Donald Byrd Black Byrd, trompette spectrale pour dancefloors

Honni par les puristes, l’album Black Byrd marque un tournant dans la carrière du trompettiste Donald Byrd. Pilier du mouvement hard-bop dans les années soixante avec Horace Silver et Art Blakey, Donald Byrd redonne, avec cet album sorti 1973, une forme de légèreté au jazz grâce à l’entremise des frères Mizell, avec qui il a usé ses fonds de pattes d’éléphant sur les bancs de l’Université Howard à Washington, où Donny Hathaway et Roberta Flack firent aussi leurs classes.

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Simba (O’Donel Levy), LP envoûtant de soul jazz

Quatrième album du guitariste O’Donel Levy pour le label Groove Merchant, « Simba » réuni la crème des musiciens de studios des 70's : le légendaire batteur de studio Steve Gadd, Cecil Bridgewater au Flugelhorn, la basse de Tony Levin et les arrangements de Manny Albam. Sorti en 1973, Simba est un album brûlant de soul-jazz funky.

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B.O. de Black Caesar (James Brown), le Parrain de Harlem

Devancé dans l'exercice du scoring par Curtis Mayfield, Marvin Gaye et Isaac Hayes, James Brown finit également par s'y coller en 1973. Pour la bande son de Black Caesar, le parrain de la soul laisse les coudées franches à son tromboniste Fred Wesley qui remplace Pee "Wee" Ellis comme arrangeur des JB's. Secondé par Dave Matthews, Fred Wesley peaufine les fonds de tiroirs que le Godfather Of Soul lui a confiés pour venir à bien de cette tâche. Au passage, cette B.O. fournit à James Brown quelques-uns de ses plus beaux hits : "Down And Out In New York City", "The Boss" et "Mama Feel Good ».

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B.O. de Coffy (Roy Ayers), 1ère incursion du vibraphoniste en illustration sonore

Emblématique des films de Blaxploitation, Coffy la panthère noire de Harlem, dans lequel Pam Grier incarne la sexy funky sister qui séduit les hommes, les attire dans ses filets grâce à son décolleté ravageur et à ses œillades langoureuses … infirmière le jour et justicière expéditive la nuit, elle dézingue la moitié du casting au son d’une bande originale légendaire signée Roy Ayers.

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B.O. de la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Si le film d'animation la Planète sauvage a prit un sacré coup de vieux, la musique, elle, s'est formidablement bonifiée avec le temps !  Signée Alain Goraguer, cette bande sonore psychée n’a jamais disparu des radars et s’échange de blog en blog, tenu pour un sommet du genre psychédélique à la française et un moment inspirant pour les musiques électro.

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John Martyn Solid Air, chef d’œuvre de british folk-blues

Si son nom reste méconnu, John Martyn a pourtant rayonné au cœur de la scène folk londonienne de la fin des sixties aux côtés de Bert Jansch, Ralph McTell ou Al Stewart. Il a signé quelques-uns des grands disques de l’Angleterre folk-blues de l’époque. Parmi eux Solid Air, sorti en 1973, reste son chef-d’œuvre. Entre improvisations débridées, mélodies aériennes, chant hanté et à peine articulé, gémissant quelque part entre Van Morrison, Tim Buckley, Coltrane et Skip James.

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Bande sonore de l’Héritier (Michel Colombier), vaporeuse, groovesque, aérienne

Dans la famille des compositeurs-arrangeurs français, Michel Colombier est un homme discret dont le nom s'est souvent effacé derrière ceux de Gainsbourg, Pierre Henry ou Prince. Pour le cinéma, ce caméléon a composé quelques-unes des musiques les plus singulières. Parmi elles, la bande-son du film l’Héritier de Labro fait partie des petits trésors cachés à la fois vaporeuse, groovesque, aérienne.

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Funky Kingston (Toots & the Maytals), synthèse du rocksteady et de la soul

Après l'explosion en 1972 de la B.O. du film The Harder They Come dans laquelle les Maytals voient figurer deux de leurs titres, le groupe passe du label Trojan de Duke Reid au label Island de Chris Blackwell. Rebaptisés Toots and the Maytals, en raison du charisme et de la position de soliste de Toots, ils sortent en 1973 le sublime Funky Kingston. Figurant parmi les albums fondateurs du reggae, il s'éloigne du son « roots » par sa connivence avec la soul. « Pomp and Pride », « Pressure Drop » et « Funky Kingston » sont de véritables brûlots, la synthèse du rocksteady et de la soul.

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Ier LP de Betty Davis, une orgie Funk-Rock en 8 actes

Coupe afro de rigueur, cuissardes en argent, minishort et sourire ravageur, Betty Davis rayonne comme un soleil d’ébène sur la pochette de son premier album homonyme. Aidée par la section rythmique de la Family Stone, ainsi que par une poignée de musiciens confirmés, membres de Santana, Tower Of Power ou des Pointer Sisters, elle enregistre Betty Davis, qui paraît en 1973.

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Vu de l’extérieur (Serge Gainsbourg), album de transition

Sorti en 1973, Vu de l'extérieur est à tous égards un album de transition. La vie est transitoire, Gainsbourg le sait, lui qui, quelques jours après l'enregistrement, a une crise cardiaque. Esthétiquement, cet album l’est tout autant coincé entre L'Histoire de Melody Nelson et Rock Around the Bunker, il semble hésiter entre sexe et sentiment, humour grinçant et désabusement.

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L’album blanc de Joao Gilberto, impressionniste jusqu’à l’évaporation

Comme souvent chez Joao Gilberto, l’innovation ne vient pas du répertoire mais de l’interprétation. Après tout, Miles Davis ne disait-il pas de lui qu’il pouvait “bien sonner même en lisant l'annuaire" ? Sur cet opus, Joao Gilberto prolonge et radicalise sa démarche, celle de l’épure de la samba, allant vers encore plus d’introspection, donnant à sa musique une dimension presque méditative.

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The Dark Side Of The Moon (Pink Floyd), chef-d’œuvre floydien

Lorsque EMI publie The Dark Side Of The Moon le 24 mars 1973, d’innombrables fans du Floyd en ont déjà entendu des extraits. Peu d'entre eux se doutent que ces nouveaux titres de leur groupe fétiche se vendront à plus de 25 millions d’exemplaires et que Pink Floyd deviendra un dinosaure, un titan mondial, presque une marque déposée.

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James Brown The Payback, chant de colère, de revanche et chant du cygne

De bien tristes circonstances rappellent James Brown au travail. Au lendemain de la mort accidentelle de son fils en voiture, il se jette à corps perdu pendant tout l’été 73 dans la conception de ce qui doit théoriquement encore être la musique d'un film, Hell Up In Harlem. Curieusement les producteurs n'en voudront pas. « pas assez funky ». De façon caractéristique, ce jugement imbécile motivera Brown, qui sortira l'album sous le nom de The Payback.

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Rashida (Jon Lucien), une tempête tropicale…tranquille

Doté d'une voix de baryton riche et expressive, ses chansons sont des récits poétiques empreins d'espoir, d'harmonie et de spiritualité. Des paraboles d'un amour perdu, d'un amour retrouvé et de relations pleines de promesses. Avec un style qui n'appartient qu'à lui, il mêle R&B, pop, soft jazz à des rythmes caribéens et brésiliens. Une tempête tropicale tranquille.

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Ghetto: Misfortune’s Wealth (24 Carat Black), opéra conceptuel soul devenu culte

Adopté au début des années 90 par la scène groove britannique et plus tard samplé par Digable Planets et Jay-Z, Ghetto : Misfortune's Wealth est le premier et unique LP du collectif 24 Carat Black. L'album concept du producteur et compositeur Dale Warren, sorti à l'automne 1973, a même mis au défi son public cible de l'adopter.

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Winter In America (Gill Scott-Heron), portrait de la décadence économique américaine

En 1973, Gil Scott-Heron vient d’enregistrer deux albums pour Flying Dutchman, Pieces Of A Man et Free Will, qui comptent parmi ses plus réussis. Mais le torchon brûle avec Thiele. Après que le producteur a refusé de faire figurer à côté de son nom celui de son alter ego de toujours Brian Jackson, Gil prend ses cliques et ses claques et enregistre avec Brian un album pour Strata East

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Head Hunters d’Herbie Hancock, hymnes jazz-funk par excellence

Après la magistrale trilogie de jazz électronique et expérimental ("mwandishi", "crossing" et "sextant"), Herbie Hancock, fort des écoutes prolongées des albums de Sly and The Family Stone, décide de changer d'orientation musicale. Moins expérimentale, plus funk, plus accessible.

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Innervisions (Stevie Wonder), des titres unis par la brume d’une foi attristée

En mai 1973, Stevie Wonder organise en douce, sur un parking de New York, un rendez-vous avec des policiers de la ville. Il souhaite glisser, dans une chanson, Living for the city, qu'il arrange comme un film, les dialogues réalistes d'une arrestation brutale. Le chanteur tient dur comme fer à des voix authentiques. Le moindre détail l'obsède, son inspiration est aiguisée comme une lame.

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You’ve Got It Bad Girl (Quincy Jones), reprises pop, soul et jazz

En 1973, Quincy Jones vient d'enregistrer un album studio et supervisé la production d'une bande sonore "Come Back Charleston Blue" de Donny Hathaway. "You’ve Got It Bad Girl" est composé de reprises pop, soul et jazz : Summer In The City (un tube de 1966 des Lovin Spoonful) arrangé à la Mancini, où brille l’orgue d’Eddy Louiss.

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Killing Me Softly (Roberta Flack), l’aboutissement d’une longue histoire mêlée de légende urbaine

Pianiste de formation classique, Roberta Flack fait partie, avec Donny Hathaway ou Bill Withers, d'une génération de chanteurs soul intimistes qui s'est imposée au début des années 70. Bien loin de ses premières armes gospel à l'église baptiste, la native de Caroline du Nord joue sur le même terrain pop sophistiqué que ses contemporaines blanches Carole King ou Carly Simon, avec, en bonus, une voix aux inflexions jazzy. Si le morceau titre, ballade émouvante et énorme tube (qui sera revisité par les Fugees), reste le plus connu de cet album de 1973, les autres titres sont de la même qualité, notamment une version de "Suzanne" de Leonard Cohen.

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What Color Is Love (Terry Callier), un folk cosmique

Sorti en mars 1973, What Color Is Love, troisième LP de Terry Callier représente un des sommets de sa carrière. Produit par Charles Stepney, dont le travail avec Cadet/Chess records, Rotary Connection et Earth, Wind & Fire lui ont valu une certaine reconnaissance, What Color Is Love regorge d'influences Funk, Rock, Folk, Jazz et même Classique.

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