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Discothèque idéale selon Imhotep

Never love alone
Discothèque idéale selon Imhotep Posted on 26 novembre 2020Leave a comment
Never love alone

En attendant un nouvel IAM largement basé sur les BO d’Ennio Morricone, l’“architecte sonore” Imhotep revient avec son deuxième album solo. « Kheper » vient de sortir. Dix disques. Ceux qu’emporterait sur son île déserte Imhotep :

Miles Davis Sketches of Spain

Le « Concierto de Aranjuez » de Rodrigo, dans une gamme andalouse très émouvante, joué par Miles, c’est juste sublime.

Lee « Scratch » Perry

N’importe lequel de ses albums, de préférence avec The Upsetters. Mon grand-père musical, celui qui m’a fait découvrir le dub, qui m’a retourné le cerveau.

Erik B. & Rakim Paid In Full

Le choc qui m’a fait basculer du dub vers le hip hop. J’avais bien kiffé Run DMC avec Aerosmith ou les compilations Mr. Magic dans les années 80. Mais « Paid In Full » était le premier album de rap uniquement réalisé avec des samplers, des platines et des boîtes à rythmes. J’étais instit et j’ai pris un crédit pour m’acheter mon premier sampler. Cet album a changé ma vie.

Juan Peña « El Lebrijano » et l’Orchestre andalou de Tanger Encuentros

La musique arabo-andalouse par excellence, que l’on a pu entendre dans le film Vengo de Tony Gatlif.

El Gusto El Gusto

Un choc dans le genre chaâbi et le dernier film qui m’a fait pleurer. Je pourrais aussi citer n’importe quel album de Mohamed El Anka qui est compositeur et chanteur de génie, totalement méconnu, mais qui mériterait d’être au firmament.

Mahmoud Guinia

Un maître du gnaoua que j’ai pu rencontrer à Essaouira. Le pont entre la musique soufie et le blues saharien. Au-delà de la transe, une musique de cérémonie, une musique de transformation, de libération. N’oublions pas que le gnaoua est un esclave affranchi. Je ne peux pas citer de titre d’album, ça traîne sur des cassettes…

James Brown The Payback

Le choc de mon adolescence quand j’habitais à Fontenay-le-Fleury dans les Yvelines, au début des années 70, premier Teppaz, premier 45-Tours de Carlos Santana. Dans le garage de mon copain, j’avais bricolé des baffles branchées sur mon Teppaz, on faisait des boums. Ma carrière de DJ a commencé comme ça, en 1972, et The Payback est une des époques de James que je préfère.

Fela Kuti Roforofo Fight

J’ai découvert Fela grâce à Radio Nova et j’ai eu la chance de le voir en concert à Nantes à la fin des années 70. Cet album est magnifique. Mais je pourrais aussi citer King Sunny Adé et la Juju Music.

The Clash Sandinista!

J’ai eu mon époque reggae rock, The Clash et The Police, avant de basculer dans le reggae pur, puis le dub.

Aretha Franklin Soul Sister

Si Lee Perry est mon grand-père dub, Aretha est ma grand-mère soul. Elle me file le frisson dès la première note. Je suis aussi un fan de negro spirituals et de gospel. Dans une église où on chante du gospel, je serais capable de me convertir au catholicisme… et de me convertir à l’Islam dans une mosquée en entendant chanter le muezzin. Je suis athée mais je pratique toutes les religions musicales.

© vibrations magazine

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