre 1972 à Londres, ce deuxième opus de Return To Forever est un nouveau sommet de fusion entre jazz, samba et rock.

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Rythmes Contemporains (Janko Nilovic), pop hybride hors norme

Janko Nilovic fait partie de ces artistes de l’ombre. Touche-à-tout, auteur de B.O., Nilovic a surtout marqué l'illustration sonore grâce à sa collaboration avec les éditions Montparnasse 2000 où il impose un style entre psychédélisme et soul-funk. « Rythmes Contemporains », enregistré en 1972 demeure une pièce maîtresse de l’œuvre du compositeur.

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Expansions (Lonnie Liston Smith and The Cosmic Echoes), jazz fusion nimbé de spiritualité

Au panthéon des pianistes électriques de jazz 70’s, Lonnie Liston Smith figure juste derrière Herbie Hancock, Joe Zawinul et Chick Corea. La série d'albums qu'il enregistrera pour le label Flying Dutchman avec sa formation, les Cosmic Echoes, connaitra une popularité considérable. Entre groove cosmique et jazz fusion nimbée de spiritualité, Expansions, sorti en 1975, propulse le génial clavier dans la cour des Grands Leaders.

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Medeski Martin and Wood, incontournable Combustication Remix

En une décennie d'activité dans la sphère jazz depuis le mémorable Notes From The Underground, le trio Medeski Martin and Wood a ouvert des brèches en direction du funk, du hip-hop ou de l'electro. En 1998 sort l'imposant Combustication suivi d'un album Remix en collaboration avec quelques pointures electro (DJ Logic, Dan the Automator, Illy B, Yuka Honda) un rappeur (Guru) et Bill Laswell.

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100% Pure Poison « Coming Right At You », du funk post-moderne

Enregistré loin du berceau de la soul funk, Coming Right At You est l’unique LP de 100% Pure Poison, une formation pour le moins insolite d'un groupe de soldats américains basés à Berlin dans les années 70. Peu après leur démobilisation, en 1974, ils gravent pour EMI ce rare opus devenu culte. Le guitariste et leader du groupe, Danny Leake, de retour à Chicago, travaillera en tant qu'ingénieur et producteur pour entre autre Janet Jackson et Stevie Wonder.

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Troupeau Bleu (Cortex), French groove et mine de samples

Lorsqu’il fonde le groupe de jazz-funk Cortex en 1974, Alain Mion est loin de se douter qu’il deviendra une véritable source d’inspiration pour les rappeurs outre-Atlantique. Enregistré en deux jours et paru en 1975, le premier album « Troupeau Bleu » est devenu culte au fil des ans, et s’est vu redécouvrir notamment grâce au hip-hop, qui l’a abondamment samplé de Madlib à MF Doom, et plus récemment, Rejjie Snow.

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Windows of the Mind (Billy Brooks), classique Jazz Funk seventies

De son vrai nom Julius E. Brooks, Billy Brooks est avant tout un musicien de Jazz, mais “Windows of the Mind”, unique album solo du trompettiste, flirte avec le funk. Produit par Ray Charles et interprété par des musiciens cultes cet LP s’est imposé comme l’un des grands classiques Jazz Funk du début des années 70.

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This Is Mainstream, pépites jazz exhumées du catalogue Mainstream Records

Compilés par le cinéaste Judd Apatow et sa sœur Mia, les petits-enfants de Bob Shad, les 13 titres de This Is Mainstream réunissent des talents aussi divers que Saundra Phillip, dont le “Miss Fatback” se rapproche du heavy-funk de Betty Davis, Afrique et sa reprise du “Kissing My Love” de Bill Withers assistée par Chuck Rainey

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Turn This Mutha Out (Idris Muhammad), extase disco pour dance-floor averti

Idris Muhammad représente un cas à part dans l'histoire de la musique noire. Peu connu des amateurs de jazz jusqu'à sa collaboration avec Ahmad Jamal, il a mené une double carrière tant dans le jazz que dans la musique populaire. Sorti en 1977, “Turn This Mutha Out”, est une de ces pépites oubliées des glorieuses 70's totalement décomplexées et taillées pour la danse, ne négligant pas pour autant le geste musicien à commencer par la friandise discoïde qui ouvre l’album, Could Heaven Ever Be Like This.

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Funky Stuff (Jiro Inagaki & Soul Media), crème du rare groove japonais

Parmi les productions de jazz fusion nippone, l’opus instrumental de Jiro Inagaki & Soul Media Funky Stuff atteint des sommets. Cet album jazz-funk qui se veut résolument afro-américain, allie l'éclat du jazz rock et l'élasticité de la great black music.

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Mélodie en soul-sol Paris 70’s, du rare groove made in France

L'histoire de mélodie en soul-sol débute dans l'atmosphère voluptueuse du paris des années 70. Ce premier album, mélodie en soul-sol paris 70's lève le voile sur une collection riche et précieuse d'enregistrements inédits soul, jazz, funk français. Des titres totalement inconnus tels que "Saramina" ou encore ” Blacknight", des lignes de basses assassines, du Fender Rhodes, des arrangements de cordes surréalistes, de la guitare wah-wah, des ensembles de cuivres efficaces réalisant ainsi la fusion parfaite entre musique populaire et jazz.

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Winter In America (Gill Scott-Heron), portrait de la décadence économique américaine

En 1973, Gil Scott-Heron vient d’enregistrer deux albums pour Flying Dutchman, Pieces Of A Man et Free Will, qui comptent parmi ses plus réussis. Mais le torchon brûle avec Thiele. Après que le producteur a refusé de faire figurer à côté de son nom celui de son alter ego de toujours Brian Jackson, Gil prend ses cliques et ses claques et enregistre avec Brian un album pour Strata East

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High Contrast (Gabor Szabo), première incursion du guitariste en territoire jazz fusion

Etabli à Los Angeles, Gabor Szabo exerce ses activités à la télévision et fonde le Perfect Circle formation dont le répertoire va de là (pseudo) musique classique au jazz-rock. L’émergence du rock lui permet à d’expérimenter des formes de jazz plus accessibles. Enregistré en 1970 pour le label Blue Thumb, High Contrast représente l'une des collaborations les plus remarquables dans la carrière de Szabo.

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Head Hunters d’Herbie Hancock, hymnes jazz-funk par excellence

Après la magistrale trilogie de jazz électronique et expérimental ("mwandishi", "crossing" et "sextant"), Herbie Hancock, fort des écoutes prolongées des albums de Sly and The Family Stone, décide de changer d'orientation musicale. Moins expérimentale, plus funk, plus accessible.

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Pieces Of A Man (Gil Scott Heron), critique du consumérisme de l’Amérique moyenne

Après un premier vinyle publié en 1970 sur le label Flying Dutchman de Bob Thiele, la collaboration entre Scott-Heron et Thiele va s'étendre au-delà de la collection de poèmes dits sur fond de congas qui composent Small Talk At 125th And Lennox. Dès son baptême de studio, Gil Scott Heron dévoile l'œcuménisme de son regard critique en égratignant aussi bien les bourgeois afro-américains de gauche que le consumérisme de l'Amérique moyenne, pavillonnaire et décérébrée.

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Weekend in L.A. (George Benson), live légendaire au Roxy Theatre Hollywood

Début 1976, George Benson poursuit son aventure musicale chez Warner Bros Records, où un tout nouveau public commence à le découvrir grâce, notamment, à l'excellent album Breezin', dont le titre "This Masquerade", lui apporte un Grammy Award un titre qui fut samplé par bon nombre d'artistes de rap (Fabe, DMX, Da Brat, The Jazzual Suspects...).

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You’ve Got It Bad Girl (Quincy Jones), reprises pop, soul et jazz

En 1973, Quincy Jones vient d'enregistrer un album studio et supervisé la production d'une bande sonore "Come Back Charleston Blue" de Donny Hathaway. "You’ve Got It Bad Girl" est composé de reprises pop, soul et jazz : Summer In The City (un tube de 1966 des Lovin Spoonful) arrangé à la Mancini, où brille l’orgue d’Eddy Louiss.

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Smackwater Jack (Quincy Jones), une dream team de musiciens jazz triés sur le volet

Plus encore que "Gula Matari" (1970, A&M), "Smackwater Jack" marque un tournant dans la discographie de Quincy Jones : c’est la première fois qu’il s’essaye à autant de styles en à peine 42 minutes. Jazz, blues, pop, gospel, musique de film. Quincy Jones combine tous ses savoir-faire avec une confondante facilité, au risque de tomber dans le piège du disque-catalogue, qu’il évite cependant grâce aux efforts combinés de trois producteurs : Phi Ramone, Ray Brown et Jones lui-même.

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Breezin (George Benson), un jazz instrumental funky et léché

Breezin, l’album qui fait entrer le guitariste dans la catégorie superstar. George Benson réinvente le morceau titre signé Bobby Womack, sublime le thème « Affirmation » de Jose Feliciano. Les arrangements de Claus Ogerman sont une merveille de légèreté pour un enregistrement placé sous le signe du groove. Un groove magnifié par la guitare enchantée du boss, entouré de Phil Upchurch, de Ronnie Foster.

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Placebo years (Marc Moulin), de l’électro-jazz 70’s ultra créative

Pionnier du jazz fusion en Europe, le Belge Marc Moulin est marqué par Miles Davis, Soft Machine et les formations aventureuses de la fin des années 1960. Après quelques années passées à sillonner l'Europe en tant que pianiste, il forme Placebo en 1969, alors que les musiques pop et le jazz commencent à s’agréger et à laisser la place à des compositions de plus en plus libres. Influencé par la trompette de Miles Davis et le clavier d’Herbie Hancock, Placebo enregistre ses premières compositions au début de la décennie.

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Songs Of Innocence (David Axelrod), diptyque hommage au poète William Blake

Compositeur et arrangeur surdoué ayant taillé des hits sur mesure pour plusieurs pointures du Jazz des 60’s, David Axelrod a bientôt des envies solo. En 1968, il prend son envol avec Songs of Innocence, 1er album inspiré des poèmes de l’artiste mystique William Blake. Résultat. Un étonnant kaléidoscope de styles et de sonorités : guitares psychédéliques y croisent le manche avec des essaims de violons symphoniques, le tout porté par les baguettes ultra funky d’Earl Palmer.

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