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Tony Bennett, ou l’élégance du swing

Tony Bennett, artiste peintre et chanteur, est « l’intello » du style crooner, le plus rital des swingmen, le plus affable, le plus sympa et aussi l’un des plus doués. Frank Sinatra et les autres adoraient aller à ses spectacles, à tel point qu’on s’est mis à le surnommer « le chanteur pour les chanteurs » ! Tony Bennett, homme de goût, européen dans l’âme, n’échappe pas aux origines italiennes. Anthony Dominick Benedetto, de son vrai nom, né le 3 août 1926 à New York, a commencé sa carrière, comme beaucoup, par hasard.

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Carlos Santana, guitariste aux riffs extatiques et pionnier du Latino-Rock

Carlos Santana, guitariste au jeu immédiatement identifiable, bouillonnant et lyrique, est l’un des rares musiciens non occidentaux à avoir su se frayer un chemin dans la jungle impitoyable du show-business international. Ses origines latines, la salsa et tous les tropicalismes nourrissant en permanence son inspiration, son goût avéré pour une certaine forme de jazz aventureux (d’inspiration coltranienne), auront incité plusieurs générations de jeunes fans à s’intéresser eux aussi à ces expressions de la marge.

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Shuggie Otis, multi-instrumentistes surdoués trop discret

C’est une histoire surprenante, Shuggie Otis, un “fils de” qui enregistre trois albums magnifiques et s’évanouit. Une disparition que l’on imputera longtemps à son caractère prétendument difficile. N’a-t-il pas refusé de remplacer Mick Taylor au sein des Rolling Stones et décliné l’offre de collaboration de Quincy Jones ?

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Vinicius de Moraes, le petit poète blanc le plus noir du Brésil

Vinicius de Moraes (ou Morais) s’est éteint le 9 juillet 1980, à Rio de Janeiro. Diplomate pendant vingt-six ans, il était aussi « le petit poète », comme on l’appelait au Brésil.La gloire, Vinicius de Moraes l’a connue en tant que librettiste du film Garota de Ipanema (« La Fille d’Ipanema », 1967), dont la musique est d’Antonio Carlos Jobim, avec qui il composa également Orfeu da Conceição (1956), drame musical porté à l’écran, en 1959, sous le nom d’Orfeo Negro, par Marcel Camus et qui obtint la Palme d’or au festival de Cannes.

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Roy Ayers, King Of The Vibes et don d’ubiquity

Le vibraphoniste Roy Ayers a joué avec Herbie Mann, Fela Kuti et Lionel Hampton. Son groupe Ubiquity fut l’un des premiers à fusionner jazz, funk et soul music. Les lames de son vibraphone n’ont jamais de vague à l’âme.Avant de s’installer à New York et de promener ses mailloches dans tous les sillons de la Grande Musique Noire, Roy Ayers a fait ses classes à Los Angeles. En s’inscrivant d’abord, en 1958, au Los Angeles City College pour y étudier sérieusement la théorie musicale.

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MC Solaar, de la prose et des maux

Né Claude M’Barali (5/3/1969) à Dakar de parents tchadiens, il arrive très jeune en banlieue parisienne avec sa mère. A l’âge de douze ans, il part vivre chez un oncle, au Caire, puis revient poursuivre ses études de bon élève, qui songe un moment à devenir footballeur pro puisqu’il en a les qualités. Mais il est pris par le rap, et évolue dans un posse (Le Cinq Cent One) où il se lie de complicité avec le DJ Jimmy Jay.

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Gil Scott Heron, parrain du rap et du spoken words

Considéré par beaucoup comme le parrain du rap et du spoken words à travers les premières adaptations musicales de ses poèmes, Gil Scott Heron a évolué en suivant l’influence de ses mentors (John Coltrane, Billie Holiday…) vers une fusion Jazz/Blues/Funk tout en conservant une verve poétique et politique souvent en avance sur ses pairs.Gil Scott Heron se bat contre tout ce qui mine les siens, célébrant la libération des peuples dans des chansons en forme de prières pétries d’humanité et d’humilité.

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Tim Buckley, troubadour romantique et troublé doté d’une voix à cinq octaves

Au lycée, Tim Buckley est un élève modèle. Il joue au base-ball et est quarterback dans l’équipe de football. Mais au cours de ses dernières années d’école, il commence à développer d’autres pôles d’intérêt : le folk et la poésie beat. Il a appris à jouer du banjo à l’âge de 13 ans et se produit souvent avec son ami Dan Gordon. Tourmenté, Tim Buckley éprouve un profond sentiment d’inadéquation avec la vie qui ne le quitte jamais. Il se casse deux doigts de la main gauche lors d’un match et arrête le football. Négligeant ses études, il veut consacrer son existence à l’art, à la musique. Une façon aussi, pour lui, de s’éloigner de son père, un vétéran multidécoré de la Seconde Guerre mondiale qui est devenu distant et violent.