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French Touch, l’electro made in France

Never love alone
French Touch, l’electro made in France Posted on 31 mai 2017Leave a comment
Never love alone

Longtemps absente de la scène électronique, la France a finalement trouvé une place de choix, à partir des années 1990, à travers le mouvement French Touch.

Éloigné des codes de la musique française, la French Touch est un mouvement polymorphe qui naît au début des années 1990 et s’illustre par une facilité à s’exporter au-delà des frontières hexagonales.

1988, l’histoire de la France va être à tout jamais bouleversée par…Margaret Thatcher. Celle-ci décide d’interdire les raves outre-manche et c’est donc tout naturellement qu’elles vont s’exporter dans notre beau pays.

 

French Touch
French Touch

Les jeunes français, à l’heure où Mylène Farmer et JJ Goldman touchent le haut du Top 50, découvrent ces fêtes électros déjantées et parmi eux, Laurent Garnier. Tout ça ne fait que commencer…

En 1995, Air, Dimitri From Paris ou les Daft Punk se préparent tandis que sort le ‘Boulevard’ de Saint Germain, encensé par la presse britannique (qui est d’ailleurs plus adepte de la French Touch naissante que ne l’est la presse française).

Le succès mondial de la French Touch arrive grâce à Homework, premier album de Daft Punk (le duo robotique devenait alors les musiciens français les plus vendus dans le monde depuis Jean-Michel Jarre). L’album assoit le mouvement musical à l’international et chez nous. Dans la foulée, Etienne De Crecy, Cassius, Alex Gopher participent au courant.

French Touch
French Touch

Eric Morand, fondateur du label F Communications (avec Laurent Garnier) écrivait déjà en 1994 sur son blouson ‘We give a French Touch to House music’, c’est maintenant toute la presse britannique qui relaie ce mouvement et toutes les scènes internationales qui bougent au son d’artistes toujours plus nombreux : Alan Braxe, Agoria, Fred Falke, Lifelike, Sébastien Tellier ou encore Vitalic…

Mais en 2005, le son de la French Touch avait été édulcoré par la pop mainstream, au point d’être utilisé pour des sons tels que Confessions On A Dance Floor de Madonna. Pour les pionniers, l’âge d’or était bel et bien terminé.

« À l’époque, sur 200 disques, tu en avais pas un de potable, » explique Zdar. « La French Touch était devenue une recette trop facile, exactement comme le punk. »

Les jours de gloire sont peut-être passés; mais la légende reste. Les Daft Punk sont plus en forme que jamais, des héritiers comme Justice ont su redorer le blason et des labels comme Ed Banger, Roulé ou Kitsuné s’assurent que les choses ne cessent d’avancer.

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