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Windows of the Mind (Billy Brooks), classique Jazz Funk seventies

De son vrai nom Julius E. Brooks, Billy Brooks est avant tout un musicien de Jazz, mais “Windows of the Mind”, unique album solo du trompettiste, flirte avec le funk. Produit par Ray Charles et interprété par des musiciens cultes (Larry Gales, Clarence Johnston, Herman Riley, Jef Lee, Calvin Keys), cet LP s’est imposé comme l’un des grands classiques Jazz Funk du début des années 70.

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Brasil (Joao Gilberto, Caetano Veloso, Gilberto Gil, Maria Bethania), rencontre inter-générationnelle

Sorti en 1981, Joao Gilberto Brasil marque la rencontre inter-générationnelle entre l’homme qui, vingt ans plus tôt, inventa la bossa nova et ses admirateurs, Veloso, Gil, Bethania, grands rénovateurs tropicalistes de la MPB. Enregistré à Rio, le répertoire de l’album est ancré dans les terres bahianaises, région d’origine de ses quatre protagonistes et puise dans les sambas du Nordeste brésilien.

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Joao Gilberto (Joao Gilberto), impressionniste jusqu’à l’évaporation

Après son divorce, Joao Gilberto se partage entre le Mexique (où il réside deux années) et les Etats-Unis, donnant beaucoup de concerts, mais n’enregistrant qu’en de rares occasions. Il entame une vie commune avec Miúcha, sœur de Chico Buarque, avec laquelle il aura un enfant nommé Bebel. Son extrême méticulosité – voire maniaquerie – conduit Gilberto à peu enregistrer durant cette période.

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Sign ‘O’ The Times (Prince), album phare, écartelé entre les genres, génial et décousu

En 1986, après la sortie de Parade et la mise en boîte de sa fantaisie hollywoodienne, Under the Cherry Moon, on ne le tient plus. Il se fait construire un palais – Paisley Park – dans les environs de Minneapolis, organise une ronde incessante de musiciens autour de lui, enregistre jour et nuit. De ces sessions naitra un triple album dont le label obtiendra qu’il le condense en quatre faces : Sign o’ the Times, ultime chef-d’œuvre.

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African Rhythms 1970-1982 (Oneness of Juju), chaînon manquant entre Pharoah Sanders et Kool and the gang

Oneness of Juju est une comète qui a traversé le ciel des années 70, et qui n’a jamais cessé sa course depuis. Le groupe, rebaptisé Plunky and Oneness en 1988 continue d’exister sous la houlette de l’un de ses fondateurs, le saxophoniste James Plunky Branch. African Rhythms 1970-1982 retrace le parcours de ce groupe explosif, à travers ce concentré de morceaux dansants où l’afro-jazz se mêle au funk, au blues, à la soul et aux polyrythmies de la batucada brésilienne.

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A Livingroom Hush (Jaga Jazzist), une émeute sonore

Formés au milieu des années 90 autour du noyau dur, le percussionniste Martin Horntveth, de son frère multi-instrumentiste Lars (14 ans à l’époque), de sa sœur Line au tuba, et d’une myriade de musiciens en devenir, le collectif norvégien Jaga Jazzist a connu une notoriété grandissante suite à de nombreuses productions notamment au coté de Kim Hiorthoy, Bobby Hughes Experience, Bugge Wesseltoft, Motorpsycho, Big Bang, Euroboys, Jazzkammer, Biosphere, Supersilent, Alog et Lasse Marhaug.

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Love and Death (Ebo Taylor), symbole de la musique moderne ghanéenne

Moins connu que son compère Nigérian Fela Kuti, le Ghanéen Ebo Taylor est une figure majeure du highlife, proche inspiration de l’afrobeat. Né en 1936, le guitariste et compositeur est d’abord à la tête de plusieurs groupes locaux, avant de partir à Londres en 1962 où il anime le Black Star Highlife Band. De retour au Ghana, Ebo Taylor produit et compose pour les stars locales. Découvert tardivement en Occident, Ebo Taylor sort en 2010 son premier album international Love and Death.

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Gone Clear (Manu Dibango), kingston escale with Sly & Robbie

Gone Clear, premier des deux albums reggae du légendaire saxophoniste camerounais Manu Dibango est enregistré avec Sly & Robbie, quelle drôle d’idée pour le pape de l’afro-jazz d’aller fricoter avec des musiciens jamaïcains qui à l’époque n’avaient pas 30 ans et se moquaient comme d’une guigne de la musique africaine, lui préférant la soul et le funk de Philly Sound…

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After the Gold rush (Neil Young), l’esprit de Topanga Canyon

Juin 1969, Neil Young franchit un des pas les plus importants de sa carrière. A l’initiative du président d’Atlantic, Stephen Stills lui demande de le rejoindre au sein de Crosby, Stills & Nash. Le 18 août 1969, le quatuor donne son deuxième concert au festival de Woodstock, ce qui le consacre instantanément porte-parole de ce qu’on nommera la «Woodstock Generation».



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Sticky Fingers (The Rolling Stones), l’album des deux Mick

À bien des égards, Sticky Fingers marque un nouveau départ pour le groupe : c’est le premier album à paraître sur son propre label, Rolling Stones Records, et le premier enregistré avec Mick Taylor qui vient de rejoindre le groupe. Outre son jeu de guitare, il est l’artisan avec Jagger de nombreuses chansons. C’est un peu « l’album des deux Mick ».

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Turn This Mutha Out (Idris Muhammad), extase disco pour dance-floor averti

Idris Muhammad représente un cas à part dans l’histoire de la musique noire. Peu connu des amateurs de jazz jusqu’à sa collaboration avec Ahmad Jamal, il a mené une double carrière tant dans le jazz que dans la musique populaire. Sorti en 1977, “Turn This Mutha Out”, est une de ces pépites oubliées des glorieuses 70’s totalement décomplexées et taillées pour la danse, ne négligant pas pour autant le geste musicien à commencer par la friandise discoïde qui ouvre l’album, Could Heaven Ever Be Like This.

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Smiling & Waving (Anja Garbarek), pop futuriste et spleen velouté

Avec Smiling & Waving, son troisième album, la norvégienne Anja Garbarek se démarque de ses précédents opus. Entourée de deux anciens membres de Japan (Steve Jansen et Richard Barbieri) et Mark Hollis de Talk Talk, elle mêle avec une touche unique de sombres univers : sonorités futuristes, musique de cabaret, jazz, joués sur des instruments traditionnels comme violon et piano dans une pop intimiste chargée de spleen.

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Acabou Chorare (Os Novos Baianos), une fraîcheur et un enthousiasme contagieux

Au départ, les Novos Baianos se posent dans la droite lignée des tropicalistes, alors en exil : guitares bourdonnantes, psychédélisme enjoué et orchestral. Jusqu’à ce qu’un visiteur pour le moins étonnant vienne frapper à la porte de leur communauté hippie dans la Zona Sul de Rio. Son nom: Joao Gilberto, co-inventeur de la bossa nova et légende nationale.

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Greetings from Asbury Park, N.J. (Bruce Springsteen), premier album solo du Boss

Après avoir quitté Steel Mill, son groupe de hard rock, le jeune Springsteen entame l’écriture de son premier album solo. Les textes, tirés de ses expériences personnelles, marquent un changement radical dans son écriture. Emmené par « Blinded By The Light » et « Spirit in the Night » et leurs arrangements résolument jazz, Greetings est à mi-chemin entre un folk Dylanesque et l’exubérance rock de Van Morrison.

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Mother Earth’s Plantasia (Mort Garson), totem pour tout fan de synthé Moog

En 1976, Mort Garson, pionnier de la musique électronique à qui la chaîne CBS a commandé une bande-son pour la retransmission de la mission Apollo 11, sort Mother Earth’s Plantasia, sous-titré « warm earth music for plants… and the people who love them ». Trente minutes d’instrumentaux mélancoliques au Moog en hommage au bégonia ou à la violette africaine, pas si éloignées des flâneries électroniques d’un François de Roubaix époque Chapi Chapo.

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Arthur Verocai (Arthur Verocai), quand le Hip-Hop exhume un géant endormi

Si la musique d’Arthur Verocai n’avait pas été samplé par des rappeurs et autre crate-diggers tels Ludacris ou Snoop Dogg, son unique disque serait peut-être resté ce « géant endormi ». Savant mélange de jazz, funk, rock, bossa nova et de discrètes touches psychédéliques, l’unique album solo d’Arthur Verocai défie à la fois les conventions musicales de l’époque et la censure.

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What’s Going On (Marvin Gaye), chef-d’œuvre de soul sophistiquée engagée

Si en 1968 Marvin Gaye est commercialement au sommet, physiquement et moralement il est au quatrième dessous. Rien ne va plus : Tammy Terrell, sa partenaire de scène, est atteinte d’une tumeur au cerveau, son mariage avec Anna, la sœur de Berry Gordy, part en lambeaux et son association artistique avec son label suit le même chemin. Plus largement Marvin n’est plus en phase avec l’image trop lisse et impersonnelle que lui a façonnée le boss de Motown. Il aspire à autre chose mais ne sait pas quoi exactement ni comment le formuler.

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Music of my Mind (Stevie Wonder), album révolutionnairement synthétique

Fruit d’une session marathon en compagnie des pionniers de la musique synthétique Malcom Cecil et Bob Margouleff, la paire de techniciens va concevoir avec Stevie Wonder près de deux cents départs de morceaux durant une période de douze mois. La crème de ces maquettes deviendra Music Of My Mind, un album révolutionnaire sorti en 1972, neuf chansons qui témoignent d’une autonomie mais aussi d’une époustouflante phase créative.

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Bande sonore du parrain (Nino Rota), un recyclage magistral !

Si Nino Rota est l’auteur de quatre symphonies, onze opéras, neuf concertos, il est surtout connu pour avoir écrit quelque 170 bandes sonores pour le cinéma. Le septième art reste l’essentiel de son répertoire notamment celui de Fellini. Pour le Parrain de Francis Ford Coppola, Nino Rota signe une de ses œuvres les plus magistrales, entre opéra et complainte folklorique sicilienne.

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The Payback (James Brown), chant de colère, de revanche et chant du cygne

De bien tristes circonstances rappellent James Brown au travail. Au lendemain de la mort accidentelle de son fils en voiture, il se jette à corps perdu pendant tout l’été 73 dans la conception de ce qui doit théoriquement encore être la musique d’un film, Hell Up In Harlem. Curieusement les producteurs n’en voudront pas. « pas assez funky ». De façon caractéristique, ce jugement imbécile motivera Brown, qui sortira l’album sous le nom de The Payback.

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White album (The Beatles), fourre-tout grandiose aux antipodes du psychédélisme ambiant

Le 22 novembre 1968, les quatre fabuleux publiaient un neuvième album double et blanc, fourre-tout grandiose enregistré dans une période de tumultes. A cette époque, les quatre font leur révolution. Pas celle des étudiants descendus dans les rues pour signifier leur ras-le-bol de ce qu’incarne les adultes. C’est avec eux-mêmes que les Beatles en décousent.

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Requiem for an Almost Lady (Lee Hazlewood), la country devient baroque

Lee Hazlewood est un de ces hors-la-loi de la norme et du classement. Si pour le quidam, le nom du moustachu évoque vaguement quelque chose c’est souvent exclusivement le tandem qu’il forma avec Nancy Sinatra. Hazlewwod est pourtant bien plus que ça. Un compositeur, chanteur, musicien, arrangeur, patron de label (LHI) et producteur brassant des influences multiples.

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Rashida (Jon Lucien), une tempête tropicale…tranquille

Doté d’une voix de baryton riche et expressive, ses chansons sont des récits poétiques empreins d’espoir, d’harmonie et de spiritualité. Des paraboles d’un amour perdu, d’un amour retrouvé et de relations pleines de promesses. Avec un style qui n’appartient qu’à lui, il mêle R&B, pop, soft jazz à des rythmes caribéens et brésiliens. Une tempête tropicale tranquille.