Bobby Womack, Hollywood Boulevard dans une Cadillac

Bobby Womack chante sa foi, ses amours déchus et sa propre rédemption. S'il fallait ne garder qu'un cliché symbolique de la carrière de Bobby Womack, ce pourrait être cet adolescent en panne sur Hollywood Boulevard dans une Cadillac payée par Sam Cooke.

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Studios Sound City, Mecque du rock alternatif

Peu d’endroits dans le monde ont vu une telle créativité déferler entre ses murs en l’espace de quarante ans. Sound City, c’était un peu la Motown du rock alternatif, la caution d’un grain Rock particulier, nécessaire pour garantir l’authenticité du propos. Difficile également d’évoquer les studios Sound City sans…

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Breezin (George Benson), un jazz instrumental funky et léché

Breezin, l’album qui fait entrer le guitariste dans la catégorie superstar. George Benson réinvente le morceau titre signé Bobby Womack, sublime le thème « Affirmation » de Jose Feliciano. Les arrangements de Claus Ogerman sont une merveille de légèreté pour un enregistrement placé sous le signe du groove. Un groove magnifié par la guitare enchantée du boss, entouré de Phil Upchurch, de Ronnie Foster.

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Gil Scott Heron, parrain du rap et du spoken words

Considéré par beaucoup comme le parrain du rap et du spoken words à travers les premières adaptations musicales de ses poèmes, Gil Scott Heron a évolué en suivant l’influence de ses mentors (John Coltrane, Billie Holiday…) vers une fusion Jazz/Blues/Funk tout en conservant une verve poétique et politique souvent en avance sur ses pairs.

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Curtis Mayfield, grande figure de la musique populaire noire de Chicago

Poète, compositeur, producteur, guitariste et chanteur, Curtis Mayfield est l'une des dernières grandes figures de la musique populaire noire de Chicago. Capable d'écrire des ballades poignantes comme des textes politiquement engagés, il a ouvert une voie médiane entre la soul commerciale « d'une firme comme! Motown et celle, proche du gospel, du label Stax.

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Bobbie Gentry, entre sucreries easy-listening et country-folk sudiste

Un coffret exceptionnel réunit tous les enregistrements de Bobbie Gentry, la fille de Chickasaw, pour Capitol. Un rêve, tant ses albums légendaires ont été peu ou mal réédités. Retour sur une carrière unique en son genre avant la plus énigmatique des disparitions.

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Monterey pop festival, premier festival de musique contemporain

Le monterey pop festival, en juin 1967, constitue le premier véritable festival de musique tel qu’on les conçoit aujourd’hui avec une billetterie, la vente de produits dérivés (alimentation macrobiotique à l’époque, achat de fripes) et la succession des groupes sur scène.

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Joe Walsh, musicien inventif au style impressionniste

«J'encourage les guitaristes débutants à faire comme moi. Ecouter tous les trucs des anciens, trouver où ils les ont appris et reproduire le tout en travaillant dur. Une fois la technique assimilée, s'exprimer et jouer sans arrêt. Si quelqu'un débute maintenant et fait comme je dis, dans deux ou trois ans, il sera chaud. Et j'espère qu'il le sera, parce que alors je pourrai lui piquer ses trucs » (Joe Walsh).

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Rust Never Sleeps (Neil Young), un jalon essentiel du post-punk

A la sortie de son album Comes A Time, Neil Young est en plein désarroi. La vague punk vient de surgir emportant tout sur son passage. Fasciné par cette nouvelle émergence musicale, le Loner se doit de répliquer. Le canadien commence alors une tournée revigorante, placée sous les auspices d’un renouveau artistique que personne n’attendait de la part de Neil Young. Rust Never Sleeps. Fin 1978, proposant un show complexe et très élaboré, l’homme fait salle comble tous les soirs.

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Gabor Szabo, guitariste hypnotique et mystique

Novateur pour son époque, Gabor Szabo a expérimenté le feedback avant Jimi Hendrix, utilisé le sitar avant les Beatles, et fusionné les rythmes latins à son jeu de guitare avant Santana. La fusion des genres s’insère aisément dans son jeu de guitare façon club de jazz, parfois introspectif , l’ensemble instrumental sonne intemporelle, à la limite de la pop.

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Tim Buckley, troubadour romantique et troublé doté d’une voix à cinq octaves

Au lycée, Tim Buckley est un élève modèle. Il joue au base-ball et est quarterback dans l'équipe de football. Mais au cours de ses dernières années d'école, il commence à développer d'autres pôles d'intérêt : le folk et la poésie beat. Il a appris à jouer du banjo à l'âge de 13 ans et se produit souvent avec son ami Dan Gordon. Tourmenté, Tim Buckley éprouve un profond sentiment d'inadéquation avec la vie qui ne le quitte jamais. Il se casse deux doigts de la main gauche lors d'un match et arrête le football. Négligeant ses études, il veut consacrer son existence à l'art, à la musique. Une façon aussi, pour lui, de s'éloigner de son père, un vétéran multidécoré de la Seconde Guerre mondiale qui est devenu distant et violent.

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Paul’s Boutique (Beastie Boys), disque bric-à-brac entre rap et réminiscences jazzy

Si les Beastie Boys n’avaient sorti qu’un seul album, leur premier, «License To ill» (1986), ils seraient sans doute passés à la postérité comme de vilains garnements blancs agités du bulbe capables de glapir un rap tendance punk super efficace, vendu à millions grâce à son refrain crétin « You got to fight for your right to paaaaarty...

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David Axelrod

David Axelrod, l’Ennio Morricone du rnb, le Phil Spector du Jazz

1967. Suite à leur hit “I Had Too Much To Dream (last Night)”, The Electric Prunes se voient offrir par leur producteur un incroyable cadeau : c’est David Axelrod lui-même qui va composer leur nouvel album. L’Ennio Morricone du rhythm and blues, le Phil Spector du Jazz, l’homme qui, depuis 1957, a produit Jimmy Witherspoon, Cannonball Adderley, Lou Rawls, Bobby Rydell, The Dillards, Don Grady, Stan Kenton, David McCallum, David Rose, Billy Preston, Letta Mbulu...

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A Love Supreme (John Coltrane), véritable hymne de louanges au Créateur

Lorsqu’en décembre 1964, le saxophoniste est entré en studio avec le pianiste McCoy Tyner, le bassiste Jimmy Garrison et le batteur Elvin Jones, il s’était sorti depuis longtemps de son addiction aux drogues. Ce quartette a alors acquis la réputation d’être l’un des ensembles les plus innovants du jazz. Chacun de ses spectacles s’apparentait à une incursion dans l’inconnu, dans l’inouï.

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Bill Withers

Bill Withers, à contre courant des tendances urbaines du R&B

Artisan discret d’une soul honnête et sincère, Bill Withers est l’une des grandes voix noires américaines des années 1970. La nostalgie est une bénédiction pour le troubadour Bill Withers qui puise son répertoire dans la mémoire du vécu. et si le créateur de « lean on me » nous montre que le succès s'est inscrit tardivement dans son parcours, c'est parce que la maturité, par définition, est affaire de temps.

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Marvin Gaye, vie et mort du prince de la soul

Marvin Gaye, vie et mort du prince de la soul

Le chanteur, auteur-compositeur et producteur de soul américain Marvin Gaye a, dans une large mesure, ouvert la voie à l'ère de la musique populaire des années 1970 émancipée de la dictature des producteurs et placée sous le contrôle des artistes. Marvin Gaye, Marvin Pentz Gay , naît le 2 avril 1939 à Washington (D.C.). Son père est un prédicateur pentecôtiste ; sa mère est domestique. Marvin chante à l'église évangélique de son père à Washington et devient membre d'un groupe de doo-wop connu au niveau national, les Moonglows, dirigé par Harvey Fuqua, l'un des principaux maîtres du genre, qui transfère le groupe à Chicago.

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Below The Bassline (Ernest Ranglin), l’album solo du Django Jamaïcain !

Ernest Ranglin est le Django des Caraïbes. Comme le maitre manouche, il évolue en improvisation permanente, jamais gêné par les contraintes techniques. Son style est un délice de musicalité, ses notes gambadent sur le groove, le parent d’une douce légèreté. Un rien d'innocence éclaire les interventions de ce vétéran, longtemps le meilleur secret de son fie, avant de découvrir le monde sur le tard.

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B.O. de Shaft (Isaac Hayes), instrumentaux introspectifs et tueries funky

« Il est cool, c’est un coriace. C'est un privé non, une bombe sexuelle qui les tombe toutes. Il ne reçoit d'ordre de personne’, noir ou blanc, mais il est prêt à risquer sa peau pour un pote. Lui, c'est Shaft. Pigé ! » Le titre principal d’lsaac Hayes présente parfaitement le héros/rebelle/emblème afro-américain interprété par Richard Roundtree et vedette de l’énorme succès réalisé par Gordon Parks, Les Nuits rouges de Harlem sortit dans la foulée de Sweet Sweetback’s Baaclasssss Song.

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Song for my father (Horace Silver), une musique qui résiste à l’épreuve du temps

Avec ses grooves enivrants et ses thèmes exotiques, “Song For My Father” est devenu l’un des grands classiques de Blue Note, au même titre que “The Sidewinder” de Lee Morgan. Horace Silver en commence d’ailleurs l’enregistrement la même année, en 1963, soit presque une décennie après les fameux concerts au Birdland et au Bohemia avec Art Blakey qui les désignèrent tous deux comme les inventeurs du hard bop.

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B.O. de Trouble man (Marvin Gaye), blaxploitation contribution du prince de la soul

Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur : la Bande originale de Trouble man.Nous sommes en 1972 et alors que Marvin Gaye refuse de monter sur scène afin de défendre son What’s Going On, apeuré par la simple idée de devoir repartir en tournée, il pense un temps poser ses valises à Hollywood et y faire carrière.

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Herbie Hancock

Herbie Hancock, pianiste influent aussi prolifique que protéiforme

Pianiste le plus influent depuis Bud Powell – quoique Bill Evans et McCoy Tyner puissent lui disputer ce titre – Herbie Hancock a été au cœur de quelques-uns des épisodes les plus décisifs de l'histoire du jazz. Auteur de certains thèmes qui comptent parmi les plus repris du jazz moderne au point de devenir de nouveaux « standards »

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Melvin Van Peebles

Melvin Van Peebles, badass black-listé et trublion iconoclaste

Melvin Van Peebles naît dans le South Side, un quartier noir de Chicago, le 21 aout 1932. Il vit de petits boulots : 3 ans dans l'US Air Force, conducteur de tramway à San Francisco...Mais la fibre artistique le travaille. Il sort en 1957 The Big Heart, un livre de photographies urbaines signées la photographe Ruth Bernahrd, dont il asssure la partie écrite.

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Talking Book (Sevie Wonder), You Are The Sunshine Of My Life, Superstitious…

L'année 1972 est un grand huit émotionnel pour Stevie Wonder. Son mariage bat de l'aile et il subit un grave accident de voiture qui le plonge quelque temps dans le coma. Côté scène, il tourne avec les Stones et séduit du même coup un large public blanc, contribuant à briser les carcans raciaux.

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Songs Of Innocence (David Axelrod), diptyque hommage au poète William Blake

Compositeur et arrangeur surdoué ayant taillé des hits sur mesure pour plusieurs pointures du Jazz des 60’s, David Axelrod a bientôt des envies solo. En 1968, il prend son envol avec Songs of Innocence, 1er album inspiré des poèmes de l’artiste mystique William Blake. Résultat. Un étonnant kaléidoscope de styles et de sonorités : guitares psychédéliques y croisent le manche avec des essaims de violons symphoniques, le tout porté par les baguettes ultra funky d’Earl Palmer.

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Curtis (Curtis Mayfield), premier LP solo du maestro

Les activités de Mayfield pendant les années 60 ne se limitent pas à son travail au sein des Impressions. Lorsqu'il n'est pas en tournée à travers les Etats-Unis, il trouve le temps d'écrire pour d'autres représentants de la soul de Chicago dont Major Lance, Walter Jackson, Gène Chandler, Billy Butler et surtout son frère Jerry.

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Maceo Parker Life on planet groove, live 2% Jazz, 98% Funky !

En 1976, les JB's quittent le navire en pleine gloire. Ils rejoignent George Clinton, réputé pour ses extravagances vestimentaires et musicales. Sept années durant, Maceo Parker joue les invités de marque sur les albums de Parliament et Funkadelic. Il prête également son talent au Bootsy's Rubber Band, fondé par Bootsy Collins, l'ancien bassiste de James Brown.

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Stax Records, label incontournable de la musique noire américaine

Fondé en 1959, Stax Records a consolidé la réputation musicale de Memphis comme aucun autre label avant lui. Tout commence par une histoire de famille. Jim Stewart, un joueur de banjo branché country music, et sa sœur, Estelle Axton, ont un magasin de disques appelé Satellite.Quand ils décident de lancer un label discographique (pas encore Stax Records), c'est d'abord vers la country qu'ils se tournent. Mais le magasin est situé dans un quartier peuplé en grande majorité par des Noirs, et c'est dans le R&B que le duo va vite se spécialiser.

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Nouvelle Orléans, berceau du jazz

C’est une cité imbibée. D’eau. D’alcool. Il suffit d’en lire les premières descriptions après sa fondation par les Français en 1718. On voit en La Nouvelle- Orléans une manière de lupanar grisant pour l’Amérique ; vomie par les bigots, convoitée par les immigrants. La cité de New Orleans est…

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