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Voix possédée, rythmique au taquet, claviers en feu, incursions de cuivres millimétrées… Non, vous n’êtes pas en train d’écouter un album inédit des J.B.’s. Les Ghanéens de Marijata n’avaient toutefois pas grand-chose à leur envier. Leur premier album, sorti en 1976, est un monument africain magistral, dont les fiévreux « Break Through » ou « No Condition Is Permanent ».

Parallèlement au « roots revival » le Ghana connaît une irrésistible poussée des musiques importées. Soul, RnB, funk et afro-cubain font une percée remarquée sur la scène ghanéenne en 1971 à l’occasion de la venue de Wilson Picket, Ike & Tina Turner et Carlos Santana, invités du festival Soul To Soul à Accra.

Inaugurée par le succès du guitariste sierra-léonais Geraldo Pino dont les prestations scéniques à la James Brown font aussi un tabac au Nigeria, la mode des musiques américaines branche de nombreux artistes parmi lesquels le groupe Marijata.

Fondé en 1972 au Ghana sous le nom de The Sweet Beans, par Kofi « Electric » Addison (batterie), Bob Fischian (orgue, piano, claviers) et Nat « Prempeh » Osmanu (guitare, basse), le groupe sera renommé Marijata.

Adepte de highlife, afro-funk, afro-soul, afro-pop ou afro-reggae, Marijata sera rejoint par divers artistes, dont Pat Thomas. La formation comprend également Victor Tetteh (basse), Osei Tutu (Flugelhorn), Samuel Arhin (saxophone alto), Justice Garr (saxophone ténor), Remi (trombone), Lola Everett (voix) et Ekow Brown aka Ekow Alabi (congas).

This Is Marijata est leur premier album sorti à l’origine sur Gapophone, un label fondé par le producteur George Appiah Prah.

This is Marijata

Avec cet album, les musiciens cherchent à ramener la fraîcheur et le retour du Raw Funk. Voix possédée, rythmique au taquet, claviers en feu, incursions de cuivres millimétrées…

Leur premier album est un monument africain magistral, dont les fiévreux « Break Through » ou « No Condition Is Permanent ».

Enregistré live au Ghana Films Studio, en réalité un studio de télévision, l’enregistrement souffre de légers niveaux de distorsion. Ça n’empêchera pas le label anglais Mr. Bongo de le rééditer en l’état histoire de préserver l’intégrité et l’authenticité de l’enregistrement original.

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CREDITS :

Enregistré au Ghana Film Industry Corp. Studios en 1976 – Accra, Ghana – Gapophone records

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