Initiales de Radio Corporation of America, cette firme, qui fut la plus importante aux Etats-Unis dans les années 50 avec Decca et Columbia, a joué un rôle certain dans la diffusion du rock en offrant un premier contrat d’envergure à celui qui diffusera cette musique à travers le monde : Elvis Presley.

C’est en 1929, au moment de l’achat de la compagnie Victor Talking Machine, que RCA Records fait son entrée dans la production discographique. Victor, fondée par Emie Berliner et Eldridge R. Johnson, les inventeurs du phonographe, était l’une des firmes les plus importantes du marché américain avant que la dépression économique de 1929 ne pousse ses dirigeants à la vendre. Elle avait obtenu de nombreux succès de ventes tant en jazz, avec notamment The Original Dixieland Jazz Band, qu’avec des artistes de musique country ou populaires tel Al Jolson ou Fats Waller. Grâce à l’achat de cette maison de disques et à celui du label Bluebird, RCA domine dès les années 40 l’industrie de la musique swing. Des artistes aussi divers qu’Artie Shaw, Glenn Miller, Duke Ellington et le Dizzy Gillepsie’s Big Band se trouvent alors diffusés par RCA.

De son côté, Victor possède un catalogue étoffé où se côtoient les noms de Dinah Shore, Eddie Fisher ou Perry Como qui reste, avec Bing Crosby, le chanteur le plus populaire des Etats-Unis dans les années 1940 et 1950. En 1951, RCA signe un contrat avec Little Richard et, en 1955, avec Elvis Presley. Acheté à la maison de disques Sun de Memphis pour la somme record de 35 000 dollars, avec en prime une Cadillac offerte à Presley, le contrat marque un tournant dans la politique menée par RCA et demeure l’un des investissements les plus sûrs de toute l’histoire du rock.

Dès l’année suivante, bénéficiant de la propagation de la télévision dans les foyers américains, les titres « Heartbreak Hotel » et « Hound Dog » deviennent d’immenses succès populaires. RCA s’impose au cours de ces années 50 comme l’une des firmes principales du marché. A la fin de cette décennie, elle est l’une des premières à mettre en circulation des enregistrements en stéréo. Egalement intéressés par la musique populaire et la country, elle domine le marché de la country à Nashville avec Chet Atkins (musicien, arrangeur et directeur local). Ses vedettes sont Duane Eddy, Neil Sedaka, et surtout Harry Belafonte.

Durant les années 60, RCA lancera avec un immense succès le groupe pop les Monkees et se placera aussi dans le courant de la musique hippie de la Côte Ouest en recrutant Jefferson Airplane. D’autres futures stars signeront avec RCA : Hall & Oates aux Etats-Unis, David Bowie en Grande-Bretagne. La compagnie récupérera aussi Diana Ross, en rupture avec Motown. Une de ses principales signatures des années 80 reste le duo Eurythmics. En 1985, alors que la firme est encore leader sur le marché, elle achète les labels Ariola et Arista, avant d’être elle-même rachetée par la General Electric.

Elle est actuellement une sous division de Sony Music Entertainment et publie des artistes comme Christina Aguilera ou Avril Lavigne.

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