Bande originale de West Side Story, l’œuvre lyrique magistrale de Leonard Bernstein

L'idée de départ de West Side Story revient au chorégraphe Jerome Robbins qui souhaite faire une adaptation contemporaine de Roméo et Juliette dans les quartiers du Lower East Side de New York intitulé "East Side Story". L'action se tiendrait au moment de la Pâque juive et catholique : les Montaigus seraient les catholiques, les Capulets, les juifs." Mais le projet en reste là, Bernstein, Laurents et Robbins étant pris ailleurs.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Al Di Meola Paco de Lucia John Mclaughlin, live in San Francisco

Décembre 1980 : de Louis Armstrong à Bob Dylan, en passant par Charlie Chaplin, le théâtre Warfield de San Francisco en a vu passer, des artistes de légende... Mais la venue des trois virtuoses de la guitare acoustique le fait entrer dans une autre dimension.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :7 min de lecture

B.O. de Il était une fois en Amérique, un des scores les plus ambitieux d’Ennio Morricone

Au sommet de son art symphonique, Ennio Morricone compose la BO la plus mélancolique de l’histoire du cinéma, sublime de lyrisme et d’émotion retenue, et offre à la rêverie de Leone sur le temps perdu (Once upon a Time in America), l’amour impossible (Deborah’s Theme) et la trahison une atmosphère musicale et une poignée de thèmes magnifiques, tous écrits douze ans avant le premier jour de tournage !

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Simon and Garfunkel, la quintessence d’un folk-rock délicat

Conciliant influences classiques, songwriting pop, folk échappé de Greenwich Village et harmonies vocales divines, Simon & Garfunkel ont fait du New York des sixties le carrefour des genres et des époques. Une constante: la grâce.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :17 min de lecture

Dusty in memphis (Dusty Springfield), rencontre d’une diva blanche avec la musique noire américaine

En 1968, l'avenir semble scellé. La pop est out et le rock psyché in. Les interprètes de sexe féminin ont du mal à trouver des chansons à succès. Dusty Springfield ne fait pas exception. Ses derniers tubes, que ce soit d'un côté de l'Atlantique comme de l'autre, remontent à l'été 1966. Ahmet Ertegun, directeur visionnaire d'Atlantic Records, n'a pas d'idée précise sur ce qui deviendra Dusty in memphis mais comprend qu'elle est une interprète aussi douée qu'Aretha Franklin.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

Introducing Rubén González, l’histoire d’une résurrection

Longtemps , le pianiste cubain Ruben Gonzalez fut l'un des trésors cachés de la musique cubaine. A l'instar de Compay Segundo et d'Ibrahim Ferrer, le monde l'a découvert à travers l'album collectif Buena Vista Social Club et sa version en images signée Wim Wenders. Malgré une arthrite sournoise qui le diminuait, il créait d'immenses enchantements dès qu'il se mettait au piano.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

The Awakening (Ahmad Jamal), un réveil pianistique salutaire !

Un réveil salutaire. C’est cet album qui remit Ahmad Jamal au-devant de la scène. Lui qui l’avait quittée en devenant producteur. Ce jour de 1970, Il redevint un compositeur et interprète fondamental de l’histoire du jazz. Que notre réveil fut doux. Ahmad Jamal, une histoire d’amour qui dure...

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :6 min de lecture

Electric warrior (T-Rex), riffs croustillants et voix filtrées

Deuxième album du T. Rex du mythique Marc Bolan, Electric Warrior impose le glam rock comme une évidence aux yeux des amateurs de rock sucré. La guitare, sourdement étouffée par une distorsion lourde, percute la voix légère et sensuelle de Marc Bolan, qui semble incarner à lui seul l’idée d'un glamour venu se planter dans le cuir d’un rock à peine remis de la folie des années 60.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Pieces Of A Man (Gil Scott Heron), critique du consumérisme de l’Amérique moyenne

Après un premier vinyle publié en 1970 sur le label Flying Dutchman de Bob Thiele, la collaboration entre Scott-Heron et Thiele va s'étendre au-delà de la collection de poèmes dits sur fond de congas qui composent Small Talk At 125th And Lennox. Dès son baptême de studio, Gil Scott Heron dévoile l'œcuménisme de son regard critique en égratignant aussi bien les bourgeois afro-américains de gauche que le consumérisme de l'Amérique moyenne, pavillonnaire et décérébrée.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :7 min de lecture

Bande originale The Blues brothers, croisade soul contre déferlante disco

La bande originale du film The Blues brothers est avant tout le symbole d'une croisade, celle menée par le duo comique révélé par l'émission télé Saturday Night live pour défendre la soul, la seule, la vraie, contre les outrages commis par la tragique déferlante disco. Ce qui avait commencé comme une chouette idée de sketch, pour les frères Joliet Jake et Elwood Blues (John Belushi et Dan Aykroyd), se transforme rapidement en phénomène populaire.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

But beautiful (Bill Evans, Stan Getz), l’unique Live des monstres sacrés post-bebop

Bill Evans et Stan Getz, deux des improvisateurs les plus lyriques du jazz post-bebop, n'ont presque jamais enregistré ensemble. Leur seule collaboration en studio, pour Verve en 1964, a été si infructueuse, du moins dans leur esprit, qu'ils ont contractuellement demandé à leur maison de disque de ne pas sortir l'album (Il a quand même été publié en 1973 sous le nom de "Stan Getz & Bill Evans").

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Grace (Jeff Buckley), culte d’un premier et unique album studio

En septembre 1994 sortait Grace, le premier et unique album publié de son vivant, par Jeff Buckley. Entre ses premières expériences peu concluantes au sein de groupuscules punks et les doutes, les fausses pistes et le goût inachevé d’un second album posthume, Jeff Buckley a fait naître l’œuvre de sa carrière, unique à plus d’un titre. Jusqu’à l’âge de 25 ans, Jeff Buckley est quasiment muet, du moins en tant que chanteur. C’est avant tout un musicien, un guitariste.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :22 min de lecture

Live in La Fusa (Vinicius de Moraes, Maria Creuza, Toquinho)

En pleine dictature militaire, pour fuir la censure et les atteintes aux libertés individuelles, certains artistes s'exilent : Chico Buarque en Italie, Caetano Veloso et Gilberto Gil en Angleterre, Geraldo Vandré un peu partout… Les maîtres de la bossa nova les avaient précédés : Carlos Lyra au Mexique, Baden Powell en France, João Gilberto et Antônio Carlos Jobim aux Etats-Unis.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

L.A. Woman (The Doors), le chant du cygne de Jim Morrison

Ni le nom du studio ni le titre de la chanson ne sont du meilleur augure. Durant les premiers jours d'octobre 1970, une équipe de musiciens est réunie à Sunset Sound Recorders afin d'y terminer l'enregistrement d'une composition de Nick "The Greek" Gravenites, Buried Alive in the Blues... Seule manque la chanteuse., d'ordinaire ponctuelle.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Four way street (Crosby Stills Nash and Young), live au couronnement posthume

Disque d’or immédiat comme les deux précédents albums et numéro 1 des ventes en Amérique durant l’été 1971, ce double live est un couronnement posthume à son arrivée dans les bacs.Tourmentés et paranoïaques, Crosby Stills Nash and Young, les quatre héros de la culture hippie n’ont pas supporté la seule promiscuité d’une tournée l’année passée. À guichets fermés.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Tony Bennett Bill Evans, rencontre sans filet

Bill Evans et Tony Bennett se sont rencontrés pour la première fois à la Maison Blanche en 1962 lors d’un concert en l’honneur de John Kennedy. En coulisse, ils s’avouèrent leur admiration réciproque. « / love Tony’s singing, dira le pianiste. Il fait partie des rares vocalistes qui ne cessent de progresser et développer leur art. »

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :6 min de lecture

Electric Ladyland (The Jimi Hendrix Experience), ou la croisière d’un Capitaine Nemo psychédélique

Au cours de l’année 1967, l’Experience mené par Hendrix a donné pas moins de 255 concerts en Europe et aux Etats-Unis et enregistré deux albums. Are You Experienced et Axis: Bold As Love. Or, 1968 s’annonce sous les mêmes auspices. Pour tenir le coup, le groupe a recours à une multitude de drogues. Au point que le batteur Mitch Mitchell se promène en permanence avec une mallette

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :14 min de lecture

Pop Pop (Rickie Lee Jones), cerise amère sur gâteau sans crème ni édulcorants

Sur Pop Pop comme sur ses précédents albums, Rickie Lee Jones évoque dans ses chansons personnages et expériences rencontrés au fil d'une existence mouvementée. Sa voix très expressive, mi-chantée mi-parlée, et sa musique, pleine d'allusions au jazz des années 40 et au cabaret, l'ont souvent fait comparer à Tom Waits.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :9 min de lecture

B.O. de Hair (Ragni/Rando/McDermot), symbole de la contre-culture des 60’s

Succès improbable des années 70, Hair, la comédie musicale des deux américains Gerome Ragni et James Rando et du compositeur canadien Galt McDermot est un véritable manifeste pour la libération sexuelle et la paix au Vietnam s'inscrivant dans l'apogée du mouvement hippie.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Buckshot LeFonque, un classique de la M.A.A.P.

Projet éphémère au nom farfelu, Buckshot LeFonque représente l’escapade hip-hop d’un grand musicien de jazz au coeur des années 90. Derrière ce pseudonyme, Branford Marsalis, saxophoniste de renom. Formé auprès d’Art Blakey, Marsalis aura joué avec tous les grands noms du jazz, de Lionel Hampton à Herbie Hancock en passant par Miles Davis.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :5 min de lecture

Echoes From Africa (Abdullah Ibrahim / Johnny Dyani), solitude partagée entre Sud-Africains

En duo, pour ne pas dire en complète osmose, avec son compatriote Johnny Dyani, le pianist sud-Africain Abdullah Ibrahim (ex Dollar Brand), nous invite à une grande leçon d'émotion, de retenue et de sérénité. Durant les années d'exil, la comunauté sud-africaine n'a jamais cessé d'informer le monde de l'ame véritable de son pays.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :6 min de lecture

At Home Live In Marciac (Roberto Fonseca / Fatoumata Diawara), une union artistique brûlante au groove enivrant

S’il fallait illustrer combien l’Afrique et l’Amérique latine sont intimement liées, ce concert capté le 4 août 2014 au festival Jazz In Marciac et intitulé « At Home » y répondrait à merveille ! En effet la rencontre du prodigieux pianiste originaire de la Havane, Roberto Fonseca et de la diva malienne Fatoumata Diawara sonne comme la fusion parfaite,

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Weekend in L.A. (George Benson), live légendaire au Roxy Theatre Hollywood

Début 1976, George Benson poursuit son aventure musicale chez Warner Bros Records, où un tout nouveau public commence à le découvrir grâce, notamment, à l'excellent album Breezin', dont le titre "This Masquerade", lui apporte un Grammy Award un titre qui fut samplé par bon nombre d'artistes de rap (Fabe, DMX, Da Brat, The Jazzual Suspects...).

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :6 min de lecture

You’ve Got It Bad Girl (Quincy Jones), reprises pop, soul et jazz

En 1973, Quincy Jones vient d'enregistrer un album studio et supervisé la production d'une bande sonore "Come Back Charleston Blue" de Donny Hathaway. "You’ve Got It Bad Girl" est composé de reprises pop, soul et jazz : Summer In The City (un tube de 1966 des Lovin Spoonful) arrangé à la Mancini, où brille l’orgue d’Eddy Louiss.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Bonga Angola 72, bande-son de la lutte d’indépendance angolaise

De tous les musiciens angolais, Bonga est sans aucun doute le plus connu, tant dans son pays qu’à l’étranger. Il appartient à une caste de chanteurs africains qui tutoie les étoiles et a donné tout son sens à la notion, aussi plurielle soit-elle, d’africanité. Immédiatement identifiable grâce à sa voix rauque et puissante, Bonga incarne l’opinion d’une nation meurtrie. Il est impossible de dissocier sa musique, tout particulièrement Bonga Angola 72, du contexte politique dont elle est issue.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Earth Wind and Fire Alive in’75, concerts d’anthologie au groove extatique

Pour devenir une formation de premier plan, il manque encore au groupe Earth, Wind & Fire un hit incontournable susceptible de transcender les frontières de la soul pour toucher tous les publics. L'occasion lui en est donnée par le biais d'un projet cinéma lorsque Maurice White est sollicité en 1975 par Hollywood pour écrire la B.O. du film That's The way Of The World, l'histoire d'un producteur de disques (interprété par Harvey Keitel) qui cherche à pousser la carrière d'un jeune groupe inconnu contre l'avis bassement commercial de ses patrons.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture

Pump Up The Volume, bande originale culte de rock indé débraillé 90s

Tout le monde se souvient du disque qui l'a fait passer du côté obscur. Pour certain, c'est la B.O. de Pump Up The Volume - un film sorti en toute discrétion en août 1990, l'histoire de Mark Hunter (Christian Slater), un lycéen timide de la banlieue de Phoenix, Arizona, qui se lâche, la nuit tombée, sur les ondes d'une radio pirate installée dans sa chambre.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :10 min de lecture

Attica Blues (Archie Shepp), vibrantes émotions black, brown and beige

Mai 1971 : dans les studios de Rudy Van Gelder, Archie Shepp enregistre son prochain album pour la firme impulse! au titre pas moins évocateur que les précédents, "Things Have Got To Change''. Septembre 1971 : une émeute éclate dans la prison d'Attica (New York), suite au décès brutal, le 21 août, de l'activiste du Black Panther Party George Jackson dans la prison de Saint Quentin.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :11 min de lecture

Sex Machine (James Brown), clef de voûte de la discographie brownienne

Passant sa vie sur la route, James Brown sait comme personne que le rock de la fin des années 60 est en train d’atteindre un formidable plateau. Les prestations des Who et Stones placent la barre fichtrement haut. Et comme si cela ne suffisait pas, le funk des jeunes panthères noires piétinent ses plates-bandes.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :13 min de lecture

Nilsson Schmilsson (Harry Nilsson), un certain penchant pour la pop de chambre

Une vie personnelle et une carrière chaotiques toutes deux bisées par ses excès, son insouciance et son inconstance. Une destinée aussi simple que tragique pour ce génial troubadour refusant de monter sur scène et capable du meilleur "Nilsson Schmilsson" en 1971 comme du pire "Son of Schmilsson" en 1972.

  • Post category:ALBUM
  • Temps de lecture :8 min de lecture