Simba (O’Donel Levy), LP envoûtant de soul jazz

Quatrième album du guitariste O’Donel Levy pour le label Groove Merchant, « Simba » réuni la crème des musiciens de studios des 70's : le légendaire batteur de studio Steve Gadd, Cecil Bridgewater au Flugelhorn, la basse de Tony Levin et les arrangements de Manny Albam. Sorti en 1973, Simba est un album brûlant de soul-jazz funky.

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A Voz O Violão, A Música De Djavan, premier opus du nordestin

Comptant parmi les musiciens les plus populaires de la MPB durant les années 80, Djavan est à l’image de sa société : cosmopolite, en constante évolution. Son 1er LP A Voz O Violao sorti en 1976, imprégné par les traditions de son Nordeste natal, est un album de samba syncopé, différent de tout ce qui se fait à l’époque. Cet album marque les débuts de Djavan et fait du Nordestin un personnage incontournable de la MPB.

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A new perspective (Donald Byrd), pièce atypique entre jazz et gospel

Pilier du mouvement hard-bop avec Horace Silver et Art Blakey, Donald Byrd a toujours expérimenté de nouvelles manières de voir le jazz. Ainsi, en 1963, il enregistre pour Blue note records une pièce atypique, A New Perspective, mélange de jazz et gospel à la limite de la musique de film, intégrant des voix et des instrumentations plus complexes. Le fameux “Cristo Redendor” marque cette envie d’aller vers de nouveaux horizons.

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Chelsea Girl (Nico), LP envoûtant aux intonations lugubres, quasi gothiques

Célèbre pour sa collaboration au Velvet Underground ainsi que pour sa liste d'amants (Jim Morrison, Iggy Pop et Brian Jones…), Nico grave en 1967 son premier album solo, le sublime Chelsea Girl. Cette cultissime galette vénéneuse met à nue une âme maladive et maléfique sublimant une poignée de perles rares composées par Jackson Browne, Lou Reed, John Cale, Tim Hardin ou Dylan. Si elle n'a pas composé elle-même les morceaux, Chelsea Girl confirme largement l'originalité et le potentiel de Nico.

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Linton Kwesi Johnson Forces Of Victory, dub poésie ultra réaliste

Activiste et artisan majeur de la scène reggae londonienne à la fin des années 1970, Linton Kwesi Johnson est un poète dub hors pair. Révélé par Forces of Victory en 1979, il va plus loin que l'habituel discours inspiré du rastafarisme. Ses références sont sociales, intellectuelles. Accompagné du producteur Dennis Bovell et le Dub Band, Johnson se livre à de formidables imprécations, à la croisée du dub, du reggae et du spoken word, comme si Gil Scott-Heron avait vécu en Jamaïque.

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Bill Withers Live at Carnegie Hall, un classique du genre

Enregistré en novembre 1972 au Carnegie Hall (New York) et publié début 1973, le double album Live at Carnegie Hall propose un instantané de la tournée donnée par l'auteur-compositeur-interprète américain Bill Withers dans le sillon de la sortie de son second classique, Still Bill. De l’incontournable Lean On Me au cultissime Ain’t No Sunshine, Withers signe avec ce recueil l'un des disques live les plus remarqués d'une décennie riche en classiques du genre.

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Linton Kwesi Johnson, père de la dub poetry

Avec ses éternels bouc et chapeau de feutre, la silhouette de Linton Kwesi Johnson - aka LKJ - est aussi marquante que sa voix de baryton. Premier adepte du spoken word à se faire le porte-voix des enfants du Windrush (2ème génération de la diaspora caribéenne), l’artiste n’a eu de cesse de chanter ses strophes à plusieurs générations de fans, et n’a pas volé son titre de père de la dub poetry, la “poésie dub”. Il sera même l’unique poète à être publié de son vivant dans la prestigieuse collection Penguin Modern Classics.

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LKJ Bass Culture, infrabasses et politique en fusion

Un an après Forces of Victory, Linton Kwesi Johnson et Dennis Bovell enregistrent un nouveau chef-d’œuvre, Bass Culture, à haute teneur d’infrabasses et de politique en fusion. Le duo pousse encore plus loin l’épure instrumentale pour ne servir que les mots affûtés de LKJ, le poète au chapeau et aux paroles tranchées, ainsi que la guitare en fil de fer barbelé de John Kpiaye.

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Dizzy Gillespie, Swing Low Sweet Cadillac, live au Memory Lane de Los Angeles

Sortie sur le mythique label Impulse, Swing Low Swing Cadillac regroupe les sessions live enregistrées les 25 et 26 mai 1967 au Memory Lane de Los Angeles. La période est propice aux grooves saupoudrés d'influences africaines et latines. On retrouve sur cet album live la folie des concerts du maître au jeu si singulier sur des titres tels l'excellente reprise de "Mas Que Nada', ou de goûter au spleen bluesy de ‘Bye'.

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Duke Ellington & John Coltrane, in a Sentimental Mood

Duke Ellington & John Coltrane, c'est la rencontre de deux générations : Ellington, le pianiste aristocrate du jazz, et Coltrane, le jeune loup du saxophone, celui qui pourrait être largement son fils et qui est en train d’emmener la musique de son glorieux aîné vers des contrées insoupçonnées. Au programme : des standards (comme "In a Sentimental Mood"), des nouvelles compositions d'Ellington et un titre signé Coltrane ("Big Nick").

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Hejira (Joni Mitchell), la symbiose selon Mitchell et Pastorius

Après l’aventureux The Hissing of Summer Lawns, Joni Mitchell sort Hejira en 1976, encore plus abouti et magique. Composé à la guitare durant un trajet en voiture entre New York et Los Angeles, l’album évoque un voyage intérieur avec incursion dans des paysages musicaux inexplorés dans le rock et la pop. Le titre est significatif : en arabe Hejira désigne le départ de son foyer. Pour Joni Mitchell, il s’agit plutôt d’un « vol » à l’intérieur d’elle-même et de ses émotions. La tapisserie musicale fournie de The Hissing of Summer Lawns fait place à des paysages épurés et austères.

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Harlem River Drive, quand les frères Palmieri enflamment New York

En 1970, les frères Palmieri, Eddie et Charlie, prennent le contrôle de cet album cultissime en tant que leader. A leurs côtés, une escadrille de tueurs prêts à exploser : Andy Gonzales, Cornell Dupree et le batteur le plus funky du moment, Bernard "Pretty" Purdie. Les Palmieri et leurs acolytes mixent mambo cubain, salsa pure, soul music, atmosphère blues et jazz fusion de déménageur. Le cocktail d’Harlem River Drive est une saveur unique de son temps lorsque les cloisons entre nu yorican soul, jazz, rhythm'n'blues, funk et rock étaient on ne peut plus poreuses.

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B.O. de Black Caesar (James Brown), le Parrain de Harlem

Devancé dans l'exercice du scoring par Curtis Mayfield, Marvin Gaye et Isaac Hayes, James Brown finit également par s'y coller en 1973. Pour la bande son de Black Caesar, le parrain de la soul laisse les coudées franches à son tromboniste Fred Wesley qui remplace Pee "Wee" Ellis comme arrangeur des JB's. Secondé par Dave Matthews, Fred Wesley peaufine les fonds de tiroirs que le Godfather Of Soul lui a confiés pour venir à bien de cette tâche. Au passage, cette B.O. fournit à James Brown quelques-uns de ses plus beaux hits : "Down And Out In New York City", "The Boss" et "Mama Feel Good ».

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Musique classée X, du porngroove 70s à la française signé Goraguer

Part maudite de son activité dans la musique de film, Alain Goraguer contribua également à de nombreuses B.O. de films porno au moment de l’explosion du genre, dans la seconde moitié des 70s. Le musicien est resté discret sur cette partie de son travail, demeurée longtemps inconnue. Grâce à quelques passionnés, on peut enfin écouter des extraits substantiels de ces B.O. rares rassemblées sur deux compiles. Goraguer, en compagnie de quelques amis, crée sur un tempo laidback un funk moite et lascif qui, là encore, mérite le détour, avec ou sans images.

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B.O. du Mariage Collectif (JP Mirouze), free jazz et volutes psychédéliques

Le Mariage Collectif est une curiosité totale du cinéma post-hippie des années 70. Si ce film érotico-hippie de 1971 n'a, aujourd'hui, pas grand intérêt, sa bande sonore, elle, méritait bien une réédition. Dénichée dans une décharge par le D.A. du label Born Bad, cette œuvre mineure de Jean-Pierre Mirouze alias Jean-Pierre Guigon (et futur Jean-Pierre Sabar au sein du supergroupe French disco Arpadys) est, aux oreilles de tout vintage addict, une sucrerie délicieuse.

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Peter Tosh Legalize It, 1er LP solo du stepping razor

Après des années passées dans l’ombre de Bob Marley, Winston Hubert McIntosh aka Peter Tosh quitte les Wailers pour se lancer en solo. Son premier album, Legalize It, sorti en 1976 démontre qu’il sait parfaitement se débrouiller sans ses anciens camarades. La spiritualité rasta tient une place centrale dans cette œuvre, notamment matérialisée par la chanson titre prônant la légalisation de la marijuana, et tranche avec Equal Rights, plus politique, plus engagé. Cela n’enlève rien à la qualité de l’album dans lequel Tosh ose même mixer des ballades lentes avec des beats groovies.

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Workin’ Together (Ike et Tina Turner), deux enfants terribles chauffés à blanc

En 1971, Ike & Tina enregistrent l'album Workin' Together publié par Liberty Records qui va passer une dizaine de mois dans le hit-parade américain, en grimpant jusqu'à la vingt-cinquième position. Décidément rock, il contient une moitié de titres signés Ike Turner, Eki Renrut (son pseudo) et Aillene Bullock (autrement dit Tina). Le reste étant consacré à un choix de reprises impeccables dont Get Back des Beatles, Proud Mary de Creedence Clearwater Revival et Ooh Poo Pah Doo de Jessie Hill.

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B.O. de Coffy (Roy Ayers), 1ère incursion du vibraphoniste en illustration sonore

Emblématique des films de Blaxploitation, Coffy la panthère noire de Harlem, dans lequel Pam Grier incarne la sexy funky sister qui séduit les hommes, les attire dans ses filets grâce à son décolleté ravageur et à ses œillades langoureuses … infirmière le jour et justicière expéditive la nuit, elle dézingue la moitié du casting au son d’une bande originale légendaire signée Roy Ayers.

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Bush Doctor (Peter Tosh), inoubliable ode à la weed

Bush Doctor, qui signifie "sorcier" en français, est le premier des trois albums de Peter Tosh sortis sur le label des Rolling Stones. Tosh souhaitait se démarquer de Marley avec son propre groupe, construit à partir de Sly & Robbie, plutôt que de faire appel aux Wailers. Chargé de la réalisation artistique de Bush Doctor, Robbie Shakespeare concocte des arrangements puissants aux sonorités éloignées des productions jamaïcaines typiques.

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The Legendary Marvin Pontiac, l’imposture délicieuse signée John Lurie

Sorti tout droit de l'imagination de John Lurie, Marvin Pontiac est un musicien afro-juif, l'album proposant même une notice biographique retraçant la vie difficile de ce génie musical, la pochette du disque étant censée être une des rares photographies du mystérieux musicien. Avec ses complices Martin Medeski, Kenny Wollesen, Marc Ribot, Steven Bernstein, et Angélique Kidjo, le leader des Lounge Lizards recompose le temps d'un disque une imposture délicieuse.

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B.O. de la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Si le film d'animation la Planète sauvage a prit un sacré coup de vieux, la musique, elle, s'est formidablement bonifiée avec le temps !  Signée Alain Goraguer, cette bande sonore psychée n’a jamais disparu des radars et s’échange de blog en blog, tenu pour un sommet du genre psychédélique à la française et un moment inspirant pour les musiques électro.

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B.O. de Across 110th street (Bobby Womack/J.J. Johnson), sommet de blaxploitation

Across 110th Street, signé en 1972 par Barry Shear. Un policier sombre et violent à l'image d’Anthony Quinn, mais aussi un manifeste politique pour le droit des minorités, porté par une bande-son signée par le tromboniste JJ Johnson, vétéran du bop alors installé à Los Angeles. Des instrumentaux classieux, et un classique imparable, le thème titre de Bobby Womack and Peace, de la soul dopée aux cordes sensibles

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B.O. de Maldonne (Vladimir Cosma), dépouillement et construction unithématique

Juste avant de devenir l’illustrateur musical attitré des pantalonnades du gaffeur Pierre Richard (et plus tard, de la Boum), Vladimir Cosma a tissé pour ce polar musculeux une fine toile orchestrale (cordes et clavecins de cristal, arrangements vaporeux) sur laquelle la sirène Christiane Legrand fait de la balançoire vocale avec une dextérité et un élan prodigieux.

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Tago Mago (Can), pierre philosophale du rock underground des 70’s

Mélange de rock tribal, répétitif, de dance music postpunk et d’expérimentation free ultime, l’univers de Can atteint une sorte de sommet barge sur son 3ème LP Tago Mago, publié en février 1971. Le cerveau du gang de Cologne alors composé d’Holger Czukay, Michael Karoli, Jaki Liebezeit, Irmin Schmidt et Damo Suzuki n’est pas dérangé, juste ouvert à toutes les influences possibles susceptibles de déstabiliser le rock’n’roll d’alors.

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Africadelic (Manu Dibango), marmite bouillante d’un groove vaudou

Après avoir livré son Soul Makossa en 1972, Manu Dibango enregistre cette même année un autre monstre musical : Africadelic. Mis en boîte en une semaine pour servir de fond sonore à des émissions de télé françaises en demande de son afro-urbain, le sens et la puissance du groove du Camerounais se chargent pourtant d’en faire autre chose qu’un simple album de commande. Paru en 1975, l’album jette des ponts entre les percussions africaines d’Olatunji et le groove hypnotique de James Brown.

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Bob Marley Survival, premier volet d’une trilogie politique

Septième album de Bob Marley and the Wailers (cinquième album studio), sorti en 1979, Survival est considéré comme le plus engagé. Les messages sont multiples, abordant à la fois les problèmes du monde, « So much trouble in the world », les dérives occidentales, « Babylon system », appelant à la lutte dans plusieurs titres dont « Top rankin » ou à l'unité dans « Africa unite ». Enregistré et mixé au tout nouveau Tuff Gong Studio, à Kingston, c'est un véritable retour aux sources après Exodus et Kaya.

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Jaco Pastorius, 1er LP solo et onde de choc jazz rock 70’s

Jusqu'en 1970, la basse est souvent considérée comme un instrument secondaire, d'accompagnement. La plupart des bassistes de jazz jouent sur des contrebasses. Jaco Pastorius, lui, joue sur une basse électrique sans frettes. Il en joue vite et fort, à la manière d'un soliste. Avec ce premier album homonyme sorti en 1976, celui qui s'enduit les doigts de graisse de poulet avant de monter sur scène, va donner ses lettres de noblesse à la basse jazz.

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B.O. d’il était une fois la Révolution (Ennio Morricone), un certain romantisme doux-amer

Après le triomphe historique d'Il était une fois dans l'Ouest (1968), Sergio Leone retrouve le genre du western et pour la 5ème fois son compositeur fétiche Ennio Morricone. Pour la bande sonore, le compositeur italien renoue avec son sens de l'insolite à travers une instrumentation innovante. Son thème principal, Giù la Testa (du nom du film en italien) donne le ton, avec ses envolées lyriques accentuées par la voix sublime d'Edda Dell'Orso.

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B.O. de Beetlejuice (Danny Elfman), seconde collaboration avec Tim Burton

Comédie fantastique et iconique de Tim Burton, Beetlejuice raconte l’histoire de deux jeunes mariés qui, suite à leur décès, deviennent des fantômes hantant leur ancienne maison. Ils font alors appel à un « bio-exorciste » excentrique (Michael Keaton), afin de faire fuir les nouveaux occupants. Très loin de l’univers de Oingo Boingo (groupe dont il est alors toujours membre), Danny Elfman signe avec Beetlejuice sa seconde collaboration avec Tim Burton – et sa sixième musique de film.

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John Martyn Solid Air, chef d’œuvre de british folk-blues

Si son nom reste méconnu, John Martyn a pourtant rayonné au cœur de la scène folk londonienne de la fin des sixties aux côtés de Bert Jansch, Ralph McTell ou Al Stewart. Il a signé quelques-uns des grands disques de l’Angleterre folk-blues de l’époque. Parmi eux Solid Air, sorti en 1973, reste son chef-d’œuvre. Entre improvisations débridées, mélodies aériennes, chant hanté et à peine articulé, gémissant quelque part entre Van Morrison, Tim Buckley, Coltrane et Skip James.

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