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Sergio Mendes and Brasil 66, les années fastes du collectif chez A&M records

Après une première version du groupe qui échoue à gagner les faveurs du public en 1965, Sergio Mendes tient un an plus tard la formule magique faite de l’élégance sophistiquée d’arrangements à la Bacharach portée par des rythmes de bossa et de samba alors au goût du jour – sans compter qu’il vient de rencontrer l’épouse du trompettiste Herb Alpert (président du label A&M) qui chante dans sa formation. Beaucoup des morceaux joués ici seront des tubes. Leur ambiance de cocktail easy listening a plutôt bien passé l’épreuve du temps.

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Vu de l’extérieur (Serge Gainsbourg), album de transition

Sorti en 1973, Vu de l’extérieur est à tous égards un album de transition. La vie est transitoire, Gainsbourg le sait, lui qui, quelques jours après l’enregistrement, a une crise cardiaque. Esthétiquement, cet album l’est tout autant coincé entre L’Histoire de Melody Nelson et Rock Around the Bunker, il semble hésiter entre sexe et sentiment, humour grinçant et désabusement.

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Sign ‘O’ The Times (Prince), album phare, écartelé entre les genres, génial et décousu

En 1986, après la sortie de Parade et la mise en boîte de sa fantaisie hollywoodienne, Under the Cherry Moon, on ne le tient plus. Il se fait construire un palais – Paisley Park – dans les environs de Minneapolis, organise une ronde incessante de musiciens autour de lui, enregistre jour et nuit. De ces sessions naitra un triple album dont le label obtiendra qu’il le condense en quatre faces : Sign o’ the Times, ultime chef-d’œuvre.

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White album (The Beatles), fourre-tout grandiose aux antipodes du psychédélisme ambiant

Le 22 novembre 1968, les quatre fabuleux publiaient un neuvième album double et blanc, fourre-tout grandiose enregistré dans une période de tumultes. A cette époque, les quatre font leur révolution. Pas celle des étudiants descendus dans les rues pour signifier leur ras-le-bol de ce qu’incarne les adultes. C’est avec eux-mêmes que les Beatles en décousent.

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Scott 4 (Scott Walker), la pièce maitresse du crooner pop

Si l’album de Scott Walker Scott 4 a provoqué des réactions diverses à sa sortie et a été retiré des bacs quelques semaines après, il a depuis été réévalué par la critique grâce à son influence sur David Bowie, Nick Cave, Mark Almond et Neil Hannon de Devine Comedy. Il est aujourd’hui légitimement réédité. Sa richesse sonore et son envergure extraordinaire ont de quoi ébahir les générations à venir.

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Scott Walker, un cas limite de la pop

Crooner à l’américaine, interprète exalté de Jacques Brel, précurseur de la cold-wave et scénographe d’univers sonores littéraires et névrosés, Scott Walker est un cas limite de la pop. Son influence – un secret de moins en moins bien gardé – est majeure, de David Bowie à Nine Inch Nails, en passant par Nick Cave.