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Discothèque idéale selon Money Mark

Never love alone
Discothèque idéale selon Money Mark Posted on 6 septembre 2020Leave a comment
Never love alone

Dix disques. Ceux que Mark Ramos-Nishita, alias Money Mark, emporterait sur son île déserte. Depuis «Mark’s Keyboard Repair», l’ébéniste et clavier des Beastie Boys a sorti six albums solo et de nombreuses collaborations. Il nous révèle un classement de disques «qui me rappelleront les meilleurs souvenirs de ma vie antérieure aux Etats-Unis, et qui conviendront le mieux à mes nouvelles occupations sur une île inhabitée.»

Pharaoh Sanders Thembi

J’avais souvent entendu parler de Pharaoh Sanders. C’est la fabuleuse pochette de «Thembi» qui m’a décidé à l’acheter il y a très longtemps. J’en connais maintenant tous les recoins. Son ambiance est envoûtante, le premier morceau tout particulièrement. Avant, je n’écoutais pas beaucoup de jazz – d’ailleurs, le jazz, je ne sais pas pas exactement ce que c’est, ça n’a pas de frontières.

The Beastie Boys Paul’s Boutique

Ça remonte à 1989, ce disque m’a immédiatement semblé extrêmement moderne. La façon des Beasties d’utiliser la technologie s’y révèle à la fois très hirsute et très novatrice. Ça fourmille d’idées.

Keith Jarrett The Köln Concert

Surtout pour sa face 2. Encore un disque que je connais par cœur. Sur l’île, il me rappellera une multitude de souvenirs auxquels il est fondamentalement lié. J’adore ses improvisations au piano. Je le mettrai et il m’aidera à improviser ma survie, par exemple à édifier une bicoque très ingénieuse.

The Beatles Sergeant Pepper’s Lonely Hearts Club Band

Un disque que mes parents passaient tout le temps. Il m’a donc particulièrement marqué, même si j’aime finalement autant le «White Album», «Revolver», «Rubber Soul». Mais «Sgt Pepper» possède en plus un côté épique et abouti qui me permettra de dilater le temps comme je le désire.

De La Soul 3 Feet High and Rising

Pour le fun. Quand la solitude sera trop oppressante, il me remontera le moral. Un disque à la fois intelligent, positif, et extrêmement créatif. Il compile en plus plein de disques que j’adore: ce sera donc pratique de l’emmener. C’est un peu le «Sgt Pepper» du hip hop – «Sgt Pepper» a d’ailleurs été enregistré dans une sorte d’esprit pré-hip hop.

Sly and the Family Stone There’s a Riot Going On

Chaque chanson de cet album possède une ardeur et une témérité impressionnantes. Quand j’étais petit, la radio diffusait énormément de hits soul splendides. J’adorais Al Green, Bobby Womack. Sly Stone parvenait en plus à déborder d’inventivité et de subversion sur la durée d’albums entiers – «Fresh» aussi est particulièrement brillant.

John Coltrane Blue Trane

Je hais l’idée de ne pouvoir prendre qu’un Coltrane avec moi. C’est affreux, inhumain. Il a exploré des terrains si différents, si époustouflants, si gratifiants. Disons «Blue Trane»: c’est le plus évidemment beau.

T.Rex Greatest Hits

Il est important pour moi d’écouter toutes sortes de musiques: mes goûts sont très éclectiques. Il me faudra donc du rock sur cette île déserte. T.Rex me semble un bon choix: ses morceaux dégagent une intensité à la juvénilité particulièrement communicative.

Minnie Ripperton Perfect Angel

Tout simplement parce que c’est le disque qui contient la plus belle chanson d’amour jamais écrite: «Lovin’ You». Aussi puissante que douce.

Billie Holiday Body and Soul

Probablement la voix la plus déchirante que je connaisse. Beaucoup de voix féminines m’émeuvent – Nina Simone, Roberta Flack –, mais celle de Billie provoque des frissons incomparables. L’écouter me rappellera que je suis un être humain.

© vibrations magazine

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