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At Home Live In Marciac (Roberto Fonseca / Fatoumata Diawara), une union artistique brûlante au groove enivrant

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At Home Live In Marciac (Roberto Fonseca / Fatoumata Diawara), une union artistique brûlante au groove enivrant Posted on 3 juin 2019Leave a comment
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At Home Live In Marciac – Enregistré le 4 août 2014 au festival Jazz in Marciac – Jazz Village records
S’il fallait illustrer combien l’Afrique et l’Amérique latine sont intimement liées, ce concert capté le 4 août 2014 au festival Jazz In Marciac et intitulé « At Home » y répondrait à merveille ! La rencontre du prodigieux pianiste Cubain Roberto Fonseca et de la diva malienne Fatoumata Diawara sonne comme la fusion parfaite entre un jazz aux accents afro-caribéens et une tradition mandingue aux couleurs pop.

At Home Live In Marciac est l’aboutissement d’un coup de foudre musical entre Roberto Fonseca et Fatoumata Diawara qui remonte à 2011. Le pianiste cubain enregistre alors Yo, un album habillé de sonorités africaines. Fonseca, accompagné de Baba Sissoko au n’goni et Sekou Kouyaté à la kora fait alors chanter Fatoumata Diawara dans « Bibisa ».


At Home Live In Marciac

La même année, la chanteuse malienne sort son premier album sobrement intitulé Fatou. Grâce à cet album de wassoulou, composé entièrement de guitare acoustique, elle fait la tournée des festivals en Europe et en Amérique du Nord. Les projecteurs suivent Fatou en permanence. Lorsqu’elle pose sa guitare, c’est pour enfiler un costume d’actrice dans Timbuktu d’Abderrahmane Sissako ou, plus récemment, Morbayassa de Cheick Fantamady Camara. Des films pour lesquels elle prête également sa voix aux bandes originales.

Roberto Fonseca et Fatoumata Diawara ont pour point commun d’avoir commencé leur carrière très tôt. À quinze ans, le natif de la Havane jouait lors du Havana International Jazz Festival ; au même âge, Fatou jouait dans La Genèse de Cheick Oumar Sissoko. Du cinéma, elle passe vite au théâtre avec Antigone puis à la comédie musicale avec Kirikou et Karaba. Entre temps, elle accompagne Cheick Tidiane Seck et Oumou Sangaré lors de leurs tournées respectives.

At Home Live In Marciac

De son côté, Roberto suit Augusto Enriquez puis les membres du célèbre Buena Vista social club avec qui il enchaîne plus de 400 dates au début des années 2000.

At Home est un album live enregistré lors du festival Jazz in Marciac 2014. Roberto Fonseca affectionne particulièrement cette scène gersoise où il a consigné sur un CD/DVD le projet « Live in Marciac », sorti en 2010.

Parmi les 48 minutes qui composent cette collaboration entre les deux artistes, il y a « Connection » un morceau fleuve de 14 minutes. La voix de Diawara, chantant en bambara, y épouse à merveille l’orchestre jazz de Fonseca.

Dès les premières mesures, le clavinet de Fonseca pose des bases funky, la foule applaudit en rythme et « Sowa » devient rapidement un appel afro-cubain au culte.

At Home Live In Marciac

Les titres « Sowa » et « Clandestin », présents dans l’album Fatou ont été remixés en une version plus dansante.

Pour le titre « Connection », Diawara se donne sans retenue. Si la composition est de Fonseca, cela n’empêche pas Diawara de se sentir comme chez elle, chantant le refrain sur un groove qui se consume lentement. Ici, l’accent nord-africain des percussions cubaines apparait comme naturelles dans les musiques dites du « monde ».

« Yemaya », une autre composition originale de Fonseca, devient plus sombre et complexe. Bien que cela ne donne pas à Diawara autant d’occasions de crier de joie, cela ne veut pas dire qu’elle ne fera pas de place pour eux. Les titres de Diawara, en revanche, s’inscrivent dans une tradition africaine, une interprétation doublée d’une célébration (et de temps à autre, d’une guérison).

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« Real Family », leur seule composition commune est un duo ou les autres membres du groupe font une pause pendant que Fonseca joue du piano rubato, laissant la place au chant d’une Fatoumata Diawara profonde et émouvante.

Le groupe revient sur scène pour « Clandestin » et « Neboufo », deux compositions originales de Diawara qui mettent en valeur différents aspects de sa personnalité musicale.

Le concert s’achève par « Neboufo » dont les vocalises rappellent le consacré « Timbuktu Faso ».

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L’énergie que dégage leur union artistique est brûlante et leur groove enivrant. Entourés de Ramsés Rodriguez à la batterie, Joel Hierrezuelo aux percussions, Yandy Martinez à la basse, Sekou Bah à la guitare électrique et Drissa Sibide au kamélé n’goni, Fatoumata et Roberto ont développé une connivence évidente et naturelle, une complicité musicale et scénique radieuse à l’image de leur jeunesse et de leur beauté respective !

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