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A Voz O Violão, A Música De Djavan, premier opus du nordestin

Never love alone
A Voz O Violão, A Música De Djavan, premier opus du nordestin Posted on 2 décembre 2019Leave a comment
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Djavan A Voz O Violao – Enregistré en 1975 au studio d’EMI-Odeon – Rio de Janeiro (Brésil) – Som Livre records
Djavan A Voz O Violao est un album de samba syncopé, rapide, différent de tout ce qui se faisait à l’époque. Aujourd’hui, cet album a non seulement marqué les débuts de Djavan, mais il l’a aussi aidé à devenir un personnage incontournable de la MPB.

L’histoire de A Voz, O Violão, A Música De Djavan commence au milieu des années 70, lorsque Djavan arrive à Rio, craignant que sa musique soit trop compliquée pour avoir du succès. Il a souffert, non seulement de cela, mais aussi de discrimination :

« J’ai subi beaucoup de préjugés, pas parce que j’étais noir, mais parce que j’étais du nord-est « , a-t-il dit des années plus tard dans une interview.


Djavan A Voz O Violao

Entre 1972 et 75, lorsqu’il n’est pas devant un micro, Djavan écrit plus de 60 chansons de styles différents. Le producteur João Mello ne tarde pas à le découvrir.

«Quand j’ai commencé ma carrière, le Brésil était un pays très différent d’aujourd’hui. Je n’écris pas des chansons de protestation comme celles qui sont apparues après 1964. J’écris des chansons d’amour, et exprimer l’amour est un moyen de protester contre ce monde de violence», dit- il.

En 1975, João Mello fait appel à Djavan pour enregistrer un titre pour le feuilleton de Gabriela. Avec l’une d’elle, « Fato Consumado », il obtient la deuxième place au « Festival Abertura », organisé par TV Globo en 1975, et se rend à Som Livre.

Très vite, Djavan entre en studio sous la direction du légendaire producteur Aloysio de Oliveira qui a travaillé avec des icônes telles que Carmen Miranda et Tom Jobim.

Djavan A Voz O Violao
Djavan A Voz O Violao

Pour ces premières sessions d’enregistrements, Djavan bénéficie de l’aide d’une équipe de serpents de studios brésiliens, la plupart d’entre eux ont joué pour Elis Regina. Luizão Maia à la basse, Hélio Delmiro à la guitare et Altamiro Carrilho à la flûte et aux arrangements. La combinaison de la guitare de Djavan et de cette formation d’exception, qui compte également Edison Machado de Jongo Trio à la batterie, a donné naissance à la samba et au baião grooves, recouverts de vernis jazzy sans perdre le pouls essentiel des rythmes nationaux.

« Flor-de-Lis », une samba fraîche, avec une mélodie contagieuse et des paroles étrangement tristes et pleines d’espoir, le classique instantané qui a immédiatement valu à Djavan une place parmi la crème des auteurs-compositeurs et interprètes brésiliens.

« A Voz, o Violão, a Música de Djavan » est presque devenu un album de samba présentant le « Na Boca do Beco », la douce-amère « Pára-Raio », l’autobiographique « E Que Deus Ajude », l’épique « Maria das Mercedes », « Flor-de-Lis », « Fato Consumado », « Muito Obrigado », « Embola Bola », un classique avec la touche spéciale Djavan et la sophistiquée « Magia » afrojazzy.

Djavan A Voz O Violao
Djavan A Voz O Violao

Les points culminants sont les merveilleuses mélodies, la sonorité musicale de ses textes, le jeu de guitare de Djavan, et la riche interaction rythmique entre voix et guitare acoustique. Toutes les compositions sont inventives, atypiques, explorant de la samba au baião, et, plus important encore, c’est surtout un album de groupe acoustique, avec des touches cool d’un Rhodes.

Il qualifie sa musique (imprégnée de groove funky) de cosmopolite, et ses textes sont toujours pleins d’une poésie mystique et optimiste.

Son œuvre, à la fois sensuelle et distinguée, voire gracieuse, n’est pas assez (re)connue hors du Brésil cela malgré une discographie extrêmement riche et et un répertoire repris par nombre de ses compatriotes. A Voz e o Violão est un album séduisant, qui nous plonge avec subtilité dans l’univers ouaté de Djavan.

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