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A Love Supreme (John Coltrane), véritable hymne de louanges au Créateur

Lorsqu’en décembre 1964, le saxophoniste est entré en studio avec le pianiste McCoy Tyner, le bassiste Jimmy Garrison et le batteur Elvin Jones, il s’était sorti depuis longtemps de son addiction aux drogues. Ce quartette a alors acquis la réputation d’être l’un des ensembles les plus innovants du jazz. Chacun de ses spectacles s’apparentait à une incursion dans l’inconnu, dans l’inouï.

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Bande originale de Vampyros Lesbos (Manfred Hubler / Siegfried Schwab)

Réédité en 1995 par le label Crippled Dick Hot Wax, Vampyros Lesbos Sexadelic Dance Party regroupe des titres enregistrés en 1969 par Manfred Hubler et Siegfried Schwab (aka The Vampires’ Sound Incorporation), tirés de deux albums (Psychedelic Dance Party et Sexadelic) et destinés à trois films réalisés par Jess Franco : « Mrs Hyde, She Kills in Ecstasy », « The Devil Came from Akasawa » et « Vampyros Lesbos » qui donne donc son nom à ce disque.

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Below The Bassline (Ernest Ranglin), l’album solo du Django Jamaïcain !

Ernest Ranglin est le Django des Caraïbes. Comme le maitre manouche, il évolue en improvisation permanente, jamais gêné par les contraintes techniques. Son style est un délice de musicalité, ses notes gambadent sur le groove, le parent d’une douce légèreté. Un rien d’innocence éclaire les interventions de ce vétéran, longtemps le meilleur secret de son fie, avant de découvrir le monde sur le tard.

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Bande originale de Shaft (Isaac Hayes), instrumentaux introspectifs et tueries funky

« Il est cool, c’est un coriace. C’est un privé non, une bombe sexuelle qui les tombe toutes. Il ne reçoit d’ordre de personne’, noir ou blanc, mais il est prêt à risquer sa peau pour un pote. Lui, c’est Shaft. Pigé ! » Le titre principal d’lsaac Hayes présente parfaitement le héros/rebelle/emblème afro-américain interprété par Richard Roundtree et vedette de l’énorme succès réalisé par Gordon Parks, Les Nuits rouges de Harlem sortit dans la foulée de Sweet Sweetback’s Baaclasssss Song.

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Song for my father (Horace Silver), une musique qui résiste à l’épreuve du temps

Avec ses grooves enivrants et ses thèmes exotiques, “Song For My Father” est devenu l’un des grands classiques de Blue Note, au même titre que “The Sidewinder” de Lee Morgan. Horace Silver en commence d’ailleurs l’enregistrement la même année, en 1963, soit presque une décennie après les fameux concerts au Birdland et au Bohemia avec Art Blakey qui les désignèrent tous deux comme les inventeurs du hard bop.

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B.O. de Trouble man (Marvin Gaye), blaxploitation contribution du prince de la soul

Entre ces deux énormes chefs d’œuvres que sont What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973), il existe une autre petite perle qui n’a sûrement jamais été appréciée à sa juste valeur : la Bande originale de Trouble man.Nous sommes en 1972 et alors que Marvin Gaye refuse de monter sur scène afin de défendre son What’s Going On, apeuré par la simple idée de devoir repartir en tournée, il pense un temps poser ses valises à Hollywood et y faire carrière.

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From a Whisper to a Scream (Esther Phillips), 1er LP sur le label jazz-funk CTI

Kenny Rogers, future star de Nashville, redécouvre Esther alors qu’elle se produit au Houston Club. Nous sommes en 1962. Cela fait déjà huit ans qu’elle a interrompu sa carrière pour cause d’addiction aggravée à l’alcool et à l’héroïne. Sa vie, partagée entre l’hôpital de Lexington (Kentucky) et la maison de son père à Houston, lui permet de se refaire une santé.

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Songs Of Experience (David Axelrod), diptyque hommage au poète William Blake

Aussi torturé que celui d’un Todd Rundgren, le génie protéiforme de David Axelrod n’avait pas son pareil dans les années soixante et soixante-dix quand il s’agissait d’arranger ses contemporains.Les Electric Prunes en témoignent au travers de leur album le plus bigarre, une espèce de messe en latin dont un morceau servirait de fond sonore à la scène de trip sous LSD dans le film Easy Rider.

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Bande originale « les Gants Blancs du Diable » (K.H. Schäfer), jerk opiacé ou funk lunaire

Dans le club très fermé des bandes originales cultes, la bande originale « les Gants Blancs du Diable » dégage une profonde fascination et un charme inédit auprès de toutes les personnes qui ont eu la chance de pouvoir l’écouter. Aux commandes de cet étrange vaisseau qu’est les Gants Blancs du Diable, un certain Karl-Heinz Schäfer. Arrangeur allemand discret, il officie dans l’ombre des studios français (pour entre autres Aznavour, Christophe, The Rockets, Claude Ciari…) avant de s’attaquer à la musique de film.

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Pink Moon (Nick Drake), l’album dépouillé qui tire le rideau

Nick Drake vit désormais à Londres. Après Five Leaves left, en 1969, il a quitté Cambridge et la fac. L’inspiration citadine qui irrigue Bryter Layter est à double effet : énergie neuve, autre mélancolie.nick drake pink moonLa chambre nue du quartier de Hampstead, lit simple, un poêle et quelques disques et livres, est le refuge où le musicien se retranche peu à peu.

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Curtis (Curtis Mayfield), premier LP solo du maestro

Les activités de Mayfield pendant les années 60 ne se limitent pas à son travail au sein des Impressions. Lorsqu’il n’est pas en tournée à travers les Etats-Unis, il trouve le temps d’écrire pour d’autres représentants de la soul de Chicago dont Major Lance, Walter Jackson, Gène Chandler, Billy Butler et surtout son frère Jerry.

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Life on planet groove (Maceo Parker), un live 2% Jazz, 98% Funky Stuff !

En 1976, les JB’s quittent le navire en pleine gloire. Ils rejoignent George Clinton, réputé pour ses extravagances vestimentaires et musicales. Sept années durant, Maceo Parker joue les invités de marque sur les albums de Parliament et Funkadelic. Il prête également son talent au Bootsy’s Rubber Band, fondé par Bootsy Collins, l’ancien bassiste de James Brown.

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Bande originale du Samouraï (François de Roubaix), portrait intérieur d’un tueur

Seize minutes et trente-quatre secondes. La courte durée de la bande originale du Samouraï, composée par François de Roubaix, n’a d’égal que le sens de l’épure du cinéma de Jean-Pierre Melville. Pour son dixième film, le réalisateur a fait appel à un jeune compositeur parisien dont il avait remarqué le travail orchestral sur « Les Grandes Gueules » et « Les Aventuriers », « films d’hommes » signés Robert Enrico.