Maggot Brain (Funkadelic), magnifique partouze P-funk

Avec leurs deux premiers albums - Funkedelic, en 1970, un acid rock imprégné de blues, et Free your mind... plus psychédélique -, les Funk, comme on les surnommait, sont devenus l'incarnation d'un mode de vie, une religion. Avec son troisième opus Funkadelic Maggot Brain, le groupe est à l'apogée de son pouvoir créatif. La musique mêle des paroles qui donnent froid dans le dos à une partition quasi surnaturelle.

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La Salsa, continuation sophistiqué et en exil de la musique Cubaine

L'écrivain colombien Gabriel Garcia Marquez, voyageur impénitent, sait mieux que quiconque que le terme « salsa » recouvre des rythmes bien antérieurs à l'arrivée de ce nom qui n'apparaît que vers la fin des années 60 à New York. L'histoire de la salsa se confond en effet entièrement avec celle de l'exil de la communauté d'Amérique latine aux USA - et plus précisément à New York, la Mecque musicale de toutes les époques.

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Hubert Laws ‎In The Beginning, combinaison de jazz, gospel et musique classique

Quand Hubert Laws enregistre "In The Beginning" en 1974, il a déjà sorti plusieurs album sous son propre nom. In The Beginning demeure l'un de ses enregistrements les plus populaires et les plus durables, combinant différents styles de jazz, de gospel et de musique classique.

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High Contrast (Gabor Szabo), première incursion du guitariste en territoire jazz fusion

Etabli à Los Angeles, Gabor Szabo exerce ses activités à la télévision et fonde le Perfect Circle formation dont le répertoire va de là (pseudo) musique classique au jazz-rock. L’émergence du rock lui permet à d’expérimenter des formes de jazz plus accessibles. Enregistré en 1970 pour le label Blue Thumb, High Contrast représente l'une des collaborations les plus remarquables dans la carrière de Szabo.

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Fun House (The Stooges), 36 minutes d’orgasme électrique #$& !!!

Deuxième album des Stooges, “Fun House” porte à son paroxysme le rock’n’roll des pionniers (Gene Vincent et Vince Taylor) tout en utilisant la technologie de l’époque (murs d’amplis, wah-wah), jetant une accolade au free-jazz et se fracassant dans la réalité d’une époque post-hippie que Iggy et ses Stooges, visionnaires, envisagent comme atroce, mais lubrique. En résumé, “Fun House” pourrait bien être tout ce que le rock’n’roll avait jamais promis, des costumes moirés d’Elvis à la montée des gangs de Detroit, 36 minutes d’orgasme électrique.

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Standards (Keith Jarrett, Gary Peacock, Jack Dejohnette), trio d’une liberté insensée

1977 et la sortie chez ECM de l’album Tales Of Another de Gary Peacock est l’acte de naissance du trio Keith Jarrett/Gary Peacock/Jack Dejohnette. Le trio se « forme » six ans plus tard à l’initiative de Keith Jarrett, et jusqu’en 2015, il va s’appliquer à épuiser les potentialités apparemment illimitées de leur travail collectif, inventant une musique d’une liberté insensée et d’une exigence totale.

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Time out (Dave Brubeck Quartet), l’obsession du temps et de la démesures

Time out, titre mythique du Dave Brubeck Quartet sorti en 1959, inaugurait une série de 5 albums au travers desquels, le compositeur Brubeck allait s'amuser avec le temps (Time), superposant des mesures à 5/4 et 3/4 par exemple, expérimentations sur le temps qui s'avéreront payantes car novatrices.

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Motown Records, la great black music selon Berry Gordy Jr

Jackson 5, Marvin Gaye, Stevie Wonder, Smokey Robinson ou les Supremes. Ce ne sont que quelques-uns des représentants d’un son qui a séduit toute la planète. La famille Motown et son maître à penser Berry Gordy Jr, compositeur, producteur et surtout homme d’affaires. Pas le genre à se contenter de quelques tantièmes, prélevés sur les droits d’auteur. Dans les années 60, il bâtira un véritable empire.

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Impulse records, « the new wave in jazz » pour devise !

L'histoire d'Impulse records est avant tout affaire de fortes personnalités. C'est Creed Taylor, l'ancien responsable de la direction artistique de Bethlehem Records qui, en octobre 1960, est parvenu à convaincre les responsables d'ABC-Paramount Records, de lancer une nouvelle collection de disques de jazz.

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Bob Dylan Highway 61 revisited, surréaliste et débordant d’énergie blues brute

Il faut remonter à la première du Sacre du printemps de Stravinsky, qui avait provoqué une émeute en 1913 au Théâtre des Champs-Élysées, pour trouver le genre de controverse qui a explosé lorsque Bob Dylan a branché sa guitare le 25 juillet 1965 au Festival de Newport. Mais les huées des puristes de la folk devaient disparaître parmi les acclamations qui se sont élevées lorsque Dylan sorti Highway 61 revisited, un mois plus tard.

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Them Changes (Buddy Miles), chef d’œuvre du batteur

Cofondateur du Band of Gypsys avec Jimi Hendrix, Buddy Miles a largement contribué au mouvement rock psychédélique des 60's et 70's. Son style unique mêlant funk, soul, jazz et rock a servi d'inspiration et d'influence à ses contemporains et aux générations suivantes. En témoigne son troisième album solo Them Changes.

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B.O. de Taxi driver (Bernard Herrmann), dernière œuvre du maitre

Au début des années 1970, Herrmann est persuadé que sa carrière cinématographique est terminée, quand le succès de sa musique du film de Brian de Palma "Sisters" en 1973, redonne à son oeuvre un nouveau souffle. Les propositions de film affluent avec, entre autres, celle de Martin Scorsese pour Taxi Driver.

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Betty Davis, explosive et torride diva funk

La quête de Betty Davis était celle d'un Funk-rock vindicatif et abrasif, empreint d'une fureur maîtrisée. Son comportement outrancier à connotation sexuelle sur scène, et des paroles parfois délurées et torrides lui attire les foudres d’une frange de la communauté noire. Elle lui reproche ouvertement de ne pas donner une bonne image des afro-américains. Une certaine image de l'Amérique puritaine. Qu’importe, Betty persiste et signe. Entre Funk lourd, Heavy-rock mid-tempo, souvent surchargé d’érotisme déviant, elle n’offre pas d’autre choix que la soumission.

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Blonde On Blonde (Bob Dylan), le son sauvage du mercure

A  l'automne 1965, Dylan, dont les disques se vendent alors comme des petits pains (au mois de mai, il a classé pas moins de trois albums - Bringing It all Back Home, The Freewheelin' et The Times They Are A-Changin' - dans le Top 10), se met à composer les premiers morceaux de ce qui plus tard constituera Blonde on Blonde.

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Moondog, clochard céleste et Viking de la Sixième Avenue

Dans une vie, il y a trois expériences fondatrices: la première gorgée de bière, la première gorgée de chair et la première gorgée de Moondog. De Stravinsky à Stephan Eicher, de Benny Goodman à John Zom, de Charlie Parker à Frank Zappa, de Philip Glass à Elvis Costello, tous ceux qui ont goûté une fois à la musique de ce vagabond solitaire n’en sont pas sortis indemnes.

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New danger (Mos def), anti-commercial, imprévisible, inclassable

Mos Def est l’un des rappeurs les plus doués de sa génération, et ce deuxième album en tous sens personnel embras(s)e aussi bien les clichés hip hop que les riffs hard rock façon Living Colour, le blues fébrile (Shuggie Otis en invité) et la soul music lézardée (Marvin Gaye samplé/déchiré).

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In a Silent Way (Miles Davis), tout droit vers le futur

Avec In a Silent Way, entouré par une pléiade de musiciens exceptionnels, Miles Davis intègre pour la première fois des éléments de rock et s’éloigne à jamais du jazz pur. Un ovni sidérant. Le 18 février 1969, une troupe de musiciens sort du studio d’enregistrement B. Les sentiments qui règnent chez les membres du groupe réunis pour l’occasion vont de la colère à l’incompréhension.

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Bande originale de Vertigo (Bernard Herrmann), véritable osmose musicalo-scénaristique

En 1958, cela fait déjà plusieurs années que Bernard Herrmann travaille aux côtés d’Alfred Hitchcock et, s’il a déjà été amené à composer plusieurs bandes sonores pour le « maître du suspense », ce n’est qu’avec la bande originale de Vertigo (Sueurs froides) que les deux hommes vont atteindre une véritable osmose musicalo-scénaristique.

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Head Hunters d’Herbie Hancock, hymnes jazz-funk par excellence

Après la magistrale trilogie de jazz électronique et expérimental ("mwandishi", "crossing" et "sextant"), Herbie Hancock, fort des écoutes prolongées des albums de Sly and The Family Stone, décide de changer d'orientation musicale. Moins expérimentale, plus funk, plus accessible.

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Innervisions (Stevie Wonder), des titres unis par la brume d’une foi attristée

En mai 1973, Stevie Wonder organise en douce, sur un parking de New York, un rendez-vous avec des policiers de la ville. Il souhaite glisser, dans une chanson, Living for the city, qu'il arrange comme un film, les dialogues réalistes d'une arrestation brutale. Le chanteur tient dur comme fer à des voix authentiques. Le moindre détail l'obsède, son inspiration est aiguisée comme une lame.

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Rides again (The James Gang), chef d’œuvre bicéphale

Après un premier album au succès mitigé, Fox, Walsh et Peters - The James Gang- retournent sans tarder en studio en novembre 1969. C’est au Record Plant de Los Angeles, studio d’enregistrement ultra moderne et toujours sous la houlette de Bill Szymczyk, que nos compères gravent ce chef d’œuvre bicéphale, une première partie électrique et une seconde semi-acoustique.

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Songs In The Key Of Life, ou l’apogée artistique de Stevie Wonder

Après avoir négocié un accord unique avec Berry Gordy en 1971 lui garantissant le contrôle artistique total sur ses enregistrements, Stevie Wonder doit renouveler son contrat avec la Motown en août 1975. Le nouveau deal de 13M$ étalés sur sept ans. Berry Gordy prévoit déjà les bénéfices occasionnés par la sortie d'un double album Songs In The Key Of Life. Mais Gordy, un as du budget prévisionnel, a tout prévu sauf la notion aléatoire du temps à Stevie Wonderland.

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Native Dancer (Wayne Shorter), poésie sonore et chant illuminé de Milton Nascimento

Lorsqu’il enregistre Native Dancer, Wayne Shorter s’est depuis quelques années rapproché du Brésil. “Moto Grosso Feio” et “Odyssey of Iska” qu’il grave pour Blue Note en 1970 subissent déjà son influence. Sur Native Dancer, il l'aborde frontalement, accordant une large place à Milton Nascimento et à ses compositions.

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Bande originale de West Side Story, l’œuvre lyrique magistrale de Leonard Bernstein

L'idée de départ de West Side Story revient au chorégraphe Jerome Robbins qui souhaite faire une adaptation contemporaine de Roméo et Juliette dans les quartiers du Lower East Side de New York intitulé "East Side Story". L'action se tiendrait au moment de la Pâque juive et catholique : les Montaigus seraient les catholiques, les Capulets, les juifs." Mais le projet en reste là, Bernstein, Laurents et Robbins étant pris ailleurs.

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Al Di Meola Paco de Lucia John Mclaughlin, live in San Francisco

Décembre 1980 : de Louis Armstrong à Bob Dylan, en passant par Charlie Chaplin, le théâtre Warfield de San Francisco en a vu passer, des artistes de légende... Mais la venue des trois virtuoses de la guitare acoustique le fait entrer dans une autre dimension.

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Simon and Garfunkel, la quintessence d’un folk-rock délicat

Conciliant influences classiques, songwriting pop, folk échappé de Greenwich Village et harmonies vocales divines, Simon & Garfunkel ont fait du New York des sixties le carrefour des genres et des époques. Une constante: la grâce.

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Dusty in memphis (Dusty Springfield), rencontre d’une diva blanche avec la musique noire américaine

En 1968, l'avenir semble scellé. La pop est out et le rock psyché in. Les interprètes de sexe féminin ont du mal à trouver des chansons à succès. Dusty Springfield ne fait pas exception. Ses derniers tubes, que ce soit d'un côté de l'Atlantique comme de l'autre, remontent à l'été 1966. Ahmet Ertegun, directeur visionnaire d'Atlantic Records, n'a pas d'idée précise sur ce qui deviendra Dusty in memphis mais comprend qu'elle est une interprète aussi douée qu'Aretha Franklin.

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The Awakening (Ahmad Jamal), un réveil pianistique salutaire !

Un réveil salutaire. C’est cet album qui remit Ahmad Jamal au-devant de la scène. Lui qui l’avait quittée en devenant producteur. Ce jour de 1970, Il redevint un compositeur et interprète fondamental de l’histoire du jazz. Que notre réveil fut doux. Ahmad Jamal, une histoire d’amour qui dure...

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Bande originale The Blues brothers, croisade soul contre déferlante disco

La bande originale du film The Blues brothers est avant tout le symbole d'une croisade, celle menée par le duo comique révélé par l'émission télé Saturday Night live pour défendre la soul, la seule, la vraie, contre les outrages commis par la tragique déferlante disco. Ce qui avait commencé comme une chouette idée de sketch, pour les frères Joliet Jake et Elwood Blues (John Belushi et Dan Aykroyd), se transforme rapidement en phénomène populaire.

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