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Sergio Mendes and Brasil 66, les années fastes du collectif chez A&M records

Never love alone
Sergio Mendes and Brasil 66, les années fastes du collectif chez A&M records Posted on 7 octobre 20211 Comment
Never love alone

Enregistré aux A&M Recording Studios Hollywood, USA – A&M Records
Après une première version du groupe qui échoue à gagner les faveurs du public en 1965, Sergio Mendes tient un an plus tard la formule magique faite de l’élégance sophistiquée d’arrangements à la Bacharach portée par des rythmes de bossa et de samba alors au goût du jour – sans compter qu’il vient de rencontrer l’épouse du trompettiste Herb Alpert (président du label A&M) qui chante dans sa formation. Beaucoup des morceaux joués ici seront des tubes. Leur ambiance de cocktail easy listening a plutôt bien passé l’épreuve du temps.

Fils d’un physicien, Sergio Mendes développe tôt des aptitudes musicales qui le font étudier le piano au conservatoire de Rio de Janeiro où il assiste en direct à l’explosion de la bossa nova dans les années cinquante.

A la tête du groupe Sexteto Bossa Rio, Sergio Mendes suscite l’intérêt des compositeurs Antonio Carlos Jobim et Joao Gilberto, et des jazzmen américains que la bossa attire : Stan Getz, Dizzy Gillespie et Charlie Byrd.

Etudiant au conservatoire, je venais de Niteroi [la ville qui fait face à Rio] en bateau, il n’y avait pas de pont à travers la baie. On jouait au Botless de Copacabana, au Beco das Garrafas, avec Tom Jobim, Jorge Ben, Nara Leão. J’avais été émerveillé par un concert de Dave Brubeck. Art Tatum, Horace Silver étaient nos professeurs sans le savoir. On ne gagnait rien, mais il y avait un tel plaisir à jouer une musique si neuve ! (Sergio Mendes)


Sergio Mendes and Brasil ’66 » – Crystal Illusions

En 1961, Sergio Mendes publie son premier album Dance Moderno sur le label Philips. L’année suivante, il se retrouve à New York lors du premier festival de bossa nova organisé au Carnegie Hall, puis au club Birdland à jouer auprès de Cannonball Adderley. Cette rencontre donne lieu à l’enchanteur Cannonball’s Bossa Nova (1962) qui offre au Brésilien un prestigieux parrainage.

Après des collaborations avec Jobim et Art Farmer, le pianiste forme le Sergio Mendes Trio qui sort The Swinger from Rio (1964) aux Etats-Unis, puis la première mouture de ses formations successives, Brasil ’65.

Quand je suis arrivé aux Etats-Unis en novembre 1964 j’allais à la boîte de nuit de Shelley Manne : « Shelley Manne’s hole » à Los Angeles. J’ai fait des auditions là-bas. J’y ai vu tout le monde: Chet Baker, Shorty Rodgers, Barney Kessel, tous les musiciens du Jazz West Coast. C’était un moment fantastique de ma vie. (Sergio Mendes)

La formation compte Chico Batera, Rosinha de Valença et la chanteuse Wanda Sa. Brasil’ 65, édité par Capitol, fait un flop. Ses compagnons de route rentrent au Brésil, Mendes reste et rencontre à Chicago la chanteuse Lani Hall, qui l’entraîne en Californie, et vers le label A & M, tenu par le trompettiste Herb Alpert.


Sergio Mendes and Brasil ’66 » – The Fool on the Hill

Sorti en 1966, Herb Alpert Presents Sergio Mendes & Brasil ’66 contient une version de Mas que Nada, de Jorge Ben. « Le groupe avait une sonorité singulière, comme une marque », précise Sergio Mendes.

Succès immédiat, tournée mondiale. Les albums s’enchaînent. Avec Brasil ’66, Sergio Mendes inaugure alors une période faste en signant sur le label A&M.

Il fait équipe avec le producteur Herb Alpert qui concocte les arrangements luxuriants de grands succès de la bossa nova (« Mas Que Nada » de Jorge Ben ou « One Note Samba » de Jobim et l’album Equinox de 1967), ou du répertoire pop contemporain : « Day Tripper », « The Fool on the Hill » (The Beatles),  « The Look of Love » sur l’album Look Around en 1968, ou « (Sittin’ on) The Dock of the Bay » sur Crystal Illusions (1969).


Sergio Mendes and Brasil ’66 »

Les choristes se succèdent (notamment Lena Hall, Karen Philipp, Vanda Sà et Silvia Vogel), tout comme les hits, qui font de Mendes un grand vendeurs de disques.

Herb a ouvert un chapitre très important dans ma vie. Il avait son orchestre le « Tijuana Brass » A and M venait de débuter. C’était une maison de disques merveilleuse qui m’a laissé la possibilité de faire ma musique librement. Mon groupe « Brazil 66 » est devenu une marque. Quand on a enregistré « Mas que nada » c’était la première fois qu’une chanson en portugais atterrissait dans les charts du hit parade mondial de la Pop! C’est ce succès qui a vraiment lancé ma carrière dans le monde. (Sergio Mendes)

À partir de 1968, Mendes jouira d’une immense popularité dans le monde entier, se produisant dans des lieux aussi variés que les stades et la Maison Blanche, où il donne des concerts pour les présidents Lyndon B. Johnson et Richard Nixon ou à l’Exposition universelle d’Osaka en 1970.


Sergio Mendes and Brasil ’66 » – Equinox

Aussi imparable qu’elle soit, la recette élaborée par Sergio Mendes tourne à la formule et semble inépuisable. Il ne se prive pas de la poursuivre en 1971 avec son adaptation de l’irrésistible « Pais Tropical », puis au travers des albums Love Music (1973), Vintage ’74 qui introduit le Brasil ’77 et Sergio Mendes (1975) – deux albums totalisant six titres signés Stevie Wonder !.

J’ai rencontré Stevie Wonder dans une boîte de nuit au Brésil il y a bien longtemps! Ensuite quand j’ai vécu à Los Angeles il m’a appelé pour me dire qu’il aimerait chanter une chanson en portugais. Il m’a demandé de lui écrire des paroles. Je l’ai fait même si je ne suis pas parolier. Il l’a chanté. Ensuite il m’a dédié cette chanson « The real thing » qu’il a joué au clavinet avec moi en studio. (Sergio Mendes)

Le recyclage n’est jamais vain chez Sergio Mendes, parce que le « son » Mendes, très américain du Nord, très éclairé, d’une fraîcheur aérienne, n’est égal à aucun autre.

Depuis Brasil’ 66 avec lequel le Brésilien est devenu l’un des leaders mondiaux des ventes de disques, Mendes avance ses pions en mariant la modernité brésilienne (la bossa-nova) avec la pop américaine, le funk et le jazz fusion.

Sources : Music story – https://pennyblackmusic.co.uk – www.fnac.com – http://fonkadelica.com

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CREDITS :

La formation originale de Brasil ’66 est composée de Mendes (piano), des chanteuses Lani Hall (plus tard la femme d’Alpert) et Bibi Vogel, Bob Matthews (basse), José Soares (percussions) et João Palma (batterie). John Pisano joue de la guitare. Ce nouveau groupe, qui comprend Hansen, enregistre ensuite deux autres albums entre 1966 et 1968 (dont le best-seller Look Around), avant qu’il n’y ait un important changement de personnel pour leur quatrième album Fool on the Hill.

Mendes a souvent changé la composition de l’équipe. La chanteuse Bibi Vogel a été remplacée par Janis Hansen, qui a été remplacée à son tour par Karen Philipp. Le batteur vétéran Dom Um Romão a fait équipe avec Rubens Bassini pour assumer les fonctions de percussionniste. Claudio Slon a rejoint le groupe en 1969 en tant que batteur, et a ensuite joué avec Mendes pendant près de dix ans. Sebastião Neto a pris la relève à la basse et Oscar Castro-Neves à la guitare. Ces changements ont donné au groupe un son plus orchestral qu’auparavant.

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1 comment

  1. Bonjour,
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