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Tago Mago (Can), pierre philosophale du rock underground des 70’s

Fantastique cas d’école que celui de ce groupe allemand rassemblant des personnalités totalement dissemblables, soit deux anciens élèves de Stockhausen, Irmin Schmidt (orgue, piano) et Holger Czukay (basse) qui localisent un batteur de free-jazz excédé de ne pouvoir jouer que des polyrythmies (Jaki Liebezeit) et un jeune guitariste fou du Velvet et de Hendrix, Michael Karoli.

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Abraxas (Santana), un deuxième opus allégorique et charnel !

Encouragé par le promoteur local Bill Graham (patron du Fillmore, etc.), Santana se fait connaître localement dans un premier temps, avant d’être propulsé sur le devant de la scène du jour au lendemain, grâce à une prestation mémorable au festival de Woodstock et un premier album publié simultanément, contenant les classiques Evil Ways, Jingo et Soul Sacrifice. Un an plus tard, sous sa pochette peinte par Mati Klarwein (qui signe la même année celle de « Bitches Brew » de Miles Davis), « Abraxas » impose définitivement son stupéfiant mélange de rock, blues et salsa, ainsi que l’éblouissante virtuosité de son leader à la guitare.

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L’Ecole du micro d’argent (IAM), contestation sociale sur fond de références mythologiques

Sur 16 pistes, les Marseillais dépeignent leur univers, un monde où la contestation sociale se fait sur fond de références mythologiques et de clins d’œil cinématographiques, avec un brin de déconnade et de gouaille marseillaise. Tout comme le Wu-Tang Clan, IAM s’inspire d’un pan de la culture asiatique et mélange plusieurs références aux arts martiaux avec son propre attrait pour la mythologie et l’histoire du bassin méditerranéen.

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Jane Birkin & Serge Gainsbourg, je t’aime moi non plus, 69 année érotique…

Depuis 1958, date de sortie de son premier disque, Serge Gainsbourg va et vient entre ses fantasmes. Il érotise au passage la saison 69 d’un coup de rein pénétrant avec ce dixième album. Jane Birkin Serge Gainsbourg s’ouvre sur Je t’aime… et s’en prend, au premier chef, à toutes sortes de bestiaires façon zoo de Vincennes : Orang-Outan, Le canari est sur le balcon.

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One Nation Under A Groove (Funkadelic), Cosmic funk et brouillard pourpre

En 1978, l’empire P-Funk est sur le point de s’écrouler sous son propre poids. La démesure de tournées homériques – l’équivalent de deux équipes de foot sur scène, atterrissages de soucoupes volantes, cachets payés directement en coke — devient dérisoire face au rouleau compresseur disco. Funkadelic One Nation Under Groove sent la fin de règne mais, en partie grâce au chèque en blanc d’un nouveau deal avec Warner, compense en démesure pure.

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In search of (N.E.R.D.), entre productions digitales et gros rock énervé

Premier groupe de la star absolue Pharrel Williams, N.E.R.D. propose, avec la sortie de In Search of, un son inédit alliant productions digitales et gros rock énervé. En ouvrant l’horizon quelque peu sclérosé d’une scène hip-hop qui avance au rythme des révolutions musicales, le trio va bousculer le rap et lui offrir une audience plus accrue. Entre le groove de « Things are Getting Better » et le rock enragé de « Lapdance » ou « Rock Star », ce premier album surprend et fédère au-delà du hip-hop.

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B.O. d’Alain Goraguer la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Manifeste SF à mi-chemin entre les résidus de la culture hippie et le surréalisme visuel de Terry Gilliam, la fable politico-humaniste de René Laloux, du point de vue de l’animation, a subi les outrages du temps. En revanche, la bande-son d’Alain Goraguer la Planète sauvage fait toujours l’objet d’un culte vivace pour toute une génération de défricheurs sonores.

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Murder ballads (Nick Cave & the Bad Seeds), la bagatelle de soixante-cinq victimes

En activité depuis l’orée des années 1980 avec The Birthday Party puis les Bad Seeds, Nick Cave était à la recherche d’un second souffle une douzaine d’années plus tard; sa poésie noire et son rock tranchant gagnent en popularité avec l’album «Let Love In» (1994), sur lequel il n’a pas réussi à caser le titre O’Malley’s Bar, chanson fleuve de près de quinze minutes retraçant le meurtre de sang-froid de tous les clients du bar en question.

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Handsworth Revolution (Steel Pulse), Reggae fusion made in Birmingham

En 1977, c’est depuis Birmingham, la capitale des Midlands, que vient la meilleure réponse de la communauté jamaïquaine aux punks londoniens. Son nom : Steel Pulse, une pulsation d’acier mise au service des riddims les mieux aiguisés. Même rage au ventre, même envie d’en découdre avec le National Front, ces enfants d’immigrés inventent une autre façon de jammer, plus rauque, plus fonk, pas moins reggae.

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Rosemary’s baby (Krzysztof Komeda), pinacle de la collaboration Polanski Komeda

Tout le monde connaît Krzysztof Komeda…sans le savoir. Oui, tout le monde a vu Rosemary’s baby, ou presque. Mais peux connaissent l’auteur de l’intrigante musique du film de Polanski, la berceuse du générique susurrée par une sensuelle voix féminine, n’était autre que le taciturne et charismatique Komeda, Polonais d’origine, venu à Hollywood à la demande de son grand ami et déjà star Roman Polanski.

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Workin’ Together (Ike et Tina Turner), deux enfants terribles chauffés à blanc

En 1971, Ike & Tina proposent l’album «Workin’ Together» publié par Liberty qui va passer une dizaine de mois dans le hit-parade américain, en grimpant jusqu’à la vingt-cinquième position. Décidément rock, il contient une moitié de titres signés Ike Turner, Eki Renrut (son pseudo) et Aillene Bullock (autrement dit Tina). Le reste étant consacré à un choix de reprises impeccables dont Get Back des Beatles, Proud Mary de Creedence Clearwater Revival et Ooh Poo Pah Doo de Jessie Hill.

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B.O. de Il était une fois en Amérique, un des scores les plus ambitieux d’Ennio Morricone

Au sommet de son art symphonique, Ennio Morricone compose la BO la plus mélancolique de l’histoire du cinéma, sublime de lyrisme et d’émotion retenue, et offre à la rêverie de Leone sur le temps perdu (Once upon a Time in America), l’amour impossible (Deborah’s Theme) et la trahison une atmosphère musicale et une poignée de thèmes magnifiques, tous écrits douze ans avant le premier jour de tournage !