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La B.O. de Roy Budd Get Carter, objet de culte certifié

Get Carter (La loi du Milieu) est un de ces films dits cultes qui semblent être avant tout parlants pour une génération donnée dans un pays donné : un film respirant l’Angleterre à chaque moment, une « anglicité » – ici populaire et sordide – inimitable. Passé un peu inaperçu à sa sortie en 1971, Get Carter est devenu trésor national britannique au milieu des années 90. La bande sonore tout aussi culte signée Roy Budd met en avant les bruits d’ambiance et la présence éparse de thèmes lancinant et minimalistes.

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Mild Maniac (Volker Kriegel), la rudesse du rock et la souplesse du jazz

Considéré comme l’un des protagonistes du jazz rock en Allemagne, le guitariste et compositeur Volker Kriegel a joué un rôle décisif dans l’établissement et le développement de ce style en Europe. Se situant quelque part entre Pat Metheny, John Scofield, ou John McLaughlin, Kriegel a exploré un large éventail de sons acoustiques et électriques s’ouvrant à de nombreux univers de « musique du monde », cultivant parfois un son de sitar ou un esprit folk.

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Winter In America (Gill Scott-Heron), portrait de la décadence économique américaine

En 1973, Gil Scott-Heron vient d’enregistrer deux albums pour Flying Dutchman, Pieces Of A Man et Free Will, qui comptent parmi ses plus réussis. Mais le torchon brûle avec Thiele. Après que le producteur a refusé de faire figurer à côté de son nom celui de son alter ego de toujours Brian Jackson, Gil prend ses cliques et ses claques et enregistre avec Brian un album pour Strata East, un petit label indépendant fondé par Charles Tolliver et Stanley Cowell sur la côte Est.

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B.O. d’Alain Goraguer la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Adapté d’une nouvelle de Stefan Wul, dans laquelle les humains ont quitté la Terre, rendue inhabitable par les conflits. Recueillis par les Draags et réduits à l’état d’animaux de compagnie, ils finiront par se rebeller. Si le film d’animation la Planète sauvage a prit un sacré coup de vieux, la musique, elle, s’est formidablement bonifiée avec le temps !  Signée Alain Goraguer, cette bande sonore psychée n’a jamais disparu des radars et s’échange aujourd’hui de blog en blog, tenu pour un sommet du genre psychédélique à la française et un moment inspirant pour les musiques électroniques naissantes.

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Handsworth Revolution (Steel Pulse), Reggae fusion made in Birmingham

En 1977, c’est depuis Birmingham, la capitale des Midlands, que vient la meilleure réponse de la communauté jamaïquaine aux punks londoniens. Son nom : Steel Pulse, une pulsation d’acier mise au service des riddims les mieux aiguisés. Même rage au ventre, même envie d’en découdre avec le National Front, ces enfants d’immigrés inventent une autre façon de jammer, plus rauque, plus fonk, pas moins reggae.

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Rosemary’s baby (Krzysztof Komeda), pinacle de la collaboration Polanski Komeda

Tout le monde connaît Krzysztof Komeda…sans le savoir. Oui, tout le monde a vu Rosemary’s baby, ou presque. Mais peux connaissent l’auteur de l’intrigante musique du film de Polanski, la berceuse du générique susurrée par une sensuelle voix féminine, n’était autre que le taciturne et charismatique Komeda, Polonais d’origine, venu à Hollywood à la demande de son grand ami et déjà star Roman Polanski.

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Rides again (The James Gang), chef d’œuvre bicéphale

Après un premier album au succès mitigé, Fox, Walsh et Peters – The James Gang- retournent sans tarder en studio en novembre 1969. C’est au Record Plant de Los Angeles, studio d’enregistrement ultra moderne et toujours sous la houlette de Bill Szymczyk, que nos compères gravent ce chef d’œuvre bicéphale, une première partie électrique et une seconde semi-acoustique.

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Five Leaves Left (Nick Drake), folk progressif aux atmosphères sombres et mystérieuses

Malgré sa réticence pathologique à se produire en public, c’est durant l’une de ses prestations à Cambridge que Nick Drake est repéré par un membre des Fairport Convention : Ashley Hutchings qui le dirige logiquement vers son producteur Joe Boyd. Référent de la scène folk-rock britannique à l’époque, Joe Boyd produit alors Fairport Convention mais aussi l’Incredible String Band.

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Light As A Feather (Chick Corea), un album à part dans la discographie du maitre

Le Return to Forever de Chick Corea incarna tellement le jazz-rock au milieu des années 1970 qu’on en oublierait presque ses débuts, plus paisibles, et surtout ses flirts avec la musique brésilienne. Nul doute que la voix suave et légèrement fausse de Flora Purim ainsi que les percussions d’Airto Moreira aient contribué à l’atmosphère envoûtante de ce disque.

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Smackwater Jack (Quincy Jones), une dream team de musiciens jazz triés sur le volet

Plus encore que « Gula Matari » (1970, A&M), « Smackwater Jack » marque un tournant dans la discographie de Quincy Jones : c’est la première fois qu’il s’essaye à autant de styles en à peine 42 minutes. Jazz, blues, pop, gospel, musique de film.Quincy Jones combine tous ses savoir-faire avec une confondante facilité, au risque de tomber dans le piège du disque-catalogue, qu’il évite cependant grâce aux efforts combinés de trois producteurs : Phi Ramone, Ray Brown et Jones lui-même.

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Eli And The Thirteenth Confession (Laura Nyro), mélodies vagabondes et ensoleillées

En 1968, alors qu’elle est invitée au festival de Monterey pour son deuxième concert, elle se fait huer et jeter de scène. On imagine bien le public hippie s’insurger contre la poésie de ses textes qui introduisent parfois des figures de l’Ancien Testament, comme dans Eli’s Comin, où l’amant apparaît sous la forme d’un ange.La même année, Laura Nyro enregistre son deuxième album intitulé « Eli And The Thirteenth Confession ». Elle n’a alors que 21 ans. Dans une certaine mesure cette maturité précoce reflète toute la richesse de sa personnalité, pleine, complexe dans son rapport à la musique, en éternelle remise en question.

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Scott 4 (Scott Walker), la pièce maitresse du crooner pop

Si l’album de Scott Walker Scott 4 a provoqué des réactions diverses à sa sortie et a été retiré des bacs quelques semaines après, il a depuis été réévalué par la critique grâce à son influence sur David Bowie, Nick Cave, Mark Almond et Neil Hannon de Devine Comedy. Il est aujourd’hui légitimement réédité. Sa richesse sonore et son envergure extraordinaire ont de quoi ébahir les générations à venir.

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B.O. de « l’affaire Thomas Crown » (Michel Legrand), presque un film musical

« J’arrivais en Amérique dans le but de vivre de nouvelles aventures après dix ans de cinéma français avec la Nouvelle vague ». Quatorze ans après ses débuts de compositeur pour l’image avec les Amants du Tage (1954) d’Henri Verneuil, Michel Legrand, encore auréolé du formidable succès des Parapluies de Cherbourg et des Demoiselles de Rochefort, se donne le challenge de l’Amérique.

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Cold fact (Sixto Rodriguez), premier LP du sugar man

Cold Fact, produit en 1969 et sorti l’année d’après sur un tout nouveau label subsidiaire de Buddah Records, Sussex, fut un des plus obscurs bides et l’un des disques les plus rares de la période. Même pas rare, en fait, puisque personne ne le cherchait, ne figurant sur aucune «liste» de collector.

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Placebo years (Marc Moulin), de l’électro-jazz 70’s ultra créative

Pionnier du jazz fusion en Europe, le Belge Marc Moulin est marqué par Miles Davis, Soft Machine et les formations aventureuses de la fin des années 1960. Après quelques années passées à sillonner l’Europe en tant que pianiste, il forme Placebo en 1969, alors que les musiques pop et le jazz commencent à s’agréger et à laisser la place à des compositions de plus en plus libres. Influencé par la trompette de Miles Davis et le clavier d’Herbie Hancock, Placebo enregistre ses premières compositions au début de la décennie.

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Bande originale de Vampyros Lesbos (Manfred Hubler / Siegfried Schwab)

Réédité en 1995 par le label Crippled Dick Hot Wax, Vampyros Lesbos Sexadelic Dance Party regroupe des titres enregistrés en 1969 par Manfred Hubler et Siegfried Schwab (aka The Vampires’ Sound Incorporation), tirés de deux albums (Psychedelic Dance Party et Sexadelic) et destinés à trois films réalisés par Jess Franco : « Mrs Hyde, She Kills in Ecstasy », « The Devil Came from Akasawa » et « Vampyros Lesbos » qui donne donc son nom à ce disque.