Posted in ARTISTE

Djavan, dernière stars de la MPB lancée par le système des festivals

Never love alone
Djavan, dernière stars de la MPB lancée par le système des festivals Posted on 29 mars 2019Leave a comment
Never love alone

La chanson Fato consumado (Fait consommé) de Djavan obtint la seconde place à ce même festival Abertura. Djavan (prononcez «di-ja-vane») fut la dernière des grandes stars de la MPB à être lancée par le système des festivals.

Comptant parmi les musiciens les plus populaires durant les années 80, Djavan Caetano Viana est aussi un des artistes les plus connus à l’étranger. Ses chansons, avec leurs mélodies radieuses et funky et leur swing brésilien, ont été interprétées par de nombreux artistes internationaux. Il est aussi célèbre pour sa voix claire, hautement expressive, sur des albums comme Bird of paradise et Puzzle of hearts.

Djavan
Djavan

Né en 1949 à Maceio (la capitale de l’Etat nordestin d’Alagoas), de famille très modeste, il apprend la musique en autodidacte et part pour Rio à l’âge de 16 ans pour tenter d’y établir sa carrière musicale, avec pour seul bagage sa guitare et un grand nombre d’influences musicales (musiques bahianaises et nordestines, bossa-nova, et jazz).

Se comparant à ses pairs célèbres du Nordeste comme Fagner, Alceu Valença et Geraldo Azevedo, Djavan dit que «leur musique est plus régionale», et que la sienne est plus cosmopolite. Avec tous ces éléments, Djavan s’est forgé un style panaméricain qui lui est propre, sophistiqué et vibrant. Djavan conçoit sa musique comme une manifestation d’affection à l’égard des gens.

«Quand j’ai commencé ma carrière, le Brésil était un pays très différent d’aujourd’hui. Je n’écris pas des chansons de protestation comme celles qui sont apparues après 1964. J’écris des chansons d’amour, et exprimer l’amour est un moyen de protester contre ce monde de violence», dit- il.

Djavan
Djavan

Les paroles de Djavan peuvent être qualifiées de minimalistes et symbolistes. Il use des mots exacts avec parcimonie pour délivrer ses messages – quelquefois clairs, d’autres fois cryptés – explorant l’amour, les émotions, la nature et le mysticisme, comme dans Sina (Destin) :

«Père et mère Or de la mine ou avec les paroles de Faltando um pedaço (Il manque un morceau) :
«L’amour est un grand lasso, un pas dans un piège
Un loup qui court en cercles, pour nourrir la meute.»

Après son troisième album « Djavan », des artistes fameux comme Nana Caymmi, Gai Costa, Caetano Veloso et Maria Bethânia commencèrent à enregistrer ses chansons.

Djavan
Djavan

En 1982, il écrit « Samourai » avec Stevie Wonder, un titre qui lui ouvre les portes des Etats-Unis. Mais cette facette plus commerciale du musicien ne doit pas faire oublier ses tâtonnements et son travail de recherche sur ses origines africaines. Sur Meu Lado, Djavan chante un titre en zoulou. De sonorités hispanoaméricaines, ce disque est une belle illustration de son talent à mélanger les genres et à toucher les coeurs.

En 1982, il enregistre Luz (Lumière), un album auquel Stevie Wonder, Hubert Laws et Emie Watts participent en tant qu’invités ; ce disque consacre Djavan superstar.

Les théâtres n’étaient plus assez grands pour ses concerts : il remplissait les stades à travers tout le pays. Lilas fut également enregistré au Etats-Unis, en 1984, avec des arrangements et une instrumentation légèrement teintés de l’influence jazzy américaine.

Djavan
Djavan

Djavan revient ensuite à ses racines avec Meu Lado (Mon côté), enregistré à Rio avec de talentueux musiciens – le batteur Téo Lima, le bassiste Sizao Machado, et les claviéristes Hugo Fattoruso et Jota Moraes.

C’était un mélange de rythmes brésiliens et hispano-américains, et il incluait même une chanson en zulu, Y Hymn of the African National Congress d’Enoch Sontonga. Depuis, Djavan continue à mêler les sons des trois continents dans sa musique.

Never love alone

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.