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Joe Walsh, musicien inventif au style impressionniste

Never love alone
Joe Walsh, musicien inventif au style impressionniste Posted on 3 décembre 2018Leave a comment
Never love alone

«J’encourage les guitaristes débutants à faire comme moi. Ecouter tous les trucs des anciens, trouver où ils les ont appris et reproduire le tout en travaillant dur. Une fois la technique assimilée, s’exprimer et jouer sans arrêt. Si quelqu’un débute maintenant et fait comme je dis, dans deux ou trois ans, il sera chaud. Et j’espère qu’il le sera, parce que alors je pourrai lui piquer ses trucs » (Joe Walsh).

Guitariste-compositeur-chanteur, né Joseph Walsh le 20 novembre 1947 à Wichita (Kansas), est élevé à Cleveland. Son premier groupe se nomme les Nomads alors qu’il étudie à l’université de Kent (Ohio). De 69 à fin 71, Joe Walsh écrit pour le trio James Gang des réussites comme « Take a Look Around », « Walk Away » et « Funk n° 49 ». La carrière solo de Joe Walsh est encouragée par Jimmy Page, Eric Clapton et Pete Townshend dont il est l’un des guitaristes préférés.

Joe Walsh
Joe Walsh

Après un premier album «Barnstorm», il s’attache à une construction soignée de ses chansons, en texture et sonorité : phasing, écho, multipistes, sustain. Un son gras, fluide qui devient sa marque de fabrique. Des atmosphères oppressantes, truffées de solos dramatiques, qui se retrouvent dans « Rocky Mountain Way » en 73 (et sa « talking box » qui fera la fortune de Peter Frampton), le superbe « County Fair » en 75 (tiré de So What) et la version fee de « Meadows » en 76, enregistrée avec son fidèle batteur Joe Vitale et trois membres des Eagles.

Joe Walsh rejoint ceux-ci en 76 (en remplacement de Bernie Leadon), juste à temps pour profiter du phénoménal succès d’Hotel California. Il co-écrit trois chansons seulement : « Life In the Fast Lane » (Hotel California) , « In the City »  et « The Sad Café » (The Long Run).

Joe Walsh
Joe Walsh



Mais ses solos illuminent ces deux albums. Il est responsable de la montée chromatique d’«Hotel California », dont on trouve quelques bribes dans ses improvisations antérieures (« County Fair »). Il chante « Pretty Maids all in a Row », « In the City », joue des claviers et des guitares Gibson Les Paul 1959, Gretsch, et Fender Stratocaster.

Joe Walsh, musicien inventif au style impressionniste, publie son meilleur album en 79 «But Seriously, Folks… », avec l’impressionnant « Life’s Been Good » et sa photo de pochette prise dans sa piscine à Santa Barbara. En 81, il délaisse son ami producteur (des Eagles aussi) depuis douze ans, Bill Szymczyk (« dès que j’ai su épeler son nom, j’ai détesté ce type »), pour un album qu’il produit lui-même, échec artistique et commercial.

Grâce au manager Irving Azoff (alors directeur de la compagnie MCA), il compose pour le cinéma : « All Night Long » pour Urban Cowboy, «Waffle Stomp» pour Fast Times at Ridgemont High en 80 et 82. J.W. revient en 83 avec You Bought lu produit par Szymczyk. Il poursuit une carrière solo tranquille, prêtant paresseusement son talent aux fermiers américains en colère (le Farm Aid du 19/9/87) ou à Ringo Starr en 89. Il fait partie de la reformation des Eagles en 94, du disque et de la tournée mondiale Hell Freezes Over, où ses pitreries recyclées agacent.

Joe Walsh
Joe Walsh

Joe Walsh a produit en 74 Souvenirs pour Dan Fogelberg, et participé à des séances pour Jay Ferguson, Rick Deitinger, Bill Wyman, Keith Moon, Manassas, Warren Zevon, E.L.P., Ray Manzarek, Randy Newman (son discret travail sur Little Criminab), et John Entwistle en 81 (Too Late the Hero).

© Extrait de “Le rock de A à Z” par leduc/ogouz

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