Roy Ayers

Il a un CV aussi long que les jambes de Tina Turner. Normal, la bonne fée du funk s’est penchée sur son berceau. Le roi Roy Ayers joue le jeu du Psychovinyle.

Né en 1940 d’un père tromboniste et d’une mère pianiste, le destin de Roy Ayers est scellé alors qu’il n’a que 5 ans. Ce jour-là, le lion du vibraphone, Lionel Hampton, lui offre ses baguettes.

Dans les années 70, il anticipe l’acid jazz et signe la bande son du film culte de Blaxplotation « Coffy ». En 80, c’est au côté du père de l’afro beat, Fela Kuti que son vibraphone fait mouche.

Roy Ayers
Roy Ayers

Aujourd’hui, il partage avec James Brown le titre d’artiste le plus samplé de la planète. Mary J Blidge, 50 Cent, Will Smith ou A tribe Called Quest se sont servis avec gourmandise chez le King Of The Vibes.

Roy Ayers est né il y a 63 ans dans le “Sunshine State”, la Californie, et il a grandi dans les quartiers bourgeois de Los Angeles. Sa mère prof de piano, l’initie au clavier mais il craque à un concert de Lionel Hampton pour le vibraphone, descendant du balafon africain.

Roy Ayers
Roy Ayers

Pour Ayers, tout commence dans une boîte jazz de Los Angeles, le « lighthouse club ». Il y fait la connaissance de Herbie Mann, qui cuisine la Bossa brésilienne et le jazz avec sa flûte traversière.

Impressionné par le jeune vibraphoniste, il lui propose de rejoindre son groupe et de partir à New York. A l’arrivée de Roy à New York en 70, le jazz prend une tournure radicale sous l’influence de Miles Davis.

Inspiré par la musique de Miles Davis, Roy mélange jazz et funk dans une série d’albums. En 73, il écrit la BO d’un film culte de la Blaxploitation, « Coffy« , dans lequel joue Pam Grier, future star de Quentin Tarantino.

Roy Ayers
Roy Ayers

Après une tournée en Afrique en 79, Roy Ayers rencontre à Lagos, la capitale du Nigeria, le roi de l’afrobeat Fela Kuti.

Roy Ayers: Je suis arrivé et on a tout de suite accroché. J’ai passé sept semaines avec lui, à tourner au Nigeria. C’était très enrichissant. Ça a approfondi la connaissance de mes racines africaines. Les traditions tribales m’ont beaucoup apporté. J’ai dit à Fela que je voulais aller dans la brousse. Il m’a répondu qu’il fallait aller y vivre. C’était une expérience énorme. C’était un type passionnant, très politique et très spirituel. Il adorait l’Afrique et son peuple, il était si créatif en tant qu’artiste, danseur, chanteur, compositeur et musicien.

Roy Ayers
Roy Ayers

Dans les années quatre-vingt-dix, Ayers est découvert par les rappers. De Puff Daddy à Notorious B.I.G. en passant par Guru de GangStarr, tout le monde l’échantillonne. Le Jackpot, c’est pour Mary J Blige, qui en samplant « Everybody loves The Sunshine » signe un tube planétaire vendu à plus de trois millions d’exemplaires.

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