Posted in ALBUM

Winter In America (Gill Scott-Heron), portrait de la décadence économique américaine

En 1973, Gil Scott-Heron vient d’enregistrer deux albums pour Flying Dutchman, Pieces Of A Man et Free Will, qui comptent parmi ses plus réussis. Mais le torchon brûle avec Thiele. Après que le producteur a refusé de faire figurer à côté de son nom celui de son alter ego de toujours Brian Jackson, Gil prend ses cliques et ses claques et enregistre avec Brian un album pour Strata East, un petit label indépendant fondé par Charles Tolliver et Stanley Cowell sur la côte Est.

Posted in ALBUM

Ier LP de Betty Davis, cocktail de funk hirsute mal embouché

Coupe afro de rigueur, cuissardes en argent, minishort et sourire ravageur, Betty Davis rayonne comme un soleil d’ébène sur la pochette de son premier album homonyme. Aidée par la section rythmique de la Family Stone, ainsi que par une poignée de musiciens confirmés, membres de Santana, Tower Of Power ou des Pointer Sisters, elle enregistre Betty Davis, qui paraît en 1973.

Posted in ALBUM

B.O. d’Alain Goraguer la Planète Sauvage, référence absolue de pop psyché avant-gardistes

Manifeste SF à mi-chemin entre les résidus de la culture hippie et le surréalisme visuel de Terry Gilliam, la fable politico-humaniste de René Laloux, du point de vue de l’animation, a subi les outrages du temps. En revanche, la bande-son d’Alain Goraguer la Planète sauvage fait toujours l’objet d’un culte vivace pour toute une génération de défricheurs sonores.

Posted in ALBUM

Rashida (Jon Lucien), un étrange mariage folk, jazz, soul, musique brésilienne

Darling let me lay beside you, kiss my burning lips about you, for I’m a child Of God chante ici Jon Lucien dans Lady Love.Son existence, Jon Lucien, cet Afro-Américain originaire des îles Vierge l’a passée à vénérer Dieu, l’océan, le soleil et la joie des siens. Soit que des choses simples à l’image d’un parcours qu’il dit placé sous la bénédiction du Divin, et dans lequel il ne serait qu’un médium traversé par des chansons touchées par la grâce et s’inscrivant toutes dans un créneau spirituel, voluptueux et suave.

Posted in ALBUM

Bande originale de Vampyros Lesbos (Manfred Hubler / Siegfried Schwab)

Réédité en 1995 par le label Crippled Dick Hot Wax, Vampyros Lesbos Sexadelic Dance Party regroupe des titres enregistrés en 1969 par Manfred Hubler et Siegfried Schwab (aka The Vampires’ Sound Incorporation), tirés de deux albums (Psychedelic Dance Party et Sexadelic) et destinés à trois films réalisés par Jess Franco : « Mrs Hyde, She Kills in Ecstasy », « The Devil Came from Akasawa » et « Vampyros Lesbos » qui donne donc son nom à ce disque.

Posted in ALBUM

From a Whisper to a Scream (Esther Phillips), 1er LP sur le label jazz-funk CTI

Kenny Rogers, future star de Nashville, redécouvre Esther alors qu’elle se produit au Houston Club. Nous sommes en 1962. Cela fait déjà huit ans qu’elle a interrompu sa carrière pour cause d’addiction aggravée à l’alcool et à l’héroïne. Sa vie, partagée entre l’hôpital de Lexington (Kentucky) et la maison de son père à Houston, lui permet de se refaire une santé.

Posted in ALBUM

Songs Of Experience (David Axelrod), diptyque hommage au poète William Blake

Aussi torturé que celui d’un Todd Rundgren, le génie protéiforme de David Axelrod n’avait pas son pareil dans les années soixante et soixante-dix quand il s’agissait d’arranger ses contemporains.Les Electric Prunes en témoignent au travers de leur album le plus bigarre, une espèce de messe en latin dont un morceau servirait de fond sonore à la scène de trip sous LSD dans le film Easy Rider, Pourtant, l’essentiel de David Axelrod se trouvait déjà ailleurs, plutôt dans son œuvre à lui en fait, et surtout dans un diptyque réalisé en hommage au poète William Blake, Songs Of Experience en constituant le second volet.

Posted in ALBUM

Bande originale « les Gants Blancs du Diable » (K.H. Schäfer), jerk opiacé ou funk lunaire

Dans le club très fermé des bandes originales cultes, la bande originale « les Gants Blancs du Diable » dégage une profonde fascination et un charme inédit auprès de toutes les personnes qui ont eu la chance de pouvoir l’écouter. Aux commandes de cet étrange vaisseau qu’est les Gants Blancs du Diable, un certain Karl-Heinz Schäfer. Arrangeur allemand discret, il officie dans l’ombre des studios français (pour entre autres Aznavour, Christophe, The Rockets, Claude Ciari…) avant de s’attaquer à la musique de film.

Posted in ALBUM

Handsworth Revolution (Steel Pulse), Reggae fusion made in Birmingham

En 1977, c’est depuis Birmingham, la capitale des Midlands, que vient la meilleure réponse de la communauté jamaïquaine aux punks londoniens. Son nom : Steel Pulse, une pulsation d’acier mise au service des riddims les mieux aiguisés. Même rage au ventre, même envie d’en découdre avec le National Front, ces enfants d’immigrés inventent une autre façon de jammer, plus rauque, plus fonk, pas moins reggae.