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Discothèque idéale selon Étienne de Crécy

Never love alone
Discothèque idéale selon Étienne de Crécy Posted on 8 septembre 2013Leave a comment
Never love alone

1_11724Les dix disques qu’Étienne de Crécy emporterait sur son île déserte. Chef de projet de «Superdiscount», moitié de Motorbass, fondateur du label Solid (avec Alex Gopher et Levallois), il reste une figure centrale de la french touch. A propos de sa sélection, il précisait qu’il ne s’agit «pas vraiment des dix albums que j’estime les meilleurs, plutôt les disques-jalons qui progressivement ont formé mes goûts .»

  • The Cure “Three Imaginary Boys” : C’est Pierre-Michel Levallois qui m’a fait découvrir ce disque – j’avais vers les quinze ans. A l’époque, je n’étais pas encore branché new wave, c’est l’aspect pop-punk de cet album qui m’a séduit.
  • The Doors “L.A. Woman” : 
Mon éducation musicale s’est un peu faite à reculons: c’est par la new wave que je suis venu aux Doors. J’aimais le côté ténébreux de «Riders on the Storm». Attention, j’étais pas du style «j’ai voulu mourir dans une poubelle», pas du tout branché expériences psychotropes. L’aspect déglingué de Morrison ne me fascine pas. En régle général, ça a toujours été la musique qui m’a intéressé, pas les délires de leur auteur.
  • Jimi Hendrix “Electric Ladyland” : 
Au lycée tout le monde en parlait, personne n’avait les disques. A la première écoute, j’ai trouvé ça indigeste: trop de notes. Ce qui m’a finalement magnétisé, ce n’est pas la performance du guitariste, mais le côté blues,et le son, fabuleux, brut et beau. A trois, ils font un boucan impressionnant.
  • Public Enemy “Fear of a Black Planet
” : C’est Laurent Collobert (le Mr Learn de «Superdiscount») qui me l’a fait écouter quand il est sorti. Ça a été un disque de transition entre le rock que j’écoutais – «Fear of a Black Planet» dégage une énergie super rock – et l’univers du hip hop vers lequel je me suis alors plongé.
  • A Tribe Called Quest “People’s Instinctive Travels” : 
Un album qui a révolutionné ma vie. Ma façon d’écouter la musique a été totalement chamboulée à partir de ce disque. Il est à la fois assez tranquille et énergique, et sur la fin assez dance, avec ce sample de Roy Ayers, particulièrement hypnotique.
  • Gangstarr “Step in the Arena”
 : La voix de Guru m’a envouté. Premier fait toujours la même chose et c’est toujours très bien: il a un truc magique dans les mains. Je vais acheter le nouveau, mais je serai moins impressionné: j’ai un peu décroché au niveau hip hop, je suis même passé à côté du Wu Tang.
  • John Coltrane “Blue Trane”
 : Un copain m’a passé un disque de jazz: j’ai identifié un sample que je connaissais sur un morceau hip hop. J’ai alors compris que le jazz, ce n’était pas Adler, quelque chose de ringard, mais la base du hip hop. J’ai maintenant plein de Coltrane, j’aime son côté free, mais encore plus ses thèmes mélodieux.
  • Sly and the Family “Stone Fresh” : Avant, le funk pour moi c’était «Sex Machine», c’est tout. Une chanson comme «Somebody’s Watching you» vous touche forcément. J’ai alors acheté tous les Sly Stone. Les derniers possédent encore tous les ingrédients, ils ne fonctionnent pourtant plus. Le meilleur, c’est probablement «There’s a Riot Going On».
  • Stevie Wonder “Music On My Mind”
 : Je l’ai découvert il n’y a pas longtemps. J’en avais l’image d’un artiste commercial, dégoulinant. Maintenant, c’est un dieu vivant pour moi. Un des meilleurs mélodistes au monde, l’auteur de chansons sublimes.
  • Romanthony “Romanworld”
 : Ses maxis sont mieux, mais c’est un des rares albums de house qui tient superbement la route. Les chansons sont belles, la voix magnifique, et l’instrumentation house minimaliste impeccable. Sur dix, ce sera le seul album de house. Par contre, si j’avais dû sélectionner des maxis, il y en aurait beaucoup plus.

© vibrations magazine

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