Still Bill (Bill Withers), 2ème opus et album de la consécration

Le second album de Bill Withers reste l’un de ses plus grands chefs d’œuvre. Sorti en 1972, Still Bill est porté par de véritables joyaux de soul/folk tels « Lean on me », « Use Me » ou « Kissing My Love ». Le reste des titres, tout autant séduisant, va de ballades lancinantes à des rythmes plus funky sur lesquels la voix tantôt veloutée tantôt râpeuse du chanteur vient se poser. L’habillage musical dressé par Benorce Blackmon (guitare), Melvin Dunlap (basse), James Gadson (percussions) et Raymond Jackson (claviers et arrangements) donne au disque un charme supplémentaire.

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Pink Moon (Nick Drake), l’album dépouillé qui tire le rideau

Nick Drake enregistra son dernier album en quelques nuits, envoya les bandes à Island et se fit interner dans un hôpital psychiatrique. Si la musique était aussi sombre que les textes, l'album serait tout simplement inécoutable. Mais la voix rassurante et la guitare dépouillée de Drake exaltent la tendresse surnaturelle de « Pink Moon ».

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Harvest (Neil Young), précède la trilogie de la boue

Pour le grand public, Harvest demeure le sommet de sa riche discographie 70's. Sur fond de country-rock et folk mélancolique, l’art du Loner brille de mille feux tout au long de ce quatrième album paru en février 1972. Sorte de Graal baba bucolique et champêtre. Derrière sa béatitude peace & love à laquelle ont participé Crosby, Stills & Nash tout comme James Taylor et Linda Ronstadt, Harvest reste une œuvre riche, tourmentée et mélodiquement parfaite. Un disque qui influencera de nombreuses générations.

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Live from Mars (Ben Harper & The Innocent Criminals), rock bariolé incandescent

Après quatre albums studios et de multiples tournées à travers le monde, l’album concert pourrait sembler un passage obligé. Plus qu'un simple live, Ben Harper Live from Mars regroupe 13 titres en solo et 12 titres électriques avec The Innocent Criminals.

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Greetings from Asbury Park, N.J. (Bruce Springsteen), premier album solo du Boss

Après avoir quitté Steel Mill, son groupe de hard rock, le jeune Springsteen entame l’écriture de son premier album solo. Les textes, tirés de ses expériences personnelles, marquent un changement radical dans son écriture. Emmené par « Blinded By The Light » et « Spirit in the Night » et leurs arrangements résolument jazz, Greetings est à mi-chemin entre un folk Dylanesque et l’exubérance rock de Van Morrison.

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Rashida (Jon Lucien), une tempête tropicale…tranquille

Doté d'une voix de baryton riche et expressive, ses chansons sont des récits poétiques empreins d'espoir, d'harmonie et de spiritualité. Des paraboles d'un amour perdu, d'un amour retrouvé et de relations pleines de promesses. Avec un style qui n'appartient qu'à lui, il mêle R&B, pop, soft jazz à des rythmes caribéens et brésiliens. Une tempête tropicale tranquille.

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Simon and Garfunkel, la quintessence d’un folk-rock délicat

Conciliant influences classiques, songwriting pop, folk échappé de Greenwich Village et harmonies vocales divines, Simon & Garfunkel ont fait du New York des sixties le carrefour des genres et des époques. Une constante: la grâce.

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Mellow Yellow (Donovan), fumer des peaux de banane permet de planer

Dylan est révélé par Blowin’ In The Wind en 1963, Donovan cartonne avec le single Catch The Wind en 1965. Dylan écrit des chansons anti-guerre, Donovan reprend The Universal Soldier. Bref, m’sieur, il fait rien qu’à copier ! En réalité, Donovan est surtout sensible à l’influence de la scène folk, très vivace au milieu des années 60.

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Five Leaves Left (Nick Drake), folk progressif aux atmosphères sombres et mystérieuses

Malgré sa réticence pathologique à se produire en public, c'est durant l'une de ses prestations à Cambridge que Nick Drake est repéré par un membre des Fairport Convention : Ashley Hutchings qui le dirige logiquement vers son producteur Joe Boyd. Référent de la scène folk-rock britannique à l'époque, Joe Boyd produit alors Fairport Convention mais aussi l'Incredible String Band.

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Four way street (Crosby Stills Nash and Young), live au couronnement posthume

Disque d’or immédiat comme les deux précédents albums et numéro 1 des ventes en Amérique durant l’été 1971, ce double live est un couronnement posthume à son arrivée dans les bacs.Tourmentés et paranoïaques, Crosby Stills Nash and Young, les quatre héros de la culture hippie n’ont pas supporté la seule promiscuité d’une tournée l’année passée. À guichets fermés.

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Nilsson Schmilsson (Harry Nilsson), un certain penchant pour la pop de chambre

Une vie personnelle et une carrière chaotiques toutes deux bisées par ses excès, son insouciance et son inconstance. Une destinée aussi simple que tragique pour ce génial troubadour refusant de monter sur scène et capable du meilleur "Nilsson Schmilsson" en 1971 comme du pire "Son of Schmilsson" en 1972.

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Blue (Joni Mitchell), harmonies virginales et poésie désabusée

Après ses trois premiers albums, Joni Mitchell éprouve le besoin de prendre de la distance vis-à-vis d'un succès aussi croissant qu'angoissant. Elle témoignera quelques années plus tard au sujet de ce sentiment d'insécurité : "A l'époque, je me sentais sans défenses, comme l'emballage de cellophane d'un paquet de cigarettes, comme si je n'avais plus aucun secret pour le monde. Je n'étais ni forte ni heureuse."

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Eli And The Thirteenth Confession (Laura Nyro), mélodies vagabondes et ensoleillées

En 1968, alors qu'elle est invitée au festival de Monterey pour son deuxième concert, elle se fait huer et jeter de scène. On imagine bien le public hippie s’insurger contre la poésie de ses textes qui introduisent parfois des figures de l'Ancien Testament, comme dans Eli's Comin, où l'amant apparaît sous la forme d'un ange.La même année, Laura Nyro enregistre son deuxième album intitulé "Eli And The Thirteenth Confession".

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Killing Me Softly (Roberta Flack), l’aboutissement d’une longue histoire mêlée de légende urbaine

Succès retentissant de l'année 1973, Roberta Flack Killing me Softly With His Song est l'aboutissement d'une longue histoire se mêlant à une légende urbaine. La première interprète de cette chanson, la chanteuse Lori Lieberman, a toujours prétendu s'être inspirée du titre Empty Chairs de Don McLean, entendu lors d'un concert au club Troubadour de Los Angeles.

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What Color Is Love (Terry Callier), un folk cosmique

Sorti en mars 1973, What Color Is Love, troisième LP de Terry Callier représente un des sommets de sa carrière. Produit par Charles Stepney, dont le travail avec Cadet/Chess records, Rotary Connection et Earth, Wind & Fire lui ont valu une certaine reconnaissance, What Color Is Love regorge d'influences Funk, Rock, Folk, Jazz et même Classique.

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Bobbie Gentry, entre sucreries easy-listening et country-folk sudiste

Un coffret exceptionnel réunit tous les enregistrements de Bobbie Gentry, la fille de Chickasaw, pour Capitol. Un rêve, tant ses albums légendaires ont été peu ou mal réédités. Retour sur une carrière unique en son genre avant la plus énigmatique des disparitions.

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Cold fact (Sixto Rodriguez), premier LP du sugar man

Cold Fact, produit en 1969 et sorti l'année d'après sur un tout nouveau label subsidiaire de Buddah Records, Sussex, fut un des plus obscurs bides et l'un des disques les plus rares de la période. Même pas rare, en fait, puisque personne ne le cherchait, ne figurant sur aucune «liste» de collector.

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Rust Never Sleeps (Neil Young), un jalon essentiel du post-punk

A la sortie de son album Comes A Time, Neil Young est en plein désarroi. La vague punk vient de surgir emportant tout sur son passage. Fasciné par cette nouvelle émergence musicale, le Loner se doit de répliquer. Le canadien commence alors une tournée revigorante, placée sous les auspices d’un renouveau artistique que personne n’attendait de la part de Neil Young. Rust Never Sleeps. Fin 1978, proposant un show complexe et très élaboré, l’homme fait salle comble tous les soirs.

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Hejira (Joni Mitchell), la symbiose selon Mitchell et Pastorius

En 1974, Joni Mitchell règne sur l'univers de la pop, adorée par la critique et par des millions de fans pour sa série d'albums brillants, souvent douloureusement personnels, qui atteint son apogée cette année-là avec le succès de Court and Spark.Joni Mitchell HejiraL'année précédant Joni Mitchell Hejira, l’album The Hissing of Summer Lawns en 1975 marque une transition vers un son plus complexe et nuancé.

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Sunshine Superman (Donovan), baroques et psychédéliques

Sorti en septembre 1966, Sunshine Superman, est un disque charnière dans la carrière de Donovan. Situé entre le très folk Fairytale (novembre 1965) et le psychédélique Mellow Yellow (mars 1967), Sunshine Superman fit de Donovan l’un des précurseurs du folk-rock.

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